L'Islam et l'Ahmadiyya au Japon - sermon du 08-11-2013

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Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya, le 08 novembre 2013, à Nagoya, au Japon. Après le Taouz, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, il a dit :

Par la grâce de Dieu après sept ans j’ai de nouveau l’occasion de m’adresser directement aux ahmadis du Japon. A l’instar des autres djama’at celle du Japon a, elle aussi, accompli de grands progrès : sa sincérité, sa loyauté et ses sacrifices financiers ne cessent de croître. Mais elle ne doit pas [pour autant] se satisfaire du progrès accompli, de son nombre qui a augmenté, de ses sacrifices importants, d’avoir acquis un nouveau bâtiment qui sera consacré à l’adoration de Dieu. Je présenterai par la suite des détails [concernant la mosquée] : il s’agit d’un vaste édifice qui suffira pour les prières et pour organiser, pour un certain temps, la Jalsa Salana ; il s’y trouve des bureaux, une maison d’hôte, la mission house et d’autres aménités.

La djama’at du Japon a consenti de grands sacrifices pour l’acquérir mais il convient de rappeler que nous remplirons nos devoirs quand nous comprendrons et traduirons dans la pratique les conseils prodigués par le Messie Promis (a.s). C’est là une obligation qui incombe à tout véritable musulman.

Des sacrifices ou des actes incités par un enthousiasme temporaire peuvent, chez certains, engendrer la piété et si elles sont accomplies pour Dieu, elles attireront certainement Ses faveurs. Cependant après notre allégeance au Messie Promis (a.s.) nous atteindrons notre objectif en faisant preuve de constance, quand nos œuvres attirerons le plaisir de Dieu et quand nous nous souviendrons du but de l’établissement de la djama’at Ahmadiyya.

Le Messie Promis (a.s) affirme à cet effet : « Le but premier de tout être humain est d’acquérir les excellences des Munim ‘Alaihim (récipiendaires des faveurs divines) évoqués [dans le verset] Sirat alazina an’amta [de la sourate Al-Fatiha]. Les membres de ma djama’at doivent prêter une attention particulière à ce propos, car en fondant ce mouvement Dieu désire préparer une djama’at qui sera à l’image de celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), afin qu’à notre époque ses membres puissent témoigner de l’authenticité et de la grandeur du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). »

Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avaient cessé de sacrifier leurs vies et leurs biens. La crainte de Dieu au cœur ils ont rempli leurs devoirs envers Lui, ils Lui ont supplié, ils n’étaient jamais fiers de leurs sacrifices, mais demandaient à Allah de les accepter. Ils ont perfectionné leurs ibadah ; durant la journée leurs commerces ou leurs occupations ne les ont pas distrait du souvenir de Dieu. Ceci doit être pour nous tous l’idéal à atteindre, car selon le Saint Coran le but de notre existence est l’adoration de Dieu. Et c’est pour cela que nous bâtissons des mosquées.

Les ambitions de ce monde ont leur point culminant : une fois arrivé au sommet on peut se satisfaire d’avoir atteint son but et profiter ici-bas les fruits de ses efforts. Cependant l’adoration de Dieu est une voie sans fin : de nouvelles portes ne cessent de s’ouvrir à celui qui la parcourt, le rapprochant de Dieu au fur et à mesure. La récompense finale lui sera remise après sa mort : il progressera sans cesse, grâce à la miséricorde infinie de Dieu, et il profitera des faveurs qui dépasseront son entendement. C’était là l’objectif des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), ils n’ont cessé de se perfectionner, tant et si bien qu’Allah a dit à leur propos : « Allah est content d’eux. ».

Voilà l’idéal fixé par le Messie Promis (a.s) pour ses disciples : il désire qu’ils atteignent le but de leur existence et qu’ils progressent sur cette voie afin de profiter indéfiniment des faveurs de Dieu.

