Sermon du vendredi 23 mars 2018, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Nous sommes aujourd’hui le 23 mars, une date connue sous le nom de « Jour du Messie Promis » au sein de la Jama’at Ahmadiyya et l’on y organise des conférences dans ce cadre. Nombre de Jama’ats en organiseront durant le week-end lors desquelles l’on présentera l’historique de cet événement. Pour le sermon d’aujourd’hui, je me concentrerai sur certains dires du Messie Promis (a.s.) dans lesquels il évoque le but de sa venue, sa nécessité ainsi que son statut. Après qu’il se fût proclamé [Messie et Mahdi], les soi-disant oulémas ont soulevé les masses musulmanes contre lui et ont remué ciel et terre dans leurs efforts. D’ailleurs ils n’ont pas arrêté de le faire jusqu’à ce jour : or, grâce à l’aide divine, la Jama’at du Messie Promis (a.s.) ne cesse de progresser et des gens de nature noble s’y joignent. Le fondateur de la Communauté Ahmadiyya affirme avoir été suscité, en accomplissement des promesses divines, en tant que Messie Promis. Il déclare : « Au vu des viles attaques lancées [par des chrétiens] contre l’unicité divine, la pureté, l’honneur et la véridicité du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et l’origine divine du Saint Coran, le sens de l’honneur divine n’exigeait-elle pas l’envoi de celui qui briserait la Croix ? »

En effet les chrétiens avaient lancé des attaques contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Dieu a-t-il oublié Sa promesse :

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Sachez que la promesse de Dieu est vraie. Honorant Sa promesse, Il a envoyé un avertisseur au monde, mais le monde ne l’a pas agréé ; Dieu cependant l’agréera et établira sa véridicité par de terribles assauts. Je vous dis en toute vérité qu’Allah m’a suscité en tant que Messie Promis, en accord avec Ses promesses. À vous de m’accepter ou de me rejeter. Or, votre rejet sera sans effet. Le décret de Dieu se réalisera, car dans l’ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya est consignée cette révélation de sa part : « La parole d’Allah et du Prophète s’est accomplie et la promesse divine s’est réalisée. »

« Jugez cette communauté à la lumière des principes de la Nubuwwah (le prophétat) afin de savoir où se trouve la vérité. Des principes et des suggestions imaginaires ne serviront à rien. Je ne suis pas en train de prouver ma véridicité en ayant recours à des faits imaginaires non plus. Je présente ma déclaration en accord aux principes de la Nubuwwah. Pourquoi ne pas la juger selon ces principes ? Je suis sûr et certain que celui qui m’écoutera le cœur sincère tirera profit et m’acceptera. Or, celui empli d’avarice et d’hostilité ne profitera guère de mes propos. Il ressemble à celui qui voit double. On a beau lui dire qu’il y a un seul objet, il insistera qu’il y en a deux. On raconte qu’une personne qui voyait double servait comme domestique chez quelqu’un. Son maître l’a envoyé chercher un miroir à l’intérieur ; il lui a obéi et en ressortant il a dit : « Il y a deux miroirs. Lequel dois-je apporter ? » Son maître lui répondit : « Il n’y en a qu’un seul et non deux. » Le serviteur a rétorqué : « Insinuez-vous que je mens ? J’en ai vu deux et vous insistez qu’il n’y en a qu’un seul ! » Le maître a répondu : « D’accord, alors brise l’un des deux. » Lorsqu’il a brisé le miroir il s’est rendu compte que c’était bien lui qui avait tort, car il avait brisé le seul qui s’y trouvait. Mais que dire à mes adversaires souffrant de double vision ? Nous voyons qu’ils présentent continuellement des hadiths à propos desquels ils émettent des doutes. Ils ignorent qu’une époque viendra où les gens se moqueront de leur ineptie.

