Sermon du vendredi 31 août 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

‘Oumair Bin Abi Waqqas était un compagnon ayant participé à la bataille de Badr. Son père s’appelait Abou Waqqas Malik. ‘Oumair est tombé en martyr en l’an deux de l’hégire lors de la bataille de Badr. Il était le frère cadet de Sa’ad Bin Abi Waqqas et l’un des tout premiers musulmans. Sa mère s’appelait Hamnah Bint Soufyan. Il appartenait au clan Banou Zohran des Qurayshites.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre ‘Oumair Bin Abi Waqqas et Amr bin Mu’adh. Selon d’autres récits, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi ce lien de fraternité entre ‘Oumair et Houbayb Bin Adi.

Mirza Bashir Ahmad, dans son livre Sirat-Khataman-Nabiyyine évoque, en ces termes, la participation de ‘Oumair à la bataille de Badr et son martyre.

« Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait ordonné aux musulmans de camper à quelque distance de Médine et il a examiné les troupes. Il a renvoyé des enfants qui avaient accompagné l’armée par engouement. ‘Oumair Bin Abi Waqqas, le frère cadet de Sa’ad Bin Abi Waqqas, en faisait partie : il s’est caché dans les rangs quand il a entendu l’ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Quand son tour est venu et que l’Envoyé d’Allah l’a ordonné de rentrer, ‘Oumair Bin Abi Waqqas s’est mis à pleurer. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a donné la permission de prendre part à la bataille en voyant sa grande passion.

‘Amir Bin Sa’ad relate ceci de son père : « Avant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne se rende à Badr, il nous a passés en revue. J’ai vu que mon frère, ‘Oumair Bin Abi Waqqas, se cachait çà et là. Je lui ai demandé ce qui se passait. Il a répondu : « J’ai peur que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne me voie et qu’il ne me renvoie en me considérant enfant. Je veux prendre part à la bataille, souhaitant que Dieu m’accorde le martyre. »

Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a vu, il lui a demandé de partir, en le croyant trop jeune. ‘Oumair a commencé à pleurer. Sur ce le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a donné la permission de participer à la bataille. »

Son épée était grande. Selon un récit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a attaché son fourreau de ses mains bénies. 

‘Oumair Bin Abi Waqqas avait seize ans quand il est tombé en martyr. Il n’était peut-être pas de grande taille et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas permis aux enfants de prendre part à la bataille.

Le deuxième compagnon que j’évoquerai s’appelle Qutbah Bin ‘Amir : il était un Ansari et le fils de ‘Amir Bin Hadida. Il est décédé lors du Califat d’Outhmane. Sa mère s’appelait Zaynab Bint ‘Amr. Sa femme s’appelait Oumm ‘Amr et sa fille Oumm Jamil.

Qutbah Bin ‘Amir avait participé à la première et deuxième allégeance à Aqabah. Il faisait partie des six Ansar qui avaient accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à La Mecque. Il n’y avait aucun musulman parmi les Ansar avant ceux-là.

La Sirat-Khataman-Nabiyyine évoque son acceptation de l’islam. « En l’an onze du prophétat, lors du mois de Rajab, des gens de Yathrib ont rencontré de nouveau le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il leur a demandé à propos de leur filiation. Ils ont informé l’Envoyé de Dieu qu’ils appartenaient à la tribu des Banou Khazraj et qu’ils étaient de Yathrib. Avec beaucoup d’amour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) leur a dit : « J’ai un message à vous offrir. Souhaitez-vous l’écouter ? » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) les a invités vers l’islam, et leur a cité quelques versets du Coran pour leur présenter sa mission. Les gens de Yathrib se sont regardés et se sont dit que c’était là une occasion en or ; craignant que les juifs ne les devancent, ils ont accepté l’islam de suite.

Ces six individus se nommaient : Abou Asad Bin Dararah, du clan des Banou Najjar, le premier à embrasser l’islam, ‘Awf Bin Harith des Banou Najjar, qui était apparenté avec la famille maternelle d’Abdoul Muttalib, le grand-père du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Rafi’ Bin Malik, du clan des Banou Razik, à qui le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait offert une copie du Coran révélé jusqu’alors, Qutbah Bin ‘Amir du clan des Banou Salama, ‘Outbah Bin Amir du clan des Banou Haram et Jabir Bin Riyab du clan des Banou ‘Oubayd. Ces gens ont pris congé du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et l’ont informé que les guerres intestines avaient affaibli la population de Yathrib et qu’il y règne une grande dissension. « Nous inviterons nos frères de Yathrib vers l’islam : il ne serait pas étonnant qu’Allah nous réunisse par l’entremise de Son Envoyé, ont dit les visiteurs. Nous sommes prêts à vous offrir toute aide nécessaire. » De retour chez eux, l’islam a eu grand retentissement à Yathrib.

