Sermon du vendredi 27 octobre 2017, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Allah conseille aux croyants [de faire en sorte] que leur objectif soit de se surpasser les uns les autres constamment dans le domaine de la vertu. D’ailleurs, Allah l’Exalté a décrit ceux qui accomplissent de bonnes œuvres comme étant les meilleurs [parmi Ses créatures] dans le verset suivant :

إِنَّ الَّذِينَ آَمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ أُولَئِكَ هُمْ خَيْرُ الْبَرِيَّةِ

« En vérité, ceux qui croient et font de bonnes œuvres – ceux-là sont les meilleures des créatures. »

Le Messie Promis (a.s.) a expliqué brièvement le sujet en commentant sur ce verset. « L’homme, commente-t-il, doit accomplir ses obligations et progresser dans l’accomplissement des bonnes œuvres. »

Ainsi, accomplir plus de bonnes œuvres fait d’un musulman un véritable croyant. Nous devons nous évertuer en ce sens. A la lumière du Coran et des hadiths, le Messie Promis (a.s.) a expliqué, de manière très détaillée, ce sujet, afin de nous guider. Il présente à titre d’exemple ce qu’est que la vertu, comment mériter les récompenses véritables, pourquoi il est important de croire en Dieu afin de pouvoir accomplir de bonnes œuvres, quelle doit être la norme de la foi, comment rehausser son niveau, par quels moyens on doit accomplir des actes méritoires, quels en sont les différents aspects et leur nombre, et comment Allah récompense celui qui en accomplit.

Le Messie Promis (a.s.) explique aussi que l’usage équilibré des choses licites tombe dans la catégorie des bonnes œuvres. Si l’on outrepasse les limites dans l’usage de ce qui est permis, les récompenses s’en trouveront diminuées.

Il explique par ailleurs que le croyant doit élargir le cercle de ses bonnes œuvres. En somme, le Messie Promis (a.s.) développe, en détail et sous différents angles, la sagesse des actes méritoires, leur réalité ainsi que leur essence.

Pour le sermon d’aujourd’hui, je présenterai certains dires du Messie Promis (a.s.) à ce sujet. Le Messie Promis (a.s.) décrit les bonnes œuvres ainsi que le plaisir qui découle d’une œuvre apparemment insignifiante.

Il dit : « L’accomplissement des bonnes œuvres est une marche pour monter vers l’islam et Dieu. »

Si l’on souhaite connaître la réalité de l’islam et mériter le plaisir d’Allah ainsi que Sa proximité, il faudra [monter] sur la marche des bonnes œuvres.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Or, quelle est l’essence des bonnes œuvres ? Satan se tient toujours à l’affût sur la voie qu’emprunte l’homme afin de l’écarter du droit chemin. À titre d’exemple, si dans la soirée (chez une personne nantie) on a préparé plus de pain [que nécessaire à la consommation], il en restera le jour d’après. Le lendemain on présente devant [le chef de la maison] un repas fraîchement préparer : il n’en n’a pas consommé une bouchée qu’un mendiant vient frapper à sa porte, quémandant du pain. L’autre demande qu’on lui donne du pain rassis de la veille (tandis qu’il a devant lui un repas fraîchement préparé). Est-ce là une bonne œuvre de sa part ? Personne n’aillait toucher au pain rassis de toute manière. Le nanti n’aillait point en consommer.

Allah déclare [dans le Saint Coran] :

وَيُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلَى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَيَتِيمًا وَأَسِيرًا

Sachez que le terme طعام  (Ta’am) signifie un repas préféré. Un repas rassis ne tombe pas dans cette catégorie. »

En langue arabe, le repas de la veille que l’on ne veut pas manger soi-même ne tombe pas dans la catégorie de “Ta’am”.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ainsi, offrir à un mendiant frappant à sa porte un repas préparé fraîchement placé devant soi et intouché, est un acte méritoire. »

Offrir au mendiant le reste de la veille pour manger le repas d’aujourd’hui n’est pas un acte de vertu.

Quand on est à ce point vigilant, l’on pourra accomplir de véritables actes méritoires. Ainsi, l’on doit tenter d’en accomplir. Comment le faire ? Sans une foi complète en Dieu on ne pourra pas en accomplir. En expliquant ce sujet, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Pour accomplir des œuvres véritablement bonnes, il est essentiel de croire en Dieu. Les autorités [d’ici-bas] ignorent les actions commises derrière les portes closes. »

C’est-à-dire quand on croira en Dieu, étant convaincu qu’Il voit tout. Les dirigeants et les autorités de ce monde ne savent pas ce qu’il y a dans les cœurs des gens : or, Allah l’Exalté en est au courant. L’on doit aussi croire que Dieu sait tout et qu’Il connaît l’invisible.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Si verbalement l’on se proclame vertueux tandis qu’on nourrit en réalité [de sinistres desseins] en son for intérieur, on ne craindra pas d’être attrapé pour autant : l’homme n’a aucune raison d’avoir peur qu’une autorité terrestre soit à même de le surveiller constamment matin et soir, en privé et en public, dans un lieu désert ou habité, à la maison et à l’extérieur. »

Parfois l’on commet une action dans le secret ici ou là sans la crainte d’être surveillé. On est à même d’en commettre en raison de l’absence de cette peur. Seul Allah l’Exalté est en train de voir chacune de ses actions : si l’on souhaite accomplir des actes de vertu véritables, il est donc essentiel de croire en Allah l’Exalté.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Il est essentiel de croire en un Être qui surveille constamment ses œuvres et qui est témoin des secrets de son cœur afin de rectifier son état moral. »

Hormis Allah le Très-Haut, personne n’est à même d’effectuer pareille surveillance. L’homme sera à même d’accomplir sincèrement des œuvres méritoires lorsqu’il aura pareille foi en Allah l’Exalté et lorsqu’il se souviendra de Lui constamment.