Chaque individu qui recherche la vérité a le droit de nous demander des preuves de notre revendication. Nous leur proposons les mêmes types de preuves présentés par les prophètes. Des références coraniques, des hadiths, des preuves logiques, les nécessités contemporaines qui justifient la venue d’un Promis, et les signes que Dieu a manifestés à travers ma personne. » Il ajoute : « J’ai fait une illustration dans lequel je propose 150 signes, dont des millions de personnes sont témoins. Les personnes véridiques n’usent pas de sottises dans leurs propos. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « C’est pour cette raison que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait déclaré qu’il (le Mahdi) serait un arbitre ; acceptez donc sa décision. » Les personnes qui n’ont pas de bonnes intentions ne veulent rien accepter, et à cette fin ils soulèvent des critiques et objections stupides. Ils doivent garder à l’esprit que finalement Dieu le Très-Haut, selon sa promesse, rendra manifeste ma véracité par des signes puissants. Je dis avec certitude que si je mentais, Il m’aurait alors anéanti, mais cette entreprise est la Sienne ; je viens de Sa part et me rejeter revient à Le renier. C’est pour cela qu’Il manifestera ma véracité. »

Le Messie Promis (a.s.) explique ensuite que son rejet ne signifie rien d’autre que le rejet d’Allah et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

« Me rejeter équivaut à répudier Allah et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), car celui qui me traite de menteur accuse en fait Allah d’avoir menti – qu’Il nous en préserve. La raison en est qu’il constate que les dissensions internes et externes ne cessent de s’amplifier et qu’Allah n’a pris aucune mesure de réforme en dépit de l’annonce : « Nous avons révélé ce rappel et certainement Nous en serons les Gardiens. » Il croit aussi que, selon la promesse du verset 56 de la sourate Nour, Allah instituera des Califes au sein de la communauté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) comme ce fut le cas pour Moïse. Or, selon [mon négateur] Dieu n’a pas respecté toutes ces promesses. Selon lui, il n’est aucun calife au sein de cette Oummah ; il devra de surcroît démentir la déclaration coranique stipulant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ressemble au Prophète Moïse – qu’Allah nous en préserve. Car pour que cette ressemblance atteigne sa perfection, il est essentiel qu’un Messie apparaisse au cours du quatorzième siècle de cette Oummah comme ce fut le cas pour Moïse. De même, il faudra démentir ce verset du Saint Coran :

وَآَخَرِينَ مِنْهُمْ لَمَّا يَلْحَقُوا بِهِمْ

Il annonce l’avènement d’un reflet d’Ahmad (le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)). Ainsi, celui qui me renie devra rejeter nombre de versets du Coran. J’annonce qu’il devra rejeter le Coran tout entier de la sourate Al-Fatiha à la sourate An-Nas. Croyez-vous qu’il est facile de me renier ? Je jure par Dieu : celui qui me rejette ne le fera pas uniquement de sa langue ; par ses actions il reniera le Coran tout entier et abandonnera Dieu. J’ai reçu à cet égard une révélation de la part de Dieu dans laquelle Il m’annonce : « Tu es de Moi et Je suis de toi. » Me renier signifie renier Dieu et m’accepter signifie l’accepter. [La foi en moi] signifie renforcer la foi en la personne de Dieu. Me traiter de menteur est synonyme d’accuser le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de mensonge. Avant d’avoir la hardiesse de me rejeter, méditez sur la question et demandez à votre cœur qui est-ce qu’il est en train de renier. »

Le Messie Promis (a.s.) explique davantage que le rejeter signifie renier nécessairement le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Il déclare : « Selon moi, [mes détracteurs] sont en train de renier le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), car la promesse qu’il a faite sur l’avènement d’un réformateur au début de chaque siècle est selon eux un mensonge – qu’Allah nous en préserve ! Il faudra aussi accepter que la déclaration du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), à savoir que l’Imam Promis sera de son Oummah, est elle aussi fausse — qu’Allah nous en préserve. Il avait donné la bonne nouvelle d’un Messie, d’un Mahdi Promis qui mettrait fin aux torts causés par la Croix : il faudra, en ce cas, nier cette prophétie-là aussi car ces troubles sont bien là, mais aucun Imam n’est apparu.

Celui qui entretient pareilles croyances n’est-il pas en train, dans la pratique, de rejeter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ? Ainsi, ne croyez point que mon rejet est chose facile. Avant de me traiter de mécréant il faudra en être un en premier. Avant de me traiter d’apostat et d’égaré, il faudra en premier avouer son égarement et sa turpitude. Avant de m’accuser d’avoir abandonné le Coran et les Hadiths, il faudra en premier les abandonner. Le Coran et les Hadiths témoignent en ma faveur et moi en leur faveur. Je ne suis point l’égaré, mais le guide. Je ne suis point le mécréant, mais le premier des croyants. Tout ce que j’affirme est attesté comme vrai par Dieu. Celui qui croit dans le Coran et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), doit se contenter de m’écouter et de m’accepter. Or, que faire de l’impudent et de l’effronté ? Dieu Lui-même le convaincra. »