D’aucuns accusent l’islam d’avoir semé la division et la discorde : or ces visiteurs ont commenté que l’islam pourrait au contraire les unir. D’ailleurs ce fut là une réalité. Ceux qui étaient naguère des ennemis sont devenus frères. Dans mon précédent sermon j’avais mentionné la fraternité unissant les nouveaux musulmans, une chose qui irritait un ennemi qui a voulu semer la zizanie. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a raisonné les musulmans et grâce à son pouvoir sanctifiant, la fraternité s’est de nouveau rétablie parmi eux.

Qutbah était un des fins archers parmi les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait participé à toutes les batailles et campagnes menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il s’était vaillamment battu lors de la bataille d’Ouhoud et avait reçu neufs blessures ce jour-là. Le jour de la conquête de La Mecque, il portait l’étendard des Banou Salama.

À Badr, il avait placé une pierre entre deux rangs en disant qu’il ne quitterait pas le champ de bataille tant que cette pierre ne prenait pas la fuite. En somme, il n’abandonnera pas la bataille même au prix de sa vie. Son frère Yazid Bin ‘Amir faisait partie des soixante-dix Ansar présents à ‘Aqabah. Yazid avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud ; et ses enfants ont vécu à Médine et à Baghdad.

Selon Abou Hatim, Qutbah Bin Amir est décédé à l’époque du Califat d’Oumar et selon Ibn Haban, un autre biographe, il serait mort à l’époque de celui d’Outhman.

Shuja’a Bin Wahab est le troisième compagnon que j’évoquerai aujourd’hui. Il était le fils de Wahab Bin Rabia et il est décédé lors de la bataille de Yamama. On le nommait aussi Shuja’a Bin Abi Wahab. Sa famille était affiliée au clan des Banou ‘Abd Shams. Il était grand et maigre et avait les cheveux épais. Shuja’a Bin Wahab était parmi les tout premiers compagnons à répondre à l’appel du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

En l’an six du prophétat, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’encouragea à se joindre au deuxième groupe d’émigrants se rendant en Abyssinie. Après quelque temps, Shuja’a Bin Wahab est retourné à La Mecque quand il a eu vent de la rumeur que les Mecquois avaient embrassé l’islam. Après la permission du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) d’émigrer à Médine, Shuja’a Bin Wahab et son frère Ouqbah ont quitté La Mecque. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Shuja’a Bin Wahab et Aws Bin Khawli. Shuja’a était présent dans toutes les batailles dirigées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de Badr en passant par la bataille du fossé. Il est tombé en martyr lors de la bataille de Yamama, son âge [se situant] dans la quarantaine.

Après la campagne de Houdaibiya le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a envoyé des lettres à différents souverains du monde. ‘Abdour Rahman relate qu’après avoir loué Dieu du haut de sa chaire, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a prononcé un sermon dans lequel il a informé ses compagnons : « Je souhaite envoyer certains parmi vous à des rois non-arabes. Vous ne devez pas me contredire à cet égard à l’instar des Enfants d’Israël, qui se sont opposés à Jésus. Les Muhajirine ont répondu qu’ils ne contesteraient pas le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qu’il pouvait les envoyer.

Shuja’a Bin Wahab a eu la chance de mener cette mission religieuse comme d’autres compagnons. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a envoyé comme émissaire à Harith Bin Abi Shimar, le roi des Ghassanides, qui vivait à Ghouta, non loin de Damas. Selon certains, ce roi s’appelait Moundhir Bin Harith Bin Abi Shimar al-Ghassani.