Le Messie Promis (a.s.) développe le sujet de la vertu véritable : « La Taqwa signifie éviter les voies subtiles du mal. L’on ne devient pas vertueux uniquement en annonçant que l’on est pieux ou parce qu’on n’a pas volé à autrui, usurpé ses droits ou nuit à sa personne ; ou parce qu’on n’est pas coupable de regards lascifs ou parce qu’on n’a pas commis l’adultère [ou la fornication]. Pareille vertu est risible aux yeux d’un croyant pétri de connaissance divine car s’il commet ces péchés ou s’il vole à autrui il sera certainement puni. Ce n’est donc pas une vertu admirable aux yeux des croyants sincères. La vertu véritable est de se mettre au service de l’humanité et de montrer une sincérité absolue dans la voie de Dieu et d’être prêt à se sacrifier dans sa voie.

[Le Saint Coran] annonce à cet effet :

إِنَّ اللَّهَ مَعَ الَّذِينَ اتَّقَوْا وَالَّذِينَ هُمْ مُحْسِنُونَ

C’est-à-dire Allah est avec ceux qui évitent le mal et ceux qui accomplissent des bonnes œuvres.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « N’oubliez pas qu’éviter le mal n’est pas une vertu tant que l’on n’accomplit pas de bonnes œuvres. Nombreux sont ceux qui n’ont pas commis l’adultère ou le meurtre, le vol ou le brigandage. Or, ils n’ont pas, pour autant, fait montre de sincérité dans la voie de Dieu ; ou ces gens n’ont pas servi l’humanité et n’ont pas accompli de bonnes œuvres. » 

Afin de mériter le plaisir d’Allah, ils n’ont pas accompli quelque œuvre dans Sa voie dans le respect de Ses commandements ; ils n’ont guère consenti à des sacrifices en dépit du fait qu’ils ont évité nombre de maux. Ils ne se sont pas acquittés de leur devoir envers Allah et leurs semblables. Certes ils n’ont pas commis des péchés ; mais s’ils n’ont pas accompli leur devoir envers Allah et Ses créatures, ils n’ont pas accompli de bonnes œuvres.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ignare sera celui qui se place parmi les vertueux en présentant ces œuvres, car il s’agit en fait de vilenies [qu’il faudra fuir]. L’on ne méritera pas sa place parmi les Amis d’Allah rien qu’en évitant ces maux. »

Le Messie Promis (a.s.) explique : « L’on ne peut s’enorgueillir d’avoir évité l’adultère, le meurtre, le vol. Éviter les péchés n’est ni preuve d’excellence ni source de fierté. Celui qui évite le vol sait que s’il en commet on lui tranchera la main ou qu’il sera emprisonné selon la loi contemporaine. Il ne commet pas ces actions car il craint la punition : il ne s’agit pas d’une excellence de sa part.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’islam, auprès d’Allah l’Exalté, ne signifie se contenter d’éviter les mauvaises actions. Tant qu’on ne les abandonne pas pour accomplir de bonnes œuvres l’on ne sera pas spirituellement vivant. L’islam préconise que l’on progresse dans sa spiritualité. »

L’on ne pourra pas le faire si l’on se contente d’abandonner les maux : il est important d’accomplir de bonnes œuvres afin de pouvoir préserver sa vie spirituelle, sinon l’on connaîtra la mort spirituelle.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Les bonnes œuvres ressemblent à de la nourriture. Personne ne pourra vivre sans aliments ; de même, tant que l’on n’accomplira pas des œuvres pieuses l’on ne pourra rien accomplir [du tout]. »

C’est ainsi que l’on pourra croître dans sa foi. Quelle doit être la norme de la foi que l’on a en Allah l’Exalté ? Le croyant pourra l’atteindre quand ses conditions interne et externe seront conformes. La foi ne doit pas être que l’expression d’une condition externe. L’on est convaincu qu’un poison mortel causera la mort ou que le serpent tapi dans son terrier mordra quand on y introduira la main. De même l’on doit être certain que Dieu voit, à tout instant, les méfaits que l’on commet et que l’on en méritera le châtiment. Allah l’Exalté affirme aussi qu’Il récompensera les bonnes œuvres. Chaque action de l’homme doit être l’expression de l’existence divine : nous devons être conscients à tout instant que Dieu est en train de nous regarder.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Vertueux est celui dont le for intérieur et l’aspect externe sont en conformité : celui-là ressemble à un ange marchant sur Terre. Les athées ne vivent pas sous l’autorité d’un gouvernement qui leur permet d’acquérir de nobles vertus. »