Expliquant tout cela à un invité le Messie Promis (a.s.) ajouta : « Ne tirez pas des conclusions rapides à mon propos. Réfléchissez avec de bonnes intentions et sans préjugés. »

Le Messie Promis (a.s.) explique aussi : « Si les cœurs de ces gens n’étaient pas en proie à l’avarice et l’entêtement et s’ils me suivaient, croyez-vous que Dieu les aurait abandonnés dans les ténèbres ? Ou les aurait-Il guidés vers la lumière ? Je suis sûr et certain que celui qui me suivra avec patience et en toute sincérité ne sera point détruit : au contraire, [ici-bas], il profitera de cette vie éternelle. »

C’est-à-dire, qu’il sera honoré ici-bas ; et dans l’Au-delà il sera récipiendaire des faveurs divines.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Je présente au cœur pur et imbu de crainte divine le verdict de Jésus sur le deuxième avènement [d’un prophète]. La réponse offerte par Jésus à la question des juifs sur la nécessité de l’avènement de l’Élie, est-elle juste ou pas ? Les juifs [lui] présentèrent le livre de Malachie dans lequel il est dit qu’Élie doit venir [en personne]. On n’y trouve pas mention de l’avènement de son reflet. Or, Jésus déclara que Jean-Baptiste est Élie : les juifs peuvent l’accepter ou le rejeter. Si l’on confie la décision à un juge, en faveur de qui rendra-t-il son verdict ? Il sera certainement en faveur des juifs en se basant sur les écrits. Or, cette décision n’est pas juste, car celui qui croit en Dieu sait par quel moyen Celui-ci suscite des prophètes : il sait que la déclaration de Jésus est vraie. Le cas présent n’est-il pas similaire ? Si l’on nourrit en soi la crainte divine, le corps tremblera avant d’avoir le courage d’annoncer que je mens. Malheureusement [mes détracteurs] ne possèdent pas une once de la foi de ce contemporain de Pharaon qui annonça que si [Moise] était un menteur, il connaîtrait certainement la destruction. S’ils faisaient montre de Taqwa à mon égard, il leur aurait suffi d’annoncer la même chose à mon propos pour ensuite voir si Allah m’accorde Son soutien ou s’Il détruit ma communauté. »

Par la grâce d’Allah, cette voix sortie d’un tout petit village s’est répandue dans 210 pays au monde : cela suffit pour prouver sa véridicité. Il est des coins reculés où l’Ahmadiyya était inconnue trente ou quarante ans auparavant. Or, non seulement le message de l’Ahmadiyya a-t-il atteint ces lieux, Allah y fait naître des gens dont la foi nous laisse bouche bée. Je vous en présente un exemple.

Le Bénin est un petit pays d’Afrique où une nouvelle Jama’at a été implantée en 2012. Il s’y trouve dans le village un Ahmadi nommé Ibrahim : il était déjà musulman et est un érudit. Il a grandi en sincérité et en fidélité après avoir embrassé l’Ahmadiyya et a prêché son message à ses proches et ses frères. Or, une dispute a éclaté entre lui et son frère qui disait qu’il tentait de les détourner de leur religion d’antan. Mais M. Ibrahim ne cessa pas pour autant de prêcher le message de l’Ahmadiyya, l’islam véritable ; et par la grâce d’Allah les habitants de trois villages se sont joints à la communauté grâce à ses efforts. Sur ce, le frère d’Ibrahim décida, avec l’aide d’un ami, de l’assassiner afin d’arrêter ses efforts en faveur de l’Ahmadiyya. Ibrahim a vu dans un songe que son frère aîné et son ami creusaient un trou pour y placer un objet. Trois jours après le rêve l’ami du frère est soudainement tombé malade et il est décédé. Le frère a accusé Ibrahim de l’avoir tué par la magie noire.

Ibrahim raconte : « Quelque temps après, dans un songe, j’ai vu mon frère s’était placé tout près d’un arbre et qu’il se mesurait. » Selon la tradition de la région, on mesure la dépouille du défunt avec l’écorce d’un arbre pour déterminer la taille de sa tombe.