La première phrase de la lettre envoyée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se lit ainsi : « Au nom d’Allah le Gracieux, le Miséricordieux. De Muhammad, le prophète d’Allah, à Harith Bin Abi Shimar. La paix soit sur celui qui suit la direction et Allah, et qui témoigne de la vérité. Je t’invite à croire en Allah l’Unique, Celui qui n’a pas de partenaire, afin que ton royaume continue d’exister. »

Shuja’a Bin Wahab relate : « J’ai pris la lettre et je me suis rendu au palais de Harith Bin Abi Shimar. J’ai attendu quelques jours sans recevoir l’autorisation de me présenter dans sa cour. J’ai informé un de ses officiers que j’étais l’émissaire du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) auprès du roi des Ghassanides. Il m’a informé qu’il ne sortira que tel jour et que je ne pourrais pas le rencontrer avant cette date. L’officier m’a aussi demandé à propos du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et de sa mission. Mes explications l’ont ému. Il a commenté : « Les Evangiles évoquent les mêmes caractéristiques de ce prophète. Je croyais qu’il allait apparaître en Syrie ; or il est venu dans la région du Yémen. Je crois en lui et je témoigne en sa faveur. Or j’ai peur que Harith Bin Abi Shimar me tue. »

Shuja’a Bin Wahab relate que l’officier l’a traité respectueusement et lui a été un très bon hôte. « Il m’a informé à propos des activités de Harith Bin Abi Shimar et m’a fait part de son désespoir. Selon lui, Harith Bin Abi Shimar avait peur de l’Empereur byzantin étant donné qu’il était son vassal. Un jour Harith est sorti et a tenu sa cour ; il avait une couronne sur la tête et j’ai eu la permission de me présenter devant lui. Je lui ai confié la lettre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : il l’a lue et tout furieux l’a jetée dans un coin. « Qui pourra me prendre mon royaume, s’est-il exclamé. Je l’attaquerai en premier, même s’il se trouve au Yémen. Que l’armée se prépare ! » »

Il souhaitait livrer bataille au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en raison de la menace que contenait la lettre. Elle disait en effet que s’il ne se soumettait pas [à Dieu], Harith perdrait son royaume.

Harith est resté là-bas jusqu’à la nuit, où les sujets se sont présentés à lui. Il a ordonné ensuite à ses cavaliers de se préparer et a dit à Shuja’a Bin Wahab d’informer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à propos de ses intentions. Ensuite Harith Bin Abi Shimar a informé l’empereur byzantin de la lettre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’invitant vers l’islam et reçue par l’entremise d’un émissaire. La lettre de Harith est parvenue à l’empereur byzantin au même moment où ce dernier a reçu la lettre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) des mains de Dihya al-Kalbi, l’émissaire musulman. L’empereur byzantin a lu la lettre de Harith et lui a demandé de laisser tomber toute idée d’attaque contre le Prophète.

Quand Harith a reçu la lettre de l’empereur byzantin il a fait venir Shuja’a Bin Wahab qui était encore dans la région et lui a demandé quand il comptait retourner. « Demain », a répondu Shuja’a. Sur ce le roi Harith Bin Abi Shimar lui a offert cent pièces d’or. Le responsable de la sécurité a offert à Shuja’a Bin Wahab des vêtements et de l’argent et lui a demandé de transmettre au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ses salutations et de l’informer qu’il était un de ses suivants.

À son retour Shuja’a Bin Wahab a informé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) du comportement de Harith Bin Abi Shimar. L’Envoyé de Dieu a commenté : « Son royaume est fini. » Shuja’a a aussi transmis les salutations de l’officier de la cour de Harith au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et lui a relaté ses propos. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a commenté : « Il a dit la vérité. » Ce récit a été rapporté par la Sirat Al-Halbiyya.

Je présente quelques points supplémentaires que Sahibzada Mirza Bashir Ahmad a recueilli de divers récits historiques. Il déclare : « La cinquième lettre [du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)] a été envoyée à Harith Bin Abi Shimar le chef de l’Etat du Ghassan, une région située à la frontière nord de la péninsule arabique. C’était un Etat vassal de l’empereur byzantin. Quand Shuja’a Bin Wahab est arrivé là-bas Harith préparait des festivités marquant la victoire de l’empereur byzantin. Shuja’a Bin Wahab a rencontré celui chargé d’organiser les audiences de Harith Bin Abi Shimar avant de rencontrer ce dernier. Il avait bon caractère et il a accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en ayant entendu Shuja’a. Après quelques jours, Shuja’a a eu une audience dans la cour du roi des Ghassanides et il lui a présenté la lettre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Tout furieux, Harith a jeté la lettre tout en demandant à ses soldats de s’apprêter à lancer l’assaut contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il en a aussi informé l’empereur byzantin. Celui-ci lui a demandé de ne rien entreprendre et de le rencontrer à Jérusalem.