Il affirme qu’il faut que ses suivants témoignent, par leur comportement, de l’éminence du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Mais leur honneur à tout deux dépend-t-il d’une action quelconque de notre part ? Le souhait du Messie Promis (a.s.) est que nous opérions une révolution dans nos œuvres en pratiquant les préceptes du Coran et en suivant la sunnah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ceci doit être si apparent que le monde admette que nous avons respecté les exigences du Coran et la sounnah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Cependant ce sera une réalité quand nous remplirons nos devoirs envers Dieu et envers les hommes et après avoir atteint les sommets de l’Ibadah. Pour ce faire, il faut que nous soyons des modèles d’excellences.

Selon le rapport que j’ai reçu un avocat japonais, un ami de la communauté, vous a aidé bénévolement à surmonter les obstacles administratifs pour [l’ouverture] de votre mosquée. Il a été motivé par le seul fait que la djama’at, s’acquittant de ses devoirs envers l’humanité, est venu en aide aux sinistrés des séismes et du tsunami [qui avaient frappé le Japon]. A ses yeux ces œuvres étaient si louables que le Japon est redevable envers la djama’at et c’est la raison pour laquelle il n’a pas réclamé d’honoraires pour ses services. La djama’at Ahmadiyya n’est pas venu en aide aux sinistrés pour mériter quelque faveur [en retour] : elle a accompli son devoir et ne cessera de le faire là où la souffrance existe.

Cet avocat japonais a fait preuve de noblesse de caractère et a loué le peu de service rendu par la djama’at et il s’est rapproché de celle-ci. Il nous incombe à nous de servir l’humanité – même si les autres nous aident ou pas – et d’expliquer aux autres que ces devoirs ont été définis par le Saint Coran et la pratique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Ce faisant on nous connaitra mieux et d’autres, à l’instar de cet avocat japonais, feront les éloges de la djama’at et la renommée de l’Islam s’en trouvera grandi.

Après avoir rempli les formalités légales vous aurez insha Allah ce bâtiment, qui aura l’architecture d’une mosquée et qui portera le nom de Baitul-Ahad. La renommée de la djama’at grandira ; ce sera un moyen pour mieux faire connaître les préceptes de l’Islam et comme l’avait affirmé le Messie Promis (a.s) les Japonais sont intéressés par l’Islam, en raison de leur noblesse de caractère et de leur nature vertueuse. Le Messie Promis (a.s) avait d’ailleurs recommandé d’écrire un ouvrage en langue japonaise afin de leur présenter le message de l’Islam, un ouvrage qui est en cours de préparation.

A la lumière de ces faits, vous tous qui êtes ici, dont une majorité de Pakistanais et d’anciens ahmadis, il vous incombe d’examiner vos œuvres car la population d’ici vous scrutera de très près [après l’ouverture de la mosquée]. Quand vous leur présenterez l’Islam ils jaugeront vos actions et votre relation avec Dieu et ne seront pas intéressés par les sacrifices que vous avez consentis pour bâtir la mosquée. Ils voudront connaître la révolution qui s’opérera en leurs personnes en se joignant à vous.

Sur le plan du progrès matériel les Japonais vous ont dépassés très loin et ils sont d’une grande amabilité dans leur attitude. Les seules nouveautés que nous pourrons leur offrir sont la méthode pour établir une relation vivante avec Dieu, leur informer que l’Islam est la seule religion vivante, comment adorer Dieu, leur indiquer aussi que Dieu exauce les prières. Mais avant tout cela il faudra que nous scrutions les profondeurs de nos êtres, que nous renforcions notre relation avec Dieu et que nous protégions nos prières. Nous devons aussi remplir nos devoirs, faire régner l’amour et la compassion dans nos relations, et faire en sorte que nos valeurs et notre bienveillance dépassent de loin celles du peuple japonais.

En apparence ils font preuve d’une grande courtoisie, ils éprouvent de la sympathie à l’égard de l’humanité, et ils retournent une faveur suite à une faveur reçue comme l’enjoint l’Islam. Profitez pleinement de cette distinction du peuple nippon, de leur amabilité et de leurs excellences. Pour ce faire il faudra que les ahmadis du Japon leur présentent les beautés de l’Islam et l’exemple pratique d’une relation entre Dieu et son serviteur. Ils devront à tout instant avoir en ligne de mire les préceptes du Coran, l’exemple du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), ainsi que les directives du Messie Promis (a.s.).