Quelques jours plus tard la femme du frère d’Ibrahim, qui était enceinte, est tombée malade et elle est décédée deux jours après. Ses enfants sont tombés malades et ne se rétablissaient pas : il a donc répandu la rumeur qu’Ibrahim pratiquait la sorcellerie. Il est allé s’en plaindre au roi ou chef traditionnel de la région et lui a demandé son aide. Celui-ci lui a demandé de l’argent afin de résoudre l’affaire. Le chef a fait venir Ibrahim et il était furieux contre lui pour avoir accepté une nouvelle religion. Il le somma de l’abandonner, lui disant qu’au cas contraire il risquait de ne pas voir le prochain jour.  M. Ibrahim a expliqué qu’il a accepté cette religion la sachant vraie et qu’il ne l’abandonnerait pas. La vie et la mort sont, quant à elles, entre les mains d’Allah. Le chef a répliqué : « Je suis le dieu de la région et je fais ce que je veux. Vous savez très bien quelle sera ma décision. Quand j’affirme qu’untel mourra le lendemain, il meurt certainement. » M. Ibrahim a commenté : « Ces paroles s’appliquent à vos sujets. Je n’ai rien à dire à ce propos, mais en tout cas je n’abandonnerai pas cette religion, car c’est la vérité et le vrai islam. Le chef fut davantage courroucé et il demanda à ses employés d’incarcérer Ibrahim dans une chambre. Ibrahim leur a demandé de ne pas s’immiscer dans l’affaire et de le laisser partir et il leur a donné un peu d’argent, afin d’apaiser leur avidité. Le lendemain, loin de pouvoir accorder ou prendre la vie d’Ibrahim, le roi ou chef fut lui-même paralysé et il mourrut deux jours après. Suite à tous ces événements, le frère d’Ibrahim a demandé à ses proches de bien vouloir les réconcilier. « Je n’ai aucun différend avec personne et d’ailleurs nous sommes enclins à la réconciliation, car tel est le message véritable de l’islam. »

Le signe de la mort du chef a eu un grand effet et a fait beaucoup de bruit dans la région. Elle a prouvé la véridicité de l’Ahmadiyya.

Ainsi pareils événements démontrent aujourd’hui encore le soutien divin en faveur du Messie Promis (a.s.). Il déclare : « Je jure par Dieu que des milliers de signes sont apparus en ma faveur : d’autres apparaissent et il y en aura d’autres à l’avenir. Si cette communauté était une entreprise humaine, elle n’aurait pas joui de tant de soutien. Étant une œuvre d’Allah, elle jouit de Son soutien. »

Évoquant la nécessité d’un réformateur et d’un messie, il déclare : « Un temps vient où tout champ doit être moissonné : de même il est à présent temps d’éradiquer le mal. Les outrages et les insultes à l’encontre du véridique ont atteint leur comble. L’on n’accorde pas au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) une importance plus grande qu’un frelon ou une guêpe. Les gens craignent les frelons ou les fourmis, mais n’hésitent pas à insulter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). L’énoncé coranique « ils traitent nos signes de mensonges » s’applique à leur personne. Ils ont ouvert grand leur bouche pour proférer toutes les insultes imaginables. Il est temps pour Dieu de remédier à la situation. À pareille période, Il suscite toujours une personne animée d’une grande passion pour Sa grandeur et Sa gloire. Pareille personne jouit du soutien interne. En fait, c’est Allah Lui-même Qui accomplit toutes ces œuvres : or, Il engendre ces circonstances en accord avec Sa pratique. Vous ne trouverez aucun changement dans la Sounnah d’Allah. »

Ainsi Il l’a suscité selon Sa pratique.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « En étudiant les lois de la nature, l’on tire la conclusion que lorsqu’une affaire dépasse un certain seuil, des préparatifs se font au ciel. Son indicateur est que le temps des préparatifs est venu. Le grand signe en faveur des vrais prophètes, envoyés et réformateurs est qu’ils apparaissent au moment opportun, quand la nécessité se fait sentir. Oserez-vous jurer [au nom de Dieu] qu’il n’y a aucuns préparatifs au Ciel ? »

À l’époque les gens annonçaient qu’ils avaient besoin d’un réformateur, et ils le font également aujourd’hui. Même les mollahs du Pakistan le répètent, mais ils ne sont pas prêts à accepter le Messie Promis (a.s.).