Selon les hadiths pendant quelque temps les musulmans de Médine vivaient dans la crainte d’une attaque des tribus Ghassanides, en raison des propos tenus par Shimar.

Au cours du mois de Rabi Ul Awwal, en l’an 8 de l’hégire le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a reçu la nouvelle que les Banou ‘Amir, un clan des Banou Hawazin, se préparait à lancer une attaque contre les musulmans. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a envoyé un détachement de 24 individus avec Shuja’a Bin Wahab à leur tête afin de mener une expédition punitive contre les Banou ‘Amir. Ces derniers campaient à cinq nuits de distance dans une région entre La Mecque et Bassorah. Le détachement de Shuja’a Bin Wahab voyageait la nuit et se cachait pendant la journée. Un matin, les musulmans ont trouvé soudainement les Banou ‘Amir qui ont pris leurs jambes à leur cou en abandonnant tout leur matériel en dépit de leurs préparatifs. Shuja’a Bin Wahab a demandé à ses soldats de ne pas les poursuivre et de récolter, selon la coutume, les butins composés de chameaux et de chèvres et de les ramener à Médine. La récolte a été si abondante que chaque soldat disposait de quinze chameaux en sus d’autres matériels. Les assaillants s’étaient en effet bien équipés pour mener la bataille.

Shammas Bin ‘Outhman est un autre compagnon du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Je l’avais brièvement mentionné dans un précédent sermon. ‘Outhman Bin Sharid était son père. Shammas est tombé en martyr en l’an trois de l’hégire lors de la bataille d’Ouhoud. ‘Outhman était son prénom et Shammas son nom d’emprunt. Il appartenait au clan des Banou Makhzoum et avait embrassé l’islam à ses débuts.

Ibn Hisham présent la raison pour laquelle ‘Outhman était appelé Shammas. Un leader chrétien nommé Shammas, qui était très beau, avait visité La Mecque durant l’époque préislamique. Les Mecquois ont été en effet fort impressionnés par sa beauté. ‘Outbah bin Rabi’a, l’oncle maternel de ‘Outhman, a déclaré : « Je vous montrerai quelqu’un de plus beau que ce Shammas. » Il leur a montré son neveu et depuis ce jour on l’a nommé Shammas. On dit aussi qu’il portait ce nom en raison de la rougeur et de la blancheur de son visage : il ressemblait, dit-on, au soleil. C’est pour cette raison donc qu’il était plus connu comme Shammas, qu’Outhman, son nom d’origine. Shammas Bin ‘Outhman et Safiya Bint Rabi’a Bin ‘Abdi Shams, sa mère, faisaient partie du deuxième groupe ayant émigré en Abyssinie. Sa mère était la sœur de Shayba et d’Outba, les deux chefs mecquois tués à Badr. Quand Shammas Bin Outhman est retourné d’Abyssinie, il s’est rendu à Médine où il a logé chez Moubashir Bin ‘Abd Moundhir. Selon Sa’ïd Bin Musayyad, Shammas est resté chez ce dernier jusqu’à son martyre lors de la bataille d’Ouhoud. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Shammas Bin ‘Outhman et Hanzalah Bin Abi ‘Amir. Le fils de Shammas se nommait ‘Abdoullah et sa femme, Oumm Habid Bint Sa’ïd. Celle-ci était une des premières musulmanes à émigrer à Médine.

Shammas Bin ‘Outhman avait participé aux batailles de Badr et d’Ouhoud. Il s’était vaillamment battu lors de cette dernière bataille. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit que Shammas Bin ‘Outhman était tel un bouclier : il était à sa droite et à sa gauche, l’épée à la main. Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a perdu connaissance à Ouhoud suite à une pierre qu’il avait reçue, Shammas Bin Outhman s’était placé comme bouclier tant et si bien qu’il a été grièvement blessé. Il a été transporté dans cet état chez ‘Aïcha à Médine. Oumm Salama, sa cousine, a demandé que Shammas Bin ‘Outhman soit transféré chez elle. Shammas a été porté chez elle suite à l’ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), où il a rendu l’âme suite à ses blessures. Sur l’ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) Shammas a été enterré à Ouhoud dans les vêtements qu’il portait. Il n’avait vécu qu’un jour et une nuit de son retour du champ de bataille. On dit qu’il n’avait rien mangé et rien bu et qu’il était extrêmement faible, voire qu’il était inconscient. Il est décédé à l’âge de trente-quatre ans.