Un athée peut certes posséder des bonnes qualités, mais il ne pourra atteindre la norme requise : tôt ou tard il commettra une faute. Il peut éviter certains méfaits et posséder certaines excellences fondamentales : néanmoins, il fera preuve de faiblesse dans l’accomplissement de bonnes œuvres.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Tous les résultats dépendent de la foi : personne ne placera le doigt dans un trou abritant un serpent. Nous savons qu’une once de strychnine est fatale : cette foi nous empêchera d’en consommer, évitant ainsi la mort. »

Le Messie Promis (a.s.) explique la nécessité de renforcer la foi en ces termes : « Sachez que la racine de toute pureté et vertu est la foi en Allah. Autant la foi en Dieu sera faible autant les bonnes œuvres le seront et l’on sera paresseux à leur égard. Or, celui qui possède une foi ferme et qui est convaincu de l’existence de l’Être de Dieu et de tous Ses attributs parfaits, apportera en sa personne des changements extraordinaires. »

Le croyant doit être convaincu qu’Allah le Très-Haut est Tout-puissant, qu’Il connaît l’invisible et qu’Il le voit partout.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « C’est ainsi qu’il s’opère, dans les œuvres de l’homme, un changement extraordinaire. Il commence à accomplir automatiquement de bonnes actions : au lieu de pratiquer le vice, il s’adonne davantage à la vertu. Celui qui croit en Dieu le Très-Haut ne peut s’adonner aux péchés, car cette foi supprime ses penchants charnels et les membres grâce auxquels il commet ces transgressions. Celui dont on enlève les yeux ne pourra être coupable de regards lubriques. Celui dont on tranche les mains sera incapable de commettre des péchés avec ces membres. De même, lorsque le croyant atteint le stade de l’âme apaisée (An-Nafs Al-Mutma’innah), celle-ci le rend aveugle et ses yeux sont incapables de commettre des péchés : il regarde sans voir. »

Ainsi, il ne jette pas des regards lascifs ou malveillants sur quoi que ce soit.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Il en est ainsi parce que la vision de ses yeux a été supprimée. » C’est-à-dire qu’il n’est pas à même de regarder quelque chose avec avidité ou des intentions malveillantes.

« Il possède certes des oreilles, mais il est sourd : il lui est impossible d’entendre des propos [incitant] au péché. De même, tous ses penchants favorisant la lascivité et la lubricité ainsi que ses aptitudes internes sont supprimés. La mort frappe tout pouvoir de commettre les péchés : il ressemble à un cadavre ; il suit uniquement le plaisir divin et chacun de ses pas s’y accorde. Cette condition naîtra quand on aura en Dieu une foi parfaite : il recevra, en retour, la sérénité parfaite. Ceci est l’objectif réel de l’homme. »

C’est le but que nous devons avoir en tête : à chaque pas nous devons débarrasser nos esprits, nos yeux, nos oreilles de toute impureté.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « C’est ce dont notre Jama’at a besoin : pour mériter cette sérénité parfaite, la foi parfaite est nécessaire. Ainsi, la première obligation de ma Jama’at est qu’elle doit nourrir en Allah une foi sincère. »

Le Messie Promis (a.s.) nous a donnés comme l’objectif l’acquisition de la vraie foi afin que nous puissions accomplir de bonnes œuvres : c’est là que nous entrerons dans le groupe de ceux qui se surpassent les uns les autres dans le domaine de la vertu et des meilleures créatures de Dieu.

S’étendant sur le sujet de la vertu, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Deux actions sont nécessaires de la part de l’homme : éviter les péchés et accomplir, au plus vite, de bonnes œuvres. Celles-ci comportent deux aspects : l’abandon du mal et l’accroissement du bien. Or, l’on n’atteint pas la perfection rien qu’en abandonnant le mal. La foi sera faible tant que l’on n’y ajoutera pas le bien ; c’est-à-dire, qu’il faudra aussi accorder à autrui des bienfaits. L’on comprendra jusqu’à quel point l’on a accompli des changements. L’on atteindra ce stade lorsqu’on croira dans les attributs divins et l’on en possédera connaissance. Sans respecter ces conditions, l’homme ne pourra pas éviter les maux. »

Afin de connaître les attributs divins l’on doit constamment lire le Saint Coran et étudier ses injonctions. Le Messie Promis (a.s.) dit : « Accorder à autrui des avantages est en soi une grande action : les gens ont, un tant soit peu, peur de l’autorité des rois et de leur punition. Nombreux sont-ils à ne pas enfreindre les lois du pays ; mais pourquoi, violent-ils effrontément les règles du plus Grand des juges ? La seule raison est qu’ils ne croient pas en Lui. Voilà la raison pour laquelle les gens commettent des péchés et n’accomplissent pas de bonnes œuvres. »

Comme je l’ai mentionné auparavant, les faiblesses prennent naissance quand on est faible dans sa foi. Certes, nous acceptons, du point de vue de la doctrine, qu’Allah est Omniscient, qu’Il connaît l’invisible : mais dans la pratique nous nions cette croyance, d’où la raison des nombreux péchés commis et des bonnes œuvres négligées. Le manque de foi en est la cause.