Le Messie Promis d’ajouter : « Sachez qu’Allah accomplit tout Lui-même. [Son] œuvre sera accomplie même si moi et ma Jama’at nous nous enfermons dans une chambre ; et l’Antéchrist connaîtra le déclin. « Ce sont des jours que nous alternons parmi les hommes », [comme l’annonce le verset coranique.] La perfection divine présage le déclin [du Dajjal]. »

Lorsqu’on atteint l’apogée et l’on se croit tout-puissant d’avoir accompli tout progrès, dans la foulée débute le déclin. Ainsi donc, la déchéance des puissants [de ce monde] a débuté, qu’ils s’agissent des forces anti-islamiques ou de ceux qui se liguent contre le Messie Promis (a.s.).

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Son apogée prouve que son déclin est proche.  Sa prospérité et sa puissance sont des signes de sa destruction. Une brise fraîche souffle : l’œuvre divine s’accomplit lentement. »

Incha Allah l’œuvre sera accompli.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Même s’il n’y avait aucune preuve en ma faveur, face aux circonstances contemporaines, les musulmans auraient dû, tout affolés, chercher le Messie qui devait venir briser la Croix au lieu de l’inviter à venir résoudre leurs disputes [internes]. »

Leur sens de l’honneur pour l’islam aurait dû les pousser à chercher le Messie et non [à attendre] qu’il vienne résoudre leurs différends.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Sa tâche première est de briser la Croix ; et c’est justement ce dont nous avons besoin aujourd’hui. »

« L’athéisme est aussi en train de se répandre et j’ai été suscité afin de l’endiguer. […] C’est la raison pour laquelle je porte le nom de Messie Promis. Si les mollahs avaient à cœur le bien-être de l’humanité, ils ne m’auraient pas réservé ce traitement. Ils doivent se demander ce qu’ils ont gagné en lançant contre moi des fatwas. Qui peut arrêter ce qu’Allah a décrété ? »

Quel avantage tirent-ils de cette fatwa ? La Jama’at ne cesse de progresser car tel est le décret d’Allah et personne ne pourra l’arrêter.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ceux qui s’opposent à nous sont en fait à notre service : d’une manière ou d’une autre ils transmettent notre message à l’est et à l’ouest. »

Les opposants transmettent aussi le message de l’islam véritable, en attirant l’attention des gens. Nombre de personnes [m’]informent qu’elles se sont intéressées à l’Ahmadiyya suite à l’opposition de tel mollah ou à telle campagne menée contre la Jama’at. À présent grâce à Internet, la littérature de la Jama’at est aisément disponible, permettant ainsi aux gens de tirer leurs propres conclusions. Ceux-là se joignent en fin de compte à la Jama’at. Ainsi, l’hostilité des mollahs et des opposants est un moyen de prêcher le message.

Certains musulmans font ressortir qu’il existe déjà une pléthore de sectes islamiques et qu’ils appliquent déjà les préceptes de l’islam. Quelle est donc l’utilité de la Jama’at Ahmadiyya et pourquoi doivent-ils s’y joindre ? Le Messie Promis (a.s.) répond à cette objection, tout en ajoutant que certains ahmadis dans le passé ­­– et aujourd’hui encore – sont silencieux face à cette question.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Beaucoup mettent en doute la nécessité de cette communauté en demandant : « Ne prions-nous pas et ne jeûnons-nous pas déjà ? »  Ceux-là trompent les autres et il ne sera pas surprenant que des ignorants tombent dans leur piège et déclarent, en s’alliant à eux : « Pourquoi semer la division en établissant une communauté tandis que nous prions déjà, nous jeûnons et nous récitons des oraisons ?  Rappelez-vous que de tels propos sont dus à l’ignorance et à l’incompréhension. Je ne suis pas la cause de cette division : c’est Dieu le Tout-Puissant qui l’a entraînée. La foi s’est affaiblie, voire elle a presque disparu. Allah souhaite insuffler un nouvel esprit de foi par l’entremise de cette communauté. Les critiques de ces pourfendeurs sont infondées et grotesques. Il ne faut point nourrir pareilles suspicions en son cœur. Si l’on réfléchit profondément à ce propos, l’on ne nourrira plus ces doutes. Celui qui se contente des apparences pour annoncer que les autres aussi sont musulmans connaîtra promptement la destruction en raison de ses suspicions. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « J’ai reçu des lettres à ce propos de la part des membres de ma communauté. En apparence ils y appartiennent ; or ils affirment : « On nous a demandés : « Quelle est la raison d’être de cette Jama’at quand les autres musulmans, de toute apparence, prient, récitent la chahadah, jeûnent, accomplissent de bonnes œuvres et sont pieux ? » En dépit d’être membres de cette communauté, ces gens sont victimes de ces suspicions et après avoir entendu ces accusations, ils affirment qu’ils n’en connaissent pas la réponse. J’ai pitié de ceux-là quand je lis leurs lettres : ils n’ont pas compris l’objectif réel de mon avènement. Ils se contentent du fait que les autres musulmans respectent, de manière coutumière, les préceptes de l’islam et accomplissent leurs devoirs envers Dieu, quand, en réalité, leurs actes sont contraires à son esprit.