Je présente ici quelques-uns de ses conseils. En premier lieu sachez que Dieu nous demandera des comptes sur nos engagements. Nous avons prêté allégeance au Messie Promis (a.s.) : ceci est un engagement et il ne suffit pas de se contenter de la forme. Les anciens ahmadis, quant à eux, ne doivent pas croire qu’il leur suffit de renouveler leur allégeance aux mains du Calife. Le serment d’allégeance à ses exigences que le Messie Promis (a.s.) nous a présenté dans les 10 conditions de la Bai’ah dont le résumé est de préférer la foi à ce bas monde.

Il dit à ce propos : « …dans le serment [d’allégeance] je vous demande de promettre de préférer la foi à ce bas monde. Cette condition existe afin que je puisse jauger à quel point l’initié applique dans son quotidien [les conditions de] ce serment d’allégeance. »

« Vous n’hésitez pas à remuer ciel et terre pour des gains matériels. Mais vous ne ressentez pas la même détresse pour la foi, vous ne faites pas ce qui est nécessaire afin d’avoir à tout instant la personne de Dieu devant les yeux, des efforts qui vous pousseront à calquer votre vie sur les préceptes de Dieu. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Je désire ardemment qu’il y ait un changement pur en ma djama’at ; mais nous n’en sommes pas encore là. La détresse que je ressens est décrit dans ce verset : « …il se peut que tu te désoles à en mourir parce qu’ils ne croient pas. » (Le Saint Coran, chapitre 26, verset 4).

Je ne désire pas qu’au moment du serment d’allégeance l’on se contente de répéter quelques paroles à l’instar d’un perroquet : cela n’est d’aucun avantage, apprenez plutôt comment purifier votre âme, ceci est primordial. »

Décrivant l’objectif principal du serment d’allégeance le Messie Promis (a.s.) déclare : « Insufflez en vous un changement pur, soyez un homme nouveau. Il est essentiel pour chacun d’entre vous de comprendre ce secret et de provoquer un tel changement afin qu’il puisse se dire différent de ce qu’il était auparavant. »

Il est important pour nous de ressentir l’inquiétude du Messie Promis (a.s.) ; ses propos concernaient ceux qui profitaient en personne de sa compagnie. S’ils n’avaient pas encore atteint la norme requise par le Messie Promis (a.s.) et s’ils avaient des manquements, sachez qu’à notre époque ces lacunes ont pris de l’ampleur : il faudra redoubler d’efforts pour nous en débarrasser et c’est là que nous pourrons dissiper ses soucis. Il était inquiet parce que ses disciples n’avaient pas encore atteint le stade des croyants. Le Saint Coran a lui aussi soulevé cette question à propos de ceux qui acceptent [le prophète]. Il affirme que ces derniers peuvent se dirent musulmans, obéissants, attachés à la communauté, avoir accepté le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en tant que sceau des prophètes, et le Messie Promis dont il avait annoncé l’avènement. Ils lui ont prêté allégeance et se sont joints à lui, mais leur foi n’a pas encore atteint le stade de la perfection. La vraie foi à de nombreuses exigences qu’il convient de remplir.

Japon-Jummah
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Il est dit, à titre d’exemple, que les croyants portent l’amour le plus fort pour Allah. Ceci implique qu’aucune relation mondaine n’est important face à celle qui nous lie avec Dieu. A maintes reprises le Saint Coran stipule que la foi doit être accompagnée de bonnes œuvres afin pouvoir mériter le plaisir de Dieu. Celle qui est la plus importante est l’adoration de Dieu.