Le Messie Promis (a.s.) nous explique comment une foi parfaite en Allah l’Exalté permet d’éviter les péchés. « L’on est à l’abri des péchés quand on porte foi en Dieu : ceci est la première étape. La deuxième consiste à marcher sur la voie empruntée par les élus d’Allah, (notamment les prophètes et les saints). Il existe une seule voie à suivre pour profiter des faveurs divines : il s’agit de connaître la manière dont Dieu le Très Haut les a traités. L’on parcourt la première étape, consistant à éviter les péchés, grâce aux attributs de gloire d’Allah : ces derniers [démontrent] qu’Il est l’ennemi des méchants. (Il supprime les ennemis de ses élus.) L’on arrive à la deuxième étape par la manifestation des attributs de beauté d’Allah. Sans l’entremise du pouvoir divin que l’islam qualifie d’Esprit Saint l’on ne pourra rien acquérir. Il s’agit d’une force qui vient de la part d’Allah. Sa descente octroie au cœur la béatitude et l’on éprouve de l’amour pour le bien. »

Quand on est témoin de la beauté d’Allah l’Exalté, l’on est attiré par la vertu et point par le mal. Le cœur baigne de sérénité. Le Messie Promis (a.s.) nous conseille aussi de regarder les exemples des bonnes œuvres accomplies par les pieux, notamment les prophètes.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « L’on tire plaisir et délice des bonnes œuvres que d’autres peinent à accomplir et qui sont, à leurs yeux, de lourds fardeaux : l’Élu de Dieu quant à lui les accomplit avec enthousiasme. À l’instar d’un enfant qui consomme avec plaisir un mets délicieux, lorsqu’on établit avec Allah une relation, et qu’on reçoit Son Saint-Esprit, les bonnes œuvres ressemblent à un nectar délicieux et aromatique. L’intéressé commence à voir la beauté résidant au sein des bonnes œuvres et il court dans leur direction spontanément. Son âme est apeurée par la simple pensée du mal. » Il ajoute : « Les mots me manquent pour peindre fidèlement cette réalité. C’est un étrange ressenti, un plaisir interne, qu’il est très difficile de décrire par des mots. »

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Il s’agit de ressentis internes, que notre cœur est le seul capable de comprendre ; et on ne peut réellement s’en rendre compte qu’en les ressentant soi-même. Dès lors, l’élu commence à recevoir des récompenses toutes fraîches. Une personne ne doit pas se contenter par le simple fait de ressentir de la contrition de temps à autre, et ne doit pas considérer cela comme l’apogée de son progrès. »

Le fait de parfois pleurer pendant la Salat, de ressentir de la détresse, de voir son cœur s’attendrir, ne signifie rien. Il ne faut pas considérer cela comme l’apogée de notre progrès. Le Messie Promis (a.s.) continue : « Cet état de contrition est éphémère. » Illustrant cet état de contrition par un exemple, le Messie Promis (as) déclare : « Lorsqu’une personne lit un roman, et qu’elle arrive au passage le plus triste de celui-ci, il arrive qu’elle pleure. » Il y a en effet de nombreuses personnes qui pleurent lorsqu’elles lisent des romans. Il y a des histoires et anecdotes émouvantes dans ces romans. Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Le lecteur sait pertinemment bien qu’il s’agit d’une histoire fausse, inventée, mais malgré cela il pleure. » Donc si le simple fait de pleurer et de ressentir de la contrition était source du réel plaisir alors à aucun endroit on ne ressentirait plus de plaisir spirituel qu’en Europe. Car ici les gens deviennent facilement émotifs et pleurent. Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Des milliers de romans sont publiés et des centaines de milliers, voire des millions de personnes pleurent en les lisant. » Les gens pleurent en lisant des histoires, en regardant des séries ; parfois le simple fait de raconter des anecdotes les émeut. Cela n’est donc pas un critère de progrès spirituel.

On ne peut progresser spirituellement qu’en se protégeant des péchés, et en faisant des bonnes actions uniquement pour la satisfaction d’Allah.

Le Messie Promis (a.s.) a détaillé la partie au sujet des bonnes actions. Il a d’abord parlé de deux aspects : le fait d’abandonner le mal et le fait d’accomplir des actions pieuses. Il a ensuite expliqué quelles en sont les deux composantes. Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Les actions pieuses comprennent deux composantes : la première est obligatoire et l’autre facultative. » Les actions pieuses ont deux composantes, il y a les actions obligatoires et les actions facultatives. Les actions premières ont été rendues obligatoires, comme le fait de rembourser ses dettes. Il ajoute : « Le fait de rembourser ses dettes est une action obligatoire, tout comme celle de répondre aux bonnes actions par des bonnes actions. En plus de ces actions pieuses obligatoires, chaque action pieuse comprend une composante facultative, qui est, de surcroît, meilleure : par exemple le fait rendre service à une personne qui a fait de même pour nous, mais de le faire d’une meilleure façon : cela est une action pieuse facultative. » Si une personne nous a rendu service, et que nous le lui avons également rendu en retour mais d’une façon bien meilleure alors cela est une action facultative. C’est une composante qui perfectionne et parachève les actions obligatoires. »