Abou Abs Bin Jabar est un autre compagnon : son père s’appelait Jabbar Bin ‘Amr. Abou Abs est décédé en l’an trente-quatre de l’hégire à l’âge de soixante-dix ans. Abdour Rahmane était son nom d’origine : Abou Abs était son nom d’emprunt. Il appartenait au clan des Banou Harith des Ansar. À l’époque de l’ignorance il se nommait Abdul-’Uzza et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait changé son nom en ‘Abdour Rahmane, car ‘Uzza était le nom d’une idole. Abou Abs avait participé dans toutes les batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était aussi un de ceux ayant tué Ka’ab Bin Ashraf, le juif.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Abou Abs et Hounays. Il est décédé à l’âge de soixante-dix ans en l’an trente-quatre de l’hégire. Il avait de nombreux enfants à La Mecque. Le Calife ‘Outhman a dirigé sa prière funéraire et l’a enterré au cimetière Jannat-ul-Baqi’.

On dit d’Abou Abs Bin Jabbar qu’il savait écrire avant même l’avènement de l’islam, tandis que cette tradition n’était pas en vogue en Arabie à cette époque. Abou Abs et Abou Bourdah Bin Niyyar ont brisé les idoles des Banou Haritha lorsqu’ils ont accepté l’islam. Les califes ‘Oumar et ‘Outhman avaient nommé ces deux personnes pour collecter les aumônes.

Quand Abou Abs avait perdu la vue à l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) celui-ci lui a offert une canne, en lui disant de s’éclairer avec. On dit que cette canne éclairait sa voie. Un sens de cette parole est que quand tu auras cette canne dans la main tu pourras l’utiliser pour t’aider à trouver ta voie, comme le font les aveugles. On dit aussi que de la lumière en sortait pendant la nuit. On dit de certains compagnons que lorsqu’ils voyageaient la nuit, leurs cannes émettaient de la lumière.

On rapporte aussi qu’Allah a montré une lumière à trois compagnons du Messie Promis (a.s.) qui voyageaient pendant la nuit. Cette lumière les devançait.

Le fils d’Abou Abs relate : « Abou Abs priait derrière le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ensuite, il se rendait dans le quartier de sa tribu, les Banou Harith. Une lumière émanait de sa canne, par une nuit obscure, alors qu’il pleuvait lorsqu’il se rendait chez lui. Celle-ci lui avait donc éclairé la voie. »

Le Calife ‘Outhman a visité Abou Abs lors de sa maladie alors qu’il était inconscient. Quand il a repris connaissance, ‘Outhman lui a demandé : « Quelle est votre condition ? » Abou Abs a répondu : « Je vais bien. Mon unique souci concerne le lien d’un chameau que nous avons perdu et que nous n’avons pas encore retrouvé. »

Abou Abs était responsable de la collecte de l’aumône et d’autres fonds. Son sens de responsabilité et d’honnêteté était tel que lors de ses derniers moments il se souciait d’une corde utilisée pour attacher les chameaux et qu’il avait perdu par mégarde. Il craignait que cette corde ne soit pour lui source de tourment dans l’au-delà. Telle était la crainte de Dieu et l’honnêteté que nourrissaient ces personnes.

Anas relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) accomplissait la prière d’Asr à la première heure. Deux Ansar habitait loin de la mosquée du Prophète : Abou Loubabah Bin ‘Abdoul Moundhir, du clan des Banou ‘Amr Bin ‘Awf, et Abou Abs Bin Jabar, du clan des Banou Harith. Abou Loubabah vivait à Qouba et Abou Abs dans le quartier des Banou Harith. Ils logeaient à environ trois ou quatre kilomètres et venaient prier en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Lorsqu’ils retournaient dans leur quartier, les musulmans étaient encore en train d’accomplir la prière d’Asr. Ils marchaient vite et parcouraient de grandes distances afin de pouvoir prier derrière le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

‘Abdoullah Bin Abs relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Dieu interdira le feu à celui qui salit son pied dans la voie d’Allah. » C’est-à-dire, il s’agit de ceux qui luttent dans la voie d’Allah, ceux qui sont en quête de Son plaisir, ceux qui se mettent en difficulté pour Sa cause et ceux qui voyagent pour transmettre Son message. Il s’agit aussi de ceux qui parcourent de longues distances afin d’accomplir la prière en congrégation. Allah déclare que le feu ne les touchera point. 