Il ne faut pas se contenter d’accomplir ces œuvres en apparence. Les actes d’adoration et autres obligations doivent être accomplis sincèrement. Ces critiques et ces suspicions ont l’effet d’un sortilège. Ils ne comprennent pas que j’ai été suscité afin d’accorder la foi réelle, celle qui protégera l’homme de cette mort qu’est le péché. Ceux qui se contentent de suivre des rituels ne possèdent pas ces vertus : ils se contentent des apparences et ne voient pas la réalité. Ils ont entre les mains la coque et ne possèdent pas le noyau. »

Certes les musulmans accomplissent des actions manifestes, mais elles sont dépourvues d’essence et de Taqwa. Le Messie Promis (a.s.) explique que si les actions de ceux qui se disent musulmans sont pieuses, pourquoi ne portent-elles pas leurs fruits ? »

Il ajoute : « Certains musulmans ne croient pas que leurs actes contredisent les préceptes islamiques : ils récitent la profession de foi, prient, jeûnent et paient également la zakat. »

Ces musulmans, qui ne font pas partie de la communauté Ahmadiyya, considèrent que toutes leurs actions sont en conformité avec les préceptes islamiques. « Comment en nous joignant à vous [les Ahmadis] comprendrons-nous mieux l’islam ? Nous récitons déjà la profession de foi, nous prions, nous jeûnons et nous payons la Zakat. » Or, il n’en est pas ainsi.

Le Messie Promis (a.s.) continue : « Je ne considère pas que l’ensemble de leurs actes soient pieux : ils ressemblent à l’écorce dénuée de noyau. Car si ces œuvres sont pieuses, pourquoi n’en voit-on pas les résultats escomptés ? Ces œuvres seront pieuses lorsqu’elles seront entièrement exemptes de la moindre trace de corruption. Mais ce n’est pas ce que je constate. Je ne crois pas qu’une personne croyante et pieuse, accomplissant des actes de bonté, puisse être l’ennemi des véridiques.  Or, mes détracteurs me considèrent sans foi et athée : ils ne craignent pas Dieu.

Je jure au nom d’Allah le Très-Haut qu’Il m’a nommé et envoyé. Si [mes détracteurs] avaient un peu de considération pour la grandeur d’Allah l’Exalté, ils ne m’auraient pas rejeté : ils L’auraient craint, de peur de déshonorer Son nom. Cela n’aurait été possible que s’ils possédaient une véritable foi en Allah l’Exalté, et s’ils craignaient le Jour du Jugement, et si leurs actions étaient en conformité avec la déclaration coranique stipulant qu’il ne faut pas parler au sujet de ce que l’on ignore.

Le but de la venue du Messie Promis (a.s.) était de protéger l’islam des troubles et des attaques internes et externes. D’ailleurs, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous en avait donné la nouvelle.

Étayant ce point le Messie Promis (a.s.) déclare : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prédit l’émergence de deux types de troubles à la fin des temps : internes et externes. Le trouble interne résultera de l’écart des musulmans du droit chemin : ils se laisseront influencer par des actes sataniques. »

Aucune de leurs œuvres ne sera un acte de piété.

« Ils outrepasseront toutes les limites fixées par Allah en s’impliquant dans des vices : ils s’adonneront à l’adultère, consommeront de l’alcool, commettront toutes sortes de transgressions. Ils ne se soucieront guère des interdictions divines, abandonneront le jeûne et les prières. Ils rejetteront les commandements divins et tourneront en dérision les commandements coraniques. »

Les troubles internes résulteront du déclin [moral] des musulmans. C’est le constat que nous pouvons dresser chez la majorité des musulmans. D’ailleurs, dans le monde islamique, les musulmans sont en train de s’entre-déchirer.