Cela complète les actions obligatoires, leur permettant d’atteindre la perfection. Après avoir mentionné un Hadith, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Pour les amis d’Allah, la perfection dans les devoirs religieux est atteinte à travers les composantes volontaires. » En explicitant le Hadith qu’il a mentionné, le Messie Promis (a.s.) dit que les amis d’Allah atteignent la perfection dans leurs devoirs religieux à travers les composantes surérogatoires. Par exemple si en sus de la Zakat des gens font aussi de l’aumône, Allah devient leur Ami. Allah déclare que leur amitié devient si forte qu’Il devient leurs mains, leurs pieds, etc., comme il en a fait mention dans le Hadith, qu’Il devient leurs mains, leurs pieds, et même leur langue avec laquelle ils parlent.

Lorsque la foi d’une personne augmente, et qu’elle croit davantage en l’existence d’Allah le Très-Haut, et qu’elle fait des bonnes actions pour Le satisfaire, Il lui accorde davantage l’opportunité de faire de bonnes œuvres, et l’en récompense.

À ce sujet le Messie Promis (a.s.) déclare : « Pour l’islam, Dieu l’Exalté a établi une loi stipulant que d’une bonne action en naît une autre. Je me souviens avoir lu dans Tadhkirat-ul-Awliya l’anecdote d’un vieil adorateur du feu âgé de 90 ans. Un jour, par coïncidence, la pluie commença à tomber, et tomba pendant plusieurs jours. Cet homme montait donc sur la terrasse et donnait des graines aux oiseaux. »

La pluie est tombée pendant quelques jours, il montait sur la terrasse et jetait des graines aux oiseaux.

« Un homme âgé qui était dans les alentours (un voisin musulman âgé) lui demanda : « O vieil homme, que fais-tu ? Il répondit : « Il pleut sans cesse depuis 6-7 jours, je donne donc des graines aux oiseaux. » L’homme âgé lui répondit : « C’est futile de ta part. Tu es mécréant, quelle récompense en obtiendras-tu ? » Le vieil homme répondit : « J’en serai certainement récompensé. » Il croyait en Dieu : il était de nature pieuse et sa réponse était le cri de son cœur.

Le musulman âgé raconte que lorsqu’il partit faire le pèlerinage, il vit de loin que le même vieil homme était en train de faire le tour de la Ka’bah. Ce même adorateur du feu, qui donnait des graines aux oiseaux, était en train de marcher autour de la Ka’bah lors du pèlerinage.

« Lorsque je le vis j’en fus grandement surpris, et lorsque j’approchai, il fut le premier à parler et dit : « Alors ? Le fait que j’aie donné des graines aux oiseaux était-il futile ? N’en ai-je pas été récompensé ? Le fait que je sois en train de faire le Hajj en musulman est la récompense que j’ai obtenue de la part d’Allah le Très-Haut pour avoir offert des graines aux oiseaux. »

C’est ainsi qu’Allah l’Exalté récompense les gens.

Ensuite le Messie Promis (as) déclare : « On voit ici qu’Allah l’Exalté n’a pas laissé vaine l’action pieuse d’un mécréant ; laissera-t-Il donc partir à la perdition l’action pieuse d’un musulman ? Je me souviens de l’anecdote d’un compagnon qui dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « À l’époque où j’étais mécréant, je faisais beaucoup de charité ; j’essayais de faire de bonnes actions. En serai-je récompensé ? Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) répondit : « C’est grâce à ces aumônes que tu as accepté l’islam. Tu es devenu musulman en récompense de ces œuvres charitables. »

Même dans ce qui est licite il faut faire preuve de modération : c’est également une marque de piété. Le Messie Promis (a.s.) déclare à ce propos : « La racine du bien se trouve aussi dans le fait de faire preuve de modération vis-à-vis des plaisirs et des biens de ce monde. Par exemple Allah l’Exalté n’a pas interdit le fait de manger et de boire, mais si une personne mange nuit et jour, il s’accorde plus d’importance que la foi. Or, les biens de ce monde sont faits pour que la monture de l’âme qui parcourt les sentiers d’ici-bas ne s’affaiblisse pas. »

Allah l’Exalté a mis du plaisir dans le fait de manger et de boire, afin que nous ayons de la force et que nous puissions remplir les devoirs que nous avons vis-à-vis de Lui. C’est ce que nous devons avoir à l’esprit en mangeant. Il faut garder une bonne santé.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « On peut illustrer cela par l’exemple du cavalier qui, lors d’un long trajet, après avoir parcouru une vingtaine de kilomètres, ressent la fatigue de son cheval et s’arrête pour le laisser se reposer, et il lui donne du foin à manger afin d’enlever sa fatigue. Il en est de même pour les plaisirs de ce monde dont profitent les prophètes. »

Les prophètes mangent également les choses de ce monde ; cela leur procure également du plaisir et les réconforte. Le mariage, les enfants, le fait de manger et de boire, les prophètes aussi en profitent. Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ils profitent également des plaisirs de ce monde, car ils ont la lourde tâche de la réforme du monde. Si Allah ne les aidait pas avec Sa grâce, cela les anéantirait. » 

Tout comme un cavalier donne à manger et à boire à son cheval pour le maintenir en forme, les prophètes s’ils mangent et boivent, ou s’ils utilisent des choses de qualité, ne le font que pour se concentrer davantage sur la réforme de ce monde. 