Abou ‘Aqil Bin ‘Abdillah al-Ansari était un autre compagnon. Son père se nommait Abdoullah Bin Thalabah. Abou ‘Aqil est décédé en l’an 12 de l’hégire lors de la bataille de Yamama. Son nom complet est ‘Abdour Rahman Irashi Bin ‘Abdillah et son nom ancien était ‘Abdoul ‘Uzza. Après son acceptation de l’islam le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le nomma ‘Abdour Rahman. Il appartenait à la branche des Banou Ounayb de la tribu des Bali et était affilié au clan des Banou Jahjaba Bin Qoulfah. Son nom d’emprunt, sous lequel il était connu, est Abou ‘Aqil. Il avait participé aux côtés du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à toutes les batailles, de Badr en passant par celle d’Ouhoud et du fossé. Il est tombé en martyr à l’époque du Califat d’Abou Bakr lors de la bataille de Yamama, en l’an douze de l’hégire.

Ceci est le récit de sa conversion à l’islam. Après l’émigration du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à Médine, un jour un jeune est venu le rencontrer. Il a accepté l’islam et il a prêté allégeance au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a exprimé son dégoût quant à l’adoration des idoles. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui ayant demandé son nom il a déclaré : « ‘Abdoul-‘Uzza. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « À partir d’aujourd’hui ton nom sera ‘Abdour Rahman. » Il a accepté l’ordre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et a informé tout le monde du changement de son nom. Parmi ses aïeux, il y avait un certain Irasha Bin ‘Amir. C’est pour cette raison qu’Abou ‘Aqil portait aussi le nom d’Irashi.

Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) demandait aux musulmans de faire de l’aumône, Abou ‘Aqil à l’instar d’autres compagnons, travaillait toute la nuit pour offrir en charité ce qu’ils avaient récolté.

Abou Mas’oud relate selon Boukhari : « Quand nous recevions l’ordre de faire de l’aumône nous travaillions toute la nuit. » Abou ‘Aqil offrait la moitié d’une Sa’ de dattes en aumône. (Une Sa’ étant une unité de mesure équivalente à 3,24 kilos de blé.) Quelqu’un d’autre apportait davantage. Les hypocrites disaient qu’Allah n’avait point besoin de l’aumône d’Abou ‘Aqil et que l’autre avait offert la sienne par ostentation. Sur ce le verset suivant a été révélé :    

الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لَا يَجِدُونَ إِلَّا جُهْدَهُمْ فَيَسْخَرُونَ مِنْهُمْ سَخِرَ اللَّهُ مِنْهُمْ وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

« Ces hypocrites sont ceux qui trouvent à redire sur les croyants qui font l’aumône de leur plein gré, et sur ceux qui ne trouvent rien à donner que le fruit de leur labeur. C’est ainsi qu’ils les tournent en dérision. Allāh leur revaudra leur dérision et ils auront un châtiment douloureux. » (Coran, 9 : 79)

Ces compagnons accomplissaient des œuvres merveilleuses afin de mériter le plaisir divin. En acceptant leurs exemples, Allah a encouragé leurs successeurs de les suivre.

Allamah Ibn Hajar al-’Asqalani relate ces faits en ces termes : « Abou ‘Aqil était également connu sous le nom de Sahib-ous-Sa’. Les faits se sont déroulés comme suit : ‘Abdour Rahman bin ‘Awf était venu avec la moitié de ses biens. Une personne de parmi les pauvres musulmans Ansar, prénommé Abou ‘Aqil avança, et dit : « Ô Prophète d’Allah. Toute la nuit j’ai tiré de l’eau d’un puits pour le prix de deux Sa’ de dattes. J’ai gardé une Sa’ pour ma famille et voici une Sa’ que je vous présente. » Selon d’autres traditions il avait présenté la moitié d’une Sa’ et avait gardé l’autre pour son foyer. « Les hypocrites dirent qu’Allah et Son Prophète (s.a.w.) n’en ont que faire du Sa’ offert par Abou ‘Aqil. En réponse Allah déclara :

الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لَا يَجِدُونَ إِلَّا جُهْدَهُمْ

C’est-à-dire les hypocrites se moquent de ceux qui, parmi les croyants, offrent de l’aumône, et également de ceux qui n’ont d’autres moyens que ce qu’ils gagnent à la sueur de leur front.