« Le trouble externe naîtra des attaques lancées contre le caractère noble du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Nous pouvons en faire le constat aggravant aujourd’hui.

« On lancera des attaques blessantes et vexantes contre l’islam. Tout sera fait pour tenter de faire accepter la divinité du Messie et sa crucifixion maudite. Afin de remédier à ces troubles internes et externes, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait donné la bonne nouvelle qu’une personne serait choisie dans sa communauté à cette époque afin de mettre un terme aussi bien aux conflits externes qu’à la religion de la Croix : à cet égard il portera le titre de Messie, fils de Marie. Il mettra également fin aux dissensions internes et il guidera ceux qui se sont éloignés du droit chemin pour les mener sur la voie de la réforme : à cet égard il portera le titre de Mahdi. Le verset [de la sourate Jumu’ah affirmant] qu’il sera suscité parmi ceux des derniers temps y fait allusion. »

Ayant accepté le Messie Promis (a.s.), notre relation avec Allah l’Exalté et notre niveau de Taqwa doivent être bien meilleurs que ceux des autres musulmans. Notre condition doit être différente et bien meilleure que celle des autres musulmans. Nos actes doivent se conformer à la volonté divine et doivent être pieux.

Le Messie Promis (a.s.) déclare à cet égard : « Après avoir fait la Bai’ah, les gens ne doivent pas simplement se contenter de croire que ce mouvement est vrai. » Le simple fait d’en reconnaître la véracité ne suffit pas pour être récipiendaire des bénédictions qui y sont liées.

Il continue : « Allah ne se satisfait pas d’une simple acceptation : elle doit être accompagnée de bonnes œuvres. Tentez de devenir pieux lorsque vous entrez dans ce mouvement, protégez-vous de tout type de péché, passez votre temps, jour et nuit, dans les supplications. Lorsque Dieu éprouve un individu, Sa colère est très prononcée. En pareils temps, faites des supplications, de l’aumône, de la charité, contrôlez votre langue, accomplissez constamment l’istighfar, et implorez Dieu dans vos Salats. Comme le dit ce célèbre adage : « Demander avec insistance ne tue personne. » Le simple fait de croire ne suffit pas. Si une personne ne rectifie pas ses actes après avoir cru, elle ne tirera aucun profit de sa foi : déclarer ensuite que la Bai’ah n’a pas été profitable ne rime à rien. Allah ne se satisfait pas de simples paroles. »

Le Messie Promis (a.s.) définit l’acte de piété en ces termes : « Dieu dans le Saint Coran a lié la foi à l’accomplissement de bonnes œuvres. Sont considérées comme telles toute action exempte de la moindre trace de corruption. Sachez que des voleurs sont toujours à l’affût des actions de l’homme. Qui sont-ils ? Ils se prénomment ostentation – ou le fait d’étaler ses propres actions – et vanité – ou l’autosatisfaction, c’est-à-dire le fait de tirer plaisir d’une œuvre accomplie. Ainsi, [en nombre de situations] l’homme est coupable de maints forfaits et péchés qui réduisent à néant ses bonnes œuvres. Les œuvres méritoires sont, quant à elles, exemptes de toute iniquité, vanité, ostentation ou orgueil, et de toute intention de nuire aux intérêts d’autrui. Les bonnes œuvres sauveront l’homme ici-bas tout comme elles le feront dans l’Au-delà. »

Celui qui accomplit de bonnes œuvres, méritera la satisfaction et les récompenses divines. De même, si dans ce monde, l’on accomplit de bonnes œuvres, l’on se protégera de nombreux soucis et de nombreuses souffrances.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « S’il existe au sein d’un foyer un seul individu dont la conduite est exemplaire, sa maison toute entière sera sauvée. Sachez que sans bonnes œuvres votre déclaration de foi à elle seule ne vaut pas grand-chose. Lorsqu’un médecin prescrit une ordonnance, le but est de se procurer les médicaments mentionnés et d’en utiliser. Si le patient ne prend pas les médicaments et qu’il laisse dans un coin la prescription, quel profit en tirera-t-il ? Vous vous êtes repentis : Dieu souhaite voir à l’avenir à quel point vous vous êtes purifiés. Nous sommes à une époque où Dieu souhaite distinguer les personnes sur la base de leur Taqwa. Beaucoup émettent des critiques à l’égard de Dieu, sans se préoccuper d’abord de leur propre personne. Les souffrances endurées par un individu découlent de ses actes, car Allah est Miséricordieux et Généreux. »