Soulevant une objection une personne fit part au premier Calife que le Messie Promis (as) mangeait aussi du pilaf. Le critiqueur objecta : « J’ai entendu dire que le Messie Promis mangeait aussi du pilaf. » Le Premier Califera répondit : « Je n’ai lu nulle part, ni dans le Coran ni dans les Hadiths, que les prophètes n’avaient pas le droit de bien manger. Même s’il en mange qu’est-ce que cela peut faire ? » Certaines personnes font également ce genre de critique. Les gens pensent que le fait de manger des plats sans goût est un acte de grande piété : mais c’est faux. Nous devons suivre l’exemplarité établie par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait dit à l’un de ses compagnons : « Je mange aussi de bons plats, je porte aussi de beaux vêtements, je me suis marié, j’ai aussi des enfants, je dors, je fais mes actes d’adoration. Vous devez suivre mon exemple. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Les prophètes ne se vouaient pas corps et âme à ces choses matérielles. S’y vouer est un poison. Un débauché est esclave de ses désirs : il fait et mange ce qu’il veut. Si une personne pieuse agit de la sorte, les voies menant à Dieu ne lui seront pas divulguées. »

D’un point de vue mondain, le débauché mange, boit, et fait toutes les choses mondaines : mais le vertueux ne le fait pas : s’il agit de la sorte les voies divines ne lui seront pas dévoilées.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Celui qui lève un pas vers Dieu, Celui-ci se rapproche de lui. Dieu l’Exalté déclare : « Soyez justes ! Cela est plus près de la piété. » C’est-à-dire la modération dans la consommation des mets et des boissons, est synonyme de Taqwa. Le fait de se préserver du péché ne se résume pas seulement à se préserver de la fornication, et du vol. Cela implique également de faire preuve de modération dans l’usage de ce qui est licite. »

En effet, faire preuve de modération dans l’usage de ce qui est licite est une marque de Taqwa et c’est en soit un acte de piété.

En mentionnant comment la piété doit se manifester envers ceux qui nous gouvernent et envers nos relations et les personnes qui sont très proches, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Notre enseignement est d’agir avec piété envers tout le monde. Il faut vouer une obéissance sincère envers ceux qui nous gouvernent, car ils sont les garants de notre protection. »

Il faut que nous fassions preuve d’une obéissance envers le gouvernement s’il respecte les devoirs qu’il a envers ses citoyens.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Grâce à eux, notre vie et nos biens sont protégés. Nous devons agir avec piété envers les membres de notre fratrie, car nous devons respecter leurs droits. Mais il ne faut pas que l’on prie derrière ceux qui ne sont pas pieux, qui s’adonnent aux innovations et au Shirk, et qui s’opposent à nous. »

Il faut bien traiter autrui, mais cela ne veut pas dire qu’il faut prier derrière ceux qui s’opposent à nous et qui émettent des fatwas contre nous et qui s’adonnent à des innovations ; cela, il ne faut pas le faire.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Il faut quand même être bons envers eux. » Il faut que nous soyons bons envers eux, peu importe à quel point ils sont avancés dans leur opposition. Le Messie Promis (a.s.) continue : « J’ai un principe qui est d’être bon envers tout le monde ; si une personne ne peut pas être bonne envers les autres, quelle récompense aura-t-elle au Jour du Jugement ? C’est pour cette raison qu’il faut être bienveillant envers tout le monde, bien qu’il faille se protéger en ce qui concerne la religion. À l’image du médecin qui soigne tout le monde quelle que soit l’appartenance religieuse, hindoue, chrétienne ou de toute autre religion, nous devons avoir à l’esprit ces principes de base lorsque nous faisons preuve de piété. Il continue : « Si quelqu’un déclare qu’à l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) des mécréants ont été assassinés, c’est parce qu’ils étaient des criminels, en raison de la persécution et du meurtre des musulmans. »

Ces gens avaient dépassé les limites dans leur méchanceté et tuaient les musulmans sans aucune raison ; et c’est pourquoi ils mériteraient d’être châtiés. Ils ont tué des musulmans et les ont persécutés ; et ils ont été punis parce qu’ils étaient coupables. Ils n’avaient pas été tués tout simplement parce qu’ils étaient des mécréants.