Le croyant est aussi celui qui réconcilie les hommes et qui ne sème pas la discorde. Il œuvre pour le bien de l’humanité, il appartient à ce peuple supérieur qui enjoint le bien et qui interdit le mal. Il respecte ses engagements ; il ne se contente pas de dire la vérité : ses propos sont exempts de toute ambiguïté et de toute équivoque. Il est prêt à témoigner contre ses proches et il est animé de ce désir de se sacrifier pour les autres. Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’étaient sacrifiés les uns pour les autres et sont pour nous des références.

Le croyant évite aussi d’entretenir toute mauvaise opinion à l’égard des autres. Il ne se fonde pas sur des rumeurs pour éprouver de la rancune ou de l’antipathie à l’égard d’autrui. Si chacun d’entre vous appliquent à 100 % ce seul précepte votre progrès sera fulgurant.

Dieu nous ordonne aussi de bien traiter nos épouses. D’aucuns parmi vous se sont mariés avec des Japonaises : s’ils les traitent avec compassion comme le préconise l’Islam, ils pourront présenter aux proches de ces dernières les véritables valeurs de l’Islam.

Les croyants se pardonnent les uns les autres et font preuve d’indulgence. L’humilité est aussi un autre trait de leur caractère. Le Messie Promis (a.s.) l’évoque en ces termes dans un de ses poèmes :

A vos yeux, soyez le plus méprisable d’entre tous,

Peut-être cela vous permettra d’accéder au Paradis

C’est-à-dire considérez-vous le plus inférieur des hommes et c’est là que vous mériterez l’amour de Dieu. Si vous désirez Sa proximité sachez que l’humilité est la condition sine qua non, car Il déteste l’arrogance.

Les membres du bureau exécutif doivent, dans leurs cercles respectifs, être humbles et il en est de même des membres de la djama’at en général. Ils doivent réprimer leur colère – c’est là une autre distinction d’un croyant – ils doivent respecter leurs engagements, car Allah nous questionnera à ce propos. Nous avons prêté allégeance aux mains du Messie Promis (a.s.) et il nous incombe de comprendre cette promesse, de la mettre en pratique, de la respecter. Tout cela sera possible quand nous accomplirons des bonnes œuvres, quand nos vies seront à l’image des préceptes de Dieu, quand nous suivrons les directives du Messie Promis (a.s.) afin d’atteindre le but de sa communauté.

Chacun doit se demander si sa vie reflète les préceptes du Coran, s’il est à la hauteur des attentes du Messie Promis (a.s.) à son égard, si ses actions sont un moyen pour mériter le plaisir de Dieu.

« A vos yeux, soyez le plus méprisable d’entre tous, peut-être cela vous permettra d’accéder au Paradis… », dit le Messie Promis (a.s.). Si chacun d’entre nous applique ce principe nous nous pardonnerons les uns les autres, nous éviterons tout soupçon, et nous ferons progresser à grands pas la communauté.

Comprenons la douleur et les inquiétudes du Messie Promis (a.s.) : ceci sera propice à la purification notre âme. Faisons naître cet amour, cette compassion et cette fraternité mutuelle qu’il désirait tant voir en nous. Au lieu de chercher à connaître les défauts d’autrui cherchons leurs mérites.

Le Messie Promis (a.s.) affirme à ce propos : « Mettez de côté disputes, colère et inimitié, car il est grand temps que vous oubliez ces querelles inutiles pour vous consacrer à des tâches plus importantes et glorieuses. […] Sachez que si votre vie est à l’image des préceptes divins et si vous soutenez Sa religion Dieu enlèvera tous les obstacles et vous triompherez. » La tâche importante vers laquelle il nous invite est de répandre la religion de Dieu.

Notre devons nous évertuer à atteindre le but de l’avènement du Messie Promis (a.s.), qui était de rapprocher l’homme de Dieu, de remplir nos devoirs envers les autres et attirer leur attention à ce propos. Cette tâche sera possible quand nous nous efforcerons à être de véritables croyants et quand nous ferons connaître aux autres le beau message de l’Islam.