Abou ‘Aqil était le compagnon Ansari qui avait porté le coup fatal à Musaylima le Menteur. Ibn Saad déclare que lors de la bataille de Yamama, Abou ‘Aqil al-Ounayfi fut le premier blessé parmi les musulmans. Il avait reçu une flèche entre les épaules et le cœur, qui se tordit en l’atteignant, mais il ne tomba pas en martyr. La flèche fut retirée (de la partie gauche de son corps). La blessure l’affaiblit et il fut transporté jusqu’à sa tente.

La bataille battait son plein et les musulmans subissaient une défaite et reculaient bien au-delà de leur campement. Abou ‘Aqil était blessé. Il entendit la voix de Ma’an bin Adi, qui encourageait les Ansar à combattre, en leur demandant de placer leur confiance en Allah et d’attaquer de nouveau l’ennemi. Ma’an avançait rapidement devant les autres. Les Ansar souhaitaient être séparés des autres combattants. Ainsi un à un, ils se rassemblèrent d’un côté.

L’idée étant de se rassembler en bloc, et de combattre l’ennemi avec courage, redonnant ainsi un élan d’espoir aux musulmans. ‘Abdoullah bin Amr déclare : « Bien qu’il fût blessé et très faible, Abou ‘Aqil se mit debout et alla à la rencontre des Ansar. Je lui dis : « Que souhaites-tu faire ? Tu n’as même pas la force de combattre. » Il répondit : « Un héraut m’a appelé par mon nom. » Je répondis : « Il était en train d’appeler ceux qui sont aptes à combattre parmi les Ansar et non les blessés. »  Abou ‘Aqil répondit : « Il a appelé les Ansar, et bien que je sois blessé je reste un Ansari. Je vais volontiers répondre à son appel, même si je dois ramper à genoux. »  Ibn ‘Oumar déclare : « Abou ‘Aqil avait pris son pagne, et une épée dans la main droite il annonça : « Ô Ansar, attaquez de nouveau l’ennemi comme lors de la bataille de Hunain ! » Les Ansar se regroupèrent, Allah répandit Sa grâce sur eux, les musulmans s’avancèrent vers l’ennemi armés d’un immense courage, jusqu’à ce qu’ils obligèrent l’ennemi à fuir le champ de bataille, et à s’insérer dans un verger.

Les musulmans et l’ennemi tombèrent face à face, ce qui donna lieu à des duels d’épées. » Ibn Omar déclare : « Je vis Abou ‘Aqil, sa main séparée de son bras, était sur le sol. Il portait 14 marques de blessure sur le corps, dont chacune était fatale. L’ennemi d’Allah, Musaylima, fut tué. Il était également au sol à ses côtés. Abou ‘Aqil était allongé blessé au sol : il vivait ses derniers instants. Je me penchai et je lui dis : « Ô Abou ‘Aqil ! » Il répondit, « Présent !, et demanda d’une voix entrecoupée, qui a obtenu la victoire ? » Je lui répondis : « Bonne nouvelle ! Les musulmans ont triomphé. L’ennemi d’Allah, Musaylima le Menteur est mort ! » Entendant cela, faisant les louanges d’Allah, il pointa le ciel du doigt et rendit l’âme. Qu’Allah répande Ses grâces sur lui.

Ibn ‘Oumar déclare : « À Médine, j’ai raconté ses faits d’armes à ‘Oumar qui déclara : « Qu’Allah répande Ses grâces sur lui. Il a toujours voulu tomber en martyr, et à ma connaissance il faisait partie des meilleurs compagnons du Saint Prophète ; il avait accepté l’islam à son début. »

Il s’agit des paroles d’Oumar. Qu’Allah exalte continuellement le rang de tous les compagnons.

Après la prière, je dirigerai deux prières funéraires. La première sera celle de Maulana Abdul Aziz Sadiq Saheb, missionnaire au Bangladesh. Il décéda le 26 juillet 2018. Inna lillahi wa inna ilaihi Raaji’oun. Lorsqu’il était étudiant, il partit à Qadian pour ses études ; il eut l’opportunité de grandir en compagnie des compagnons du Messie Promis (a.s.). Lors de la partition de l’Inde, les étudiants étrangers avaient reçu l’ordre de repartir dans leurs pays d’origine. Il revint au Bengale. Mais il était impatient à l’idée de revenir au centre de la Jama’at.