« Si l’on rejette [la vérité] sans être méchant, l’on ne méritera pas de punition ici-bas. »

Le Messie Promis (a.s.) nous enjoint d’élargir notre cercle des bonnes œuvres. Il déclare : « Selon moi le cercle de la sympathie d’une personne doit être assez vaste. On ne doit pas limiter sa sympathie à certaines personnes ou à certains peuples. Je ne dis pas comme les gens ignorants de nos jours de limiter sa sympathie aux seuls musulmans. Je vous enjoins de faire montre de sympathie envers toutes les créatures de Dieu qu’il s’agisse d’un hindou ou d’un musulman. Je n’apprécie guère les gens qui veulent limiter la sympathie à leur peuple seul. Certains vont même jusqu’à dire que si nous trempons notre main dans un bol de miel pour ensuite la placer dans un tas de graines de sésame, la quantité de graines collée à la main représente l’étendue de la tromperie que l’on pourra faire subir aux non-musulmans. Ces coutumes sont un très grand péché et ne sont en aucun cas autorisés. »

Ce sont là des concepts de [certains] non-ahmadis. Ils disent qu’il faut placer la main dans du miel ou un autre liquide sucré, et ensuite la placer dans des graines de sésame. L’on pourra ensuite tromper autrui dépendant de la quantité de graines agglutinées à sa main. Pareilles pratiques sont de grands péchés et sont interdits.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ces concepts ont causé grands torts, transformant [ceux qui les mettent en pratique] presque en sauvages. » 

Tel est l’état des musulmans d’aujourd’hui.

« Mais moi je vous conseille de ne pas limiter le cercle de votre sympathie et de suivre les enseignements de Dieu en référence à la sympathie.

إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْإِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَى

C’est-à-dire, que tout abord pour l’accomplissement d’une bonne œuvre on ne doit pas oublier d’être juste. Si quelqu’un fait montre de bienveillance à votre égard, alors faites-en de même. Ensuite il y a le seuil de l’Ihsan, c’est-à-dire de faire montre d’encore plus de bienveillance. C’est vrai que le seuil d’Ihsan est plus élevé comparé à celui de l’Adl, mais il est possible qu’à un moment ou un autre quelqu’un fasse étalage des faveurs qu’il a accordées. C’est pourquoi il y a un autre seuil où l’homme fait montre de bienveillance par pur amour personnel sans aucun mélange d’arrogance tout comme la mère nourrit son enfant. Elle n’attend aucune récompense en retour des soins qu’elle lui a offerts, mais elle consent à des sacrifices pour son enfant par pur amour. À un tel point que si un roi venait à ordonner une mère de ne pas allaiter son enfant et qu’en conséquence cet enfant perdra sa vie tandis que la mère ne sera pas châtiée, croyez-vous qu’une mère serait contente d’entendre pareil ordre et qu’elle y obéirait ? Certainement pas ! Au contraire elle maudirait dans son cœur pareil souverain pour avoir donné un tel ordre. Il faut donc faire montre d’une bienveillance qui atteint ce stade et cet amour naturel ; car lorsqu’une chose arrive à son apogée, c’est là qu’elle atteint sa perfection. »

Il faut donc faire de bonnes œuvres de telle sorte qu’à chaque moment nous voulions les accomplir.

Il déclare : « Faire montre de bienfaisance de manière naturelle est qualifié de Itaa’i Dhil Qurba. Par l’entremise de cet ordre, Dieu souhaite que vous atteigniez les sommités de la vertu. Poussez vos œuvres pieuses au stade de l’amour naturel : tant que l’on ne progresse pas pour atteindre ce seuil où tout s’accomplit naturellement, l’on ne pourra toucher la perfection. »

Il déclare : « Sachez que Dieu aime les bonnes œuvres et Il veut que l’on fasse montre de bienfaisance envers Ses créatures. S’il aimait le mal, il aurait enjoint le mal. Mais l’être de Dieu est pur : Il est bien au de-là de pareils actes. »

Qu’Allah nous donne la possibilité de faire des bonnes œuvres afin d’acquérir le plaisir de Dieu et qu’Allah fasse que nous puissions tous atteindre notre objectif en rivalisant dans les bonnes œuvres.

Après la prière je vais diriger quelques prières funéraires. La première est celle Hamid Maqsood Atif Sahib, missionnaire de la communauté et fils du professeur Masood Ahmad Atif Sahib : il est décédé à l’âge de 48 ans le 22 octobre d’une insuffisance rénale à Tahir Heart Institute, Rabwah. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun.

Il était le petit-fils maternel de Hazrat Abdur Raheem Dard Sahib, compagnon du Messie Promis (as). Son père était le professeur Masood Ahmad Atif et il a enseigné la physique dans le Talim Al-Islam College de 1955 à 1986. Il était le fils de Maqsood Atif Sahib. Il a fait ses études primaires à Rabwah et a ensuite dédié sa vie et il a intégré la Jamia. En 1991, il a obtenu son diplôme de Shahid. Il désirait s'enrôler dans l’armée mais il a délaissé le collège et est entré à la Jamia après avoir fait un rêve ; et c’est ainsi qu’il a complété son diplôme de la Jamia. Par la volonté de Dieu, il a laissé derrière lui sa femme ainsi que deux filles et un fils. Ces trois enfants sont en phase d’éducation et le plus jeune d’entre eux est en train de mémoriser le Saint Coran dans la Madrasat-ul-Hifz.