Il incombe à chacun d’entre nous de faire notre analyse de conscience. La djama’at du Japon est petite : s’il s’y trouve une poignée d’individus dont les actions contredisent les paroles toute la djama’at sera affectée, les adolescents et les enfants en particulier, et ils s’éloigneront de la religion. Et en voyant pareilles contradictions ces Japonais qui sont proches de la l’Ahmadiyya pourront eux aussi s’en écarter ; il en sera de même de ces Japonais ou Japonaises qui se sont mariés avec des Ahmadis. C’est là une situation très inquiétante.

La première responsabilité incombe au président de la djama’at ainsi qu’au missionnaire-en-charge, car ils ont le rôle d’un père [au sein de la communauté] : qu’ils se réforment en premier. La plus grande responsabilité incombe à celui qui occupe une position importante et qui possède les connaissances nécessaires. Il en serait tout autre s’il était ignorant ; mais si en dépit de son savoir il ne pratique pas ce qu’il sait, il aura des comptes à rendre à ce sujet. Il incombe aussi à tout membre de la communauté ainsi qu’aux responsables de faire leur examen de conscience. Si vous manquez à vos devoirs en tant que membre de l’exécutif n’êtes vous pas en train d’attiser le mécontentement au sein de la communauté ? Les responsables des organisations auxiliaires doivent eux-aussi effectuer leur l’examen de conscience. Tout le monde aura des comptes à rendre sur ses responsabilités.

Un autre point important est que toutes les réunions doivent se faire en langue japonaise : j’ai reçu des doléances à ce sujet. Les quelques Japonais qui sont présents [pour les rencontres de la djama’at] doivent comprendre ce qui se dit et on peut, par la suite, présenter une traduction en ourdou pour ceux ou celles qui ne maîtrisent pas le japonais. En tout cas il ne faut pas que les discours soient en ourdou et que la traduction soit en japonais : il faut que ce soit le contraire. Il convient aussi d’impliquer le plus possible les ahmadis japonais, en leur demandant de prononcer des discours, en leur enseignant ce qu’est la Nizam-i-Jama’at (le fonctionnement de l’organisation de la djama’at).

Votre nouvelle mosquée vous ouvrira de nouvelles voies pour le tabligh. Il convient à tout ahmadi, doué de savoir, de se tenir tel un gardien sur cette voie afin de guider ceux qui la parcourent. Mais cette tâche sera impossible tant que vous n’avez pas forgé un lien solide avec Dieu, tant que vous ne L’adorerez pas, et tant que vous n’avez pas compris que Dieu est Indépendant et qu’Il n’est apparenté à personne. Honorable à Ses yeux est celui qui marche sur les voies de la Taqwa, celui qui a rempli ses devoirs envers Dieu, qui accomplit des bonnes œuvres et qui s’efforce de guider la création de Dieu. Honorables à Ses yeux sont les véritable croyants, ceux qui éprouvent de la compassion les uns à l’égard des autres.

Sachez aussi que ces responsabilités n’incombent pas uniquement aux titulaires de poste : tous les ahmadis, hommes et femmes, jeunes et vieux sont concernés. Au lieu de chercher les manquements des responsables, les ahmadis doivent, en ayant accompli leur analyse, établir une relation vivante avec Dieu et essayer d’être Son serviteur. Préparez-vous à assumer vos devoirs envers votre nouvelle mosquée. Faites en sorte que vos sacrifices soient acceptés par Dieu, une tâche qui sera possible en implorant Son aide et en faisant preuve d’humilité.

Voici à présent quelques détails concernant la nouvelle mosquée. Elle est d’une superficie de 3000 m², 60 % du site est couvert, la salle de prière peut accueillir 500 fidèles et a coûté 800 000 dollars tous frais compris.

La djama’at du Japon, qui est très petite, a fait de grand sacrifices pour l’acquérir. Beaucoup ont offert des sommes considérables : les enfants ont donné leur argent de poche, les femmes leurs bijoux et d’aucuns ont vendu leur maison au Pakistan pour offrir les sommes recueillies pour l’achat de ce bâtiment. Certains ont même vendu leurs bijoux de famille. Qu’Allah accepte ces sacrifices et qu’Il bénisse vos biens et vos personnes. Les démarches administratives sont presque terminées ; si elles l’étaient déjà j’aurai pu diriger la prière [de Jummah] dans la nouvelle mosquée. L’avocat japonais que j’ai évoqué disait qu’il aurait réclamé au moins 20 000 dollars s’il avait demandé ses honoraires. C’est là une grande faveur de Dieu et qu’Il lui en récompense.