Dans des circonstances très dangereuses, il voyagea de Calcutta à Delhi. Lors de son trajet, les hindous et les sikhs furent étonnés de voir un jeune musulman seul voyageant sans aucune peur à bord d’un train dans ces circonstances dangereuses. Une fois à Delhi, la Jama’at organisa son transfert à Lahore par avion. À cette époque, le Pakistan occidental et oriental étaient unis. Il arriva finalement sain et sauf à Rabwah. Il étudia six ans à la Jamia et passa 3 ans de plus à la Jami’at-ul-Mubashshirin. Il y obtint le diplôme de Shahid ainsi le diplôme de Maulvi Fazil de l’Université du Pendjab et de Peshawar. Il fut ensuite affecté à Faisalabad, dans la Jama’at de Sumandari. En 1963-64, il fut transféré au Bengale-Est, où il servit dans différentes Jama’ats.

Le troisième Calife établit une équipe pour la traduction du Saint Coran en langue bengalie. Sur la recommandation de Qazi Mohammad Nazir Saheb, le nom de Maulana Abdul Aziz fut ajouté à cette liste. Cette équipe comportait également Muzaffar ud Din Bengali Saheb et Maulvi Mohammad Ameer Bengali Saheb. Ils restèrent à Rabwah pour ce travail de traduction. Ensuite Mohammad Ameer Saheb fut transféré à Dhaka, suite au décès de Chaudhary Muzaffar-ud-Din Saheb ; pour ce projet le défunt fut envoyé à Dhaka en 1979. Après le décès de Maulvi Mohammad Saheb, il s’occupa seul de ce projet, et finalement la traduction du Saint Coran fut publiée en langue Bengalie lors du centenaire de la Jama’at. Il a servi à différents endroits dans le pays en tant que missionnaire. Il s’occupa de l’éducation et de la prédication. À de très nombreuses reprises, il a été physiquement maltraité par les opposants. Il obtint aussi l’honneur d’avoir été emprisonné dans la voie d’Allah.

En 1992, le centre de la Jama’at situé à Bakshi Bazaar à Dhaka a été attaqué par les ennemis. Le défunt a combattu seul avec grand courage. Il avait reçu de nombreuses blessures dont quelques unes à la tête. Il laisse derrière lui sa femme, trois filles et deux garçons, et de nombreux petits-fils et petites-filles.

Ses trois filles habitent au Bangladesh. L’un de ses fils est aux Etats-Unis, et son deuxième fils Habibullah Sadiq Saheb habite au Royaume-Uni, et travaille à la MTA dans le département des informations. Qu’Allah exalte le rang du défunt, et qu’Il permette à ses enfants de perpétuer ses actes de piété.

La deuxième prière funéraire sera celle du martyr Mohammad Zafrullah Saheb, fils de Basharat Ahmad Saheb. Le 29 août, à Sayed Wala, dans la région de Nankana, à l’heure de Maghrib, des malfaiteurs se sont introduits dans sa bijouterie : il est tombé en martyr sous leurs coups de feu.

Selon les informations reçues, 6 cambrioleurs, équipés d’armes modernes, ont attaqué sa bijouterie à moto. Ils l’ont cambriolée pour ensuite tirer plusieurs coups de feu à l’extérieur : un passant a été tué. Lorsqu’ils repartaient avec leur butin, ils ont tiré sur Zafrullah Saheb à trois reprises : il est décédé sur le coup. Mis à part le martyr, il y avait d’autres personnes dans le magasin. Mais ils n’ont visé que Zafrullah Saheb. Ils se sont dit qu’il est un ahmadi et qu’il faut le prendre pour cible : ils seront doublement récompensés pour leurs actes, se sont-ils dits.

Le défunt possédait de bonnes qualités : il était convivial et hospitalier. Lors de son décès, de nombreuses personnes sont venues présenter leurs condoléances, dont des non-ahmadis. Le défunt avait un grand amour pour le Califat : il participait dans toutes les initiatives de la Jama’at. Il accomplissait régulièrement ses prières en congrégation. Par la grâce d’Allah, il était membre du système de Wassiyah. Il était très courageux.

Il servait en tant que secrétaire de Ta’lim dans la Jama’at de Sayed Wala. Zafrullah Saheb avait 30 ans. Il s’était marié il y a 2 ans et demi et a un fils d’un an et demi nommé Mohammad Talha. Il laisse derrière lui sa femme, son fils, ses parents, un frère et cinq sœurs. Qu’Allah exalte les rangs du défunt et qu’il accorde la patience à toute sa famille et qu’Il leur permette de perpétuer ses actes de piété.


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