Après avoir obtenu son diplôme de Shahid en 1991, Hamid Maqsood Atif Sahib a été affecté dans différentes villes du Pakistan. Il est ensuite parti à l’université Naml situé à Islamabad afin d’apprendre le français et en mai 1997 il a été envoyé en Côte d’Ivoire en tant que missionnaire. Il a servi en tant que missionnaire là-bas jusqu’en 2002. Il a ensuite été affecté au Burkina Faso en 2016. Récemment, il est revenu au Pakistan à cause d’une maladie liée aux reins. Sa femme rapporte : « Lorsque je suis arrivé en Côte d’Ivoire, il m’a avec beaucoup d’effort appris la langue afin que je puisse me débrouiller pour mes tâches routinières et surtout pour l’éducation des [membres de la] Lajna. »

De nombreuses personnes ont écrit que c’était une personne qui avait toujours le sourire au visage, très conviviale et très intelligente. Il était toujours de bonne humeur et respectait les aînés ainsi que ses amis. Il était doté des qualités d’obéissance et de générosité. Qu’Allah exalte son statut et accorde patience et persévérance à ses enfants. Et qu’ils puissent perpétuer ses bonnes œuvres.

La deuxième prière funéraire est celle Ali Saidi Musa Sahib, ex-amir de la Jama’at de Tanzanie. Il est décédé le 30 Septembre à l’âge de 67 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Il est né 1950, à Chitandi en Tanzanie. Il a été admis à l’université de Dar-es-Salam où il a obtenu son diplôme d’économie et d’agriculture en 1980. Il a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement. Le quatrième Calife (rh) lui avait demandé de traduire le Saint Coran en Yao. Mais à cause de ses engagements au niveau gouvernemental il a pris du retard dans ce travail. En observant cela le quatrième Calife a déclaré qu’à cette vitesse cela prendra au moins 30 ans pour finir ce travail et a fait montre de son inquiétude à cet égard. En entendant cela, Ali Saidi Sahib est devenu très ému et a promis de finir au plus vite cette traduction du Saint Coran. Par conséquent, il a délaissé chacune de ses préoccupations et s’est concentré sur la traduction du Saint Coran et l’a fini en cinq ans.

Il a été choisi en tant qu’Amir de la Tanzanie en 2006. Les Jama’ats du Burundi, du Mozambique et du Malawi étaient aussi sous sa responsabilité. Sous sa présidence il y aussi eu là-bas l’établissement d’une école secondaire ; et la Jama’at a pu acheter un vaste terrain. C’était quelqu’un de très honnête et loyal. Il avait une relation sincère avec le Califat. Il a laissé derrière lui sa femme, trois filles et trois garçons. Qu’Allah leur accorde à tous la possibilité de continuer ses bonnes œuvres et qu’Allah lui accorde un haut rang au paradis.

La troisième prière funéraire est celle de Nusrat Begum Sadiqah Sahiba de Gurmaula Warka, résidente de Rabwah. Elle est décédée au milieu de la nuit du 16 et 17 octobre à Tahir Heart Insititute. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Elle était la mère d’ [Abdul] Momin Tahir Sahib, le responsable du Bureau Arabophone. Sa plus grande qualité était son amour pour l’unicité de Dieu et sa haine pour le shirk et les innovations. Elle plaçait toujours sa confiance en Allah, c’était quelqu’une de très généreuse, modeste et discrète dans ses bonnes œuvres. Son grand-père, Mian Ataullah Sahib, était un compagnon du Messie Promis (a.s.) et il avait prêté serment d’allégeance à Qadian par le biais de Maulana Burhan-ud-deen Sahib.

Elle aimait enseigner et faire la lecture du Saint Coran. Lorsque le troisième Calife (rh) avait demandé à ce que les femmes âgées fassent elles aussi des efforts quant à la lecture du Saint Coran, des femmes d’environs 70 ans sont venues la voir et ont appris la lecture du Saint Coran avec son aide : certaines l’ont même appris avec la traduction. Elle l’enseignait aussi aux femmes et aux enfants non-ahmadis. Elle a aussi enseigné à de nombreuses [membres de la] Lajna le programme [d’études] ainsi qu’à lire et à écrire.

Passionnée de lecture des livres du Messie Promis (as), elle connaissait beaucoup de vers de poèsie des recueils Kalam-e-Mahmood, Durr-e-Adan, Durre-Thamin. Son fils rapporte qu’elle lisait souvent le poème Mahmood ki Amin avec beaucoup d’émotion et les yeux en larmes. Elle a aussi mené une campagne vigoureuse contre les innovations dans son village. Les femmes faibles de foi avaient recours aux incantations et autres amulettes : la défunte a mené un long jihad pour qu’elles délaissent ces pratiques et les conseillait de devenir de véritables croyantes. Elle offrait ses prières avec grande passion et récitait régulièrement le Saint Coran.

La défunte était mousia. Elle a quatre enfants, parmi lesquels il y a Momin Sahib comme je l’ai déjà mentionné. Les autres ont aussi dédié leur vie et sont en train de servir la Jama’at également. Elle avait 6 fils. Qu’Allah lui accorde un haut rang au paradis et qu’Il permette à ses enfants de suivre ses pas.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)