Vous avez commencé à chercher un site pour votre mosquée il n’y a que quelques mois de cela, et quoique vous avez fait de grands sacrifices financiers, l’histoire de cette acquisition prouve que sans la grâce de Dieu cela n’aurait pas été possible. Tout cela doit nous pousser à remercier Dieu davantage.

Ces faveurs divines, que nous voyons partout dans le monde, sont la réplique de Dieu aux déclarations fracassantes des ennemis de la communauté qui, à l’époque du deuxième Calife, avaient juré de détruire Qadian et d’anéantir l’Ahmadiyya. Sur ce le deuxième Calife avait lancé le plan Tahrik-i-Jadid, affirmant que notre réponse à nous sera de répandre l’Ahmadiya dans le monde. Les ahmadis ont sacrifié leurs richesses, des missionnaires ont été envoyés dans les quatre coins du monde, nous avons construit des mosquées, des hôpitaux et des écoles. On ne sait guère s’il reste une trace de ceux qui voulaient réduire Qadian en poussière, cependant aujourd’hui l’Ahmadiyya s’est implanté dans plus de 200 pays. Nous bâtissons tous les ans des mosquées et des centaines de milliers de gens embrassent l’Islam grâce à l’Ahmadiyya.

Cette année la djama’at du Japon a reçu une mosquée, chose qui paraissait impossible dans un avenir proche ; remercions Dieu pour cette faveur. Cependant c’est en nous réformant, comme Dieu l’exige, que nous pourront remplir notre devoir. Qu’Il nous en accorde la possibilité.

A la fin de son sermon le Calife a évoqué la fin de la 79e année du plan Tahrik-i-Jadid et le début de la nouvelle année. Selon les rapports les contributions s’élèvent à 7, 869, 100 livres sterling ce qui représente une augmentation de 650,000 livres sterling par rapport à l’année précédente. Le Pakistan maintient sa première position et les dix premiers pays en ordre décroissant sont : l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde, l’Indonésie, l’Australie, deux pays du Golfe, le Ghana et la Suisse. Par la grâce de Dieu, l’Allemagne a fait un bond énorme avec une augmentation de plus de 350 000 Euros ; elle a dépassé les Etats-Unis par 182 000 Euros, tandis que le Royaume-Uni a recueilli 400 000 livres sterling de plus que le Canada.

Le Calife avait exigé à la djama’at de l’Allemagne de ne pas accepter les contributions des ahmadis qui travaillent dans le commerce de l’alcool et de la chair de porc. L’Amir de la djama’at de l’Allemagne ainsi que l’Amila avaient exprimé leurs soucis de voir les contributions décroitre suite à cette restriction. Mais dès la première année de son application les contributions de l’Allemagne ont augmenté.

Les Etat-Unis est en première position pour les contributions par habitant, suivi de la Suisse, l’Australie, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Norvège, la France, la Belgique et le Canada.

En termes de progression en monnaie locale, les premiers pays sont : le Ghana, l’Allemagne, l’Australie, le Pakistan, le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde et les USA. Cette année 225 000 nouveaux contributeurs ont participé dans le fond Tahrik-i-Jadid.

Les premières djama’at parmi les pays africains sont : le Ghana, le Nigeria, l’Ile Maurice, le Burkina Faso, la Tanzanie, la Gambie, le Bénin, le Kenya, la Sierra Leone et l’Ouganda. La Sierra Leone a augmenté le plus le nombre de ses contributeurs, suivi du Mali, du Burkina Faso, de la Gambie, du Bénin, du Sénégal, du Libéria, de l’Ouganda et de la Tanzanie.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce sermon)