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « D’aucuns sont conscients du péché tandis que d’autres ne le sont pas. Par conséquent, Allah a rendu obligatoire pour toujours l’istighfar afin que l’on puisse rechercher la protection d’Allah contre tout péché – manifeste ou caché, connu ou inconnu, qu’il soit commis par la main, les pieds, la langue, le nez, ou les yeux. »

C’est-à-dire, qu’il faut éviter tout péché, et éviter d’utiliser une partie de son corps pour en commettre. C’est pour cette raison qu’il est important d’accomplir l’istighfar afin que chaque partie du corps soit protégée des péchés.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Ces jours-ci, la prière d’Adam devrait être particulièrement récitée :

رَبَّنَا ظَلَمْنَا أَنْفُسَنَا وَإِنْ لَمْ تَغْفِرْ لَنَا وَتَرْحَمْنَا لَنَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِينَ

« Notre Seigneur, nous avons agi injustement envers nous-mêmes ; et si Tu ne nous pardonnes pas, et si Tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons assurément du nombre des perdants. » (7 : 24)

Cette prière a déjà été acceptée. Ne menez pas une vie de négligence. Quiconque s’abstient d’une insouciance ne sera probablement jamais affligé de grandes calamités. »

C’est-à-dire, celui qui mène une vie animée par la crainte de Dieu ne sera jamais sujet à de grandes difficultés ou problèmes.

Il continue : « Car de tels malheurs n’arrivent jamais sans la permission divine. À ce propos, j’ai reçu la prière suivante en révélation :

رَبِّ کُلُّ شَیْءٍ خَا دِمُکَ رَبِّ فَا حْفَظْنِی وَانْصُرْنیِ وَارْحَمْنِی

Il ajoute : « J’ai la ferme croyance que toute chose se trouve entre Ses mains : Il possède le pouvoir de tout faire, avec ou sans les moyens. C’est pour cette raison que nous devons réciter ces prières et en saisir l’essence.

Chaque ahmadi, chacun des nôtres doit accomplir son analyse de conscience, afin de jauger si nous respectons les exigences de notre croyance et du serment d’allégeance prêté au Messie Promis (a.s.). Après analyse je constate que beaucoup parmi nous n’accomplissent pas régulièrement les Salats et sont indifférents à cet égard. Certains n’accomplissent pas du tout l’istighfar et ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers autrui. Si tel est notre cas, comment affirmer que nous accomplissons de bonnes œuvres et que nous respectons les exigences de la bai’ah prêtée aux mains du  Messie Promis (a.s.) ? Ceux qui l’ont rejeté sont coupables de péché : si nous ne nous réformons pas après avoir accepté le Messie Promis (a.s.) et que nous violons notre engagement, nous serons tout aussi pécheurs. Tout inquiets, nous devons accomplir notre examen de conscience. Qu’Allah fasse que nous ne célébrions pas le Jour du Messie Promis (a.s.) par simple tradition, mais que nous respections les exigences de notre foi en lui et que nous puissions nous protéger de tous troubles internes et externes. Qu’Allah nous préserve pour toujours sous Sa protection et qu’Il nous protège des difficultés et malheurs.

Aujourd’hui, je souhaite également annoncer une bonne nouvelle. Le journal Al-Hakam qui était publié à Qadian et dont la publication avait repris en 1934 et qui s’était arrêté par la suite, sera désormais publié à partir d’aujourd’hui en anglais, en ce jour de la journée du Messie Promis (a.s.). C’était le premier journal de l’époque du Messie Promis (a.s.) : il sera disponible en quelques copies imprimées, mais chaque numéro sera disponible sur internet et sera diffusé tout de suite après ce sermon sur le site : www.alhakam.org. Une application Al-Hakam sera également disponible pour les téléphones et les tablettes, et permettra de télécharger le magazine et de le lire à sa convenance. Ces applications seront disponibles en téléchargement sur différents systèmes d’exploitation tels que Apple et Android. Ce numéro est consacré spécialement au Jour du Messie Promis ; et par la suite chaque vendredi un nouveau numéro sera disponible. Quelques copies imprimées seront également disponibles. Les gens peuvent en profiter. Qu’Allah fasse que cette publication ne s’arrête jamais. Il sera publié en anglais : il sied donc aux anglophones d’en tirer le maximum de profit.  


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)