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Rêves et visions des compagnons du Messie Promis (a.s.)

Sermon du 28 décembre 2012 - par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 28 décembre 2012 Sa Sainteté le Calife a présenté quelques rêves et visions de certains compagnons du Messie Promis (a.s).

Hadrat Muhammad Fazil (a.s.) rapporte qu’après son retour de Qadian, il prêcha le message de l’Ahmadiyya à son professeur. Un soir il vit en songe le Messie Promis (a.s) le tenir par la main droite et l’entraîner dans une marche rapide. Il se vit à Médine, tout près des résidences du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) et mais le Messie Promis (a.s) n’était plus autour de lui. Muhammad Fazil vit aussi neuf maisons en terre battues et en déduisit que c’étaient les demeures des épouses bénies du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Il vit aussi ce qui lui sembla être la mosquée du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Le matin il raconta ce rêve à son professeur et lui offrit le livre du Messie Promis (a.s) intitulé A’ina Kamalat Islam. Quinze jours plus tard, son professeur partit pour Qadian et prêta allégeance aux mains du Messie Promis (a.s).

Hadrat Nizam ud Din Sahib (a.s.) fit sa Bai’ah en 1890. Il raconte qu’il vit souvent le Messie Promis (a.s) avant sa conversion. Une fois quand il sortit de la mosquée Moubarak à Qadian il vit deux hommes bien habillés qui demandaient à voir le Messie Promis (a.s). Il leur demanda de l’accompagner ; mais ces derniers le convièrent à marcher derrière eux, afin qu’ils puissent reconnaître le Messie Promis (a.s) eux-mêmes. Ils virent le Messie Promis (a.s) dans une réunion informelle. Les deux hommes lui demandèrent si son nom était Ghulam Ahmad et s’il se prétendait être le Messie Promis (a.s) : celui-ci répondit affirmativement. L’un des visiteurs lui présenta alors la salutation du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).



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Un des visiteurs rapporta un rêve : il vit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) poser sa main sur l’épaule droite du Messie Promis (a.s) et dire : « C’est lui [le] Messie. Prête lui allégeance et transmet-lui mes salutations. ». Nizam-Ud-Din, qui fut témoin de toute cette scène, rapporte : « Ceci m’ébranla profondément. Et je pria épris d’une grande humilité. Dès cette nuit je reçus de bonnes nouvelles de la part de Dieu et je prêta allégeance au Messie Promis (a.s) par la suite.

Dans un rêve je vit que je nageais dans une rivière qui coulait d’Est en Ouest et dont l’eau était étincelante et limpide. Quelqu’un sur la berge me héla et me demanda de regarder dans [la région de] mon cœur : celui-ci était tout sec en dépit de l’eau qui m’entourait. La personne me demanda de regarder vers l’Est, où se trouvait un pont magnifique ainsi que la maison du Messie Promis (a.s). Il me demanda de partir dans cette direction mais je refusai avant d’accepter. Une fois le pont traversé je me retrouva sur une berge herbeuse. La région de mon cœur qui était précédemment sèche était désormais saturée d’eau. Le même jour je prêtai allégeance au Messie Promis (a.s). »

Hadrat Abdul Rasheed sahib (r.a) fit sa Bai’ah en 1897. Il vit dans un rêve que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) était malade et couché dans un lit. Il se leva avec le soutien du Messie Promis (a.s) et prononça un discours sur la véracité du Messie Promis. Peu après le visage du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) s’anima et il recouvra sa santé. Abdul Rasheed en déduisit que la renaissance de l’Islam se fera par l’entremise du Messie Promis (a.s).

Hadrat Syed Zain ul Abideen Waliullah fit sa Bai’ah en 1903. Il raconte que quand il avait sept ou huit ans, on parlait à la maison de l’avènement du Messie Promis (a.s) et des prophéties qu’il avait faites à propos de la peste. A la même époque Zain ul Abideen fit un rêve dans lequel il vit son grand-père vêtu de vert et portant une barbe blanche : il dit à Zain ul Abideen qu’il était venu lui enseigner le Coran.

Dans un autre rêve, il vit la kalima inscrit sur une mosquée : mais les lettres n’étaient pas distinctes. Le Messie Promis (a.s) entra dans la mosquée et redressa les rangées qui étaient de travers. Zain ul Abideen raconte qu’à l’époque on disait des musulmans qu’ils étaient ruinés et qu’il était temps pour l’Imam Mahdi d’apparaître. Sa mère avait l’habitude d’en parler et évoquait les éclipses lunaires et solaires. Ses rêves d’enfance et ces autres incidents les préparaient pour que sa famille accepte le Messie Promis (a.s). Par la suite ils ont fait preuve d’une grande fidélité envers la cause du Messie Promis (a.s).

Baitul-Futuh-Dome-Interieur

Hadrat Munshi Qazi Mehboob Alam accepta le Messie Promis (a.s) en 1898. Visitant Qadian pour la première fois il voulut prêter allégeance au Messie Promis (a.s) immédiatement, mais celui-ci lui conseilla d’attendre trois jours.

Lors de sa première nuit à Qadian il vit en rêve une lumière descendre du ciel et pénétrer une oreille et imprégner tout son corps avant de sortir par l’autre oreille pour retourner au ciel. Il y avait d’autres lumières de toutes les couleurs dans le ciel. Il réalisa par la suite qu’il profitera des bénédictions célestes et prêta allégeance au Messie Promis (a.s) après le délai de trois jours.

Munshi Qazi Mehboob Alam raconte qu’il y avait un avocat de Lahore nommé Kareem Buksh qui insultait vertement le Messie Promis (a.s). Une fois lors d’une discussion Kareem Buksh gifla violement Munshi Sahib qui tomba évanoui. La nuit suivante, il vit en songe que Kareem Buksh était dans un lit cassé qui se trouvait sur une fosse et qu’il y tombait, impuissant.

Munshi Qazi informa l’infâme personnage qu’il sera déshonoré. Peu de temps après la fille de Kareem Buksh, qui était veuve, tomba enceinte suite à une relation illégitime. Le père essaya de la faire avorter mais la mère et le fœtus en décédèrent. La police mena une enquête et Kareem Buksh déboursa une grosse somme et fut disgracié. Il ne quitta pas sa maison à cause de l’embarras. Un jour Munshi Qazi lui demanda s’il avait goûté le fruit de son opposition au Messie Promis (a.s) et Kareem Buksh, humilié se mit à l’invectiver davantage.

Aujourd’hui aussi, ajoute le Calife, les pourfendeurs du Messie Promis (a.s) au Pakistan subissent le même sort. La situation [des ahmadis] au Pakistan le contraint de ne pas en faire mention, mais il le fera en temps et lieu.

Hadrat Maulana Ghulam Rasool Rajiki accepta le Messie Promis (a.s) en 1897 par courrier. Il rapporte qu’un certain Imam-ud-Din partit pour Qadian mais en revint hostile envers le Messie Promis (a.s). Toutefois Maulana Rajiki fit beaucoup de rêves et il vit entre autres que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) était venu à Qadian. Imam-ud-Din en fut touché et ils partirent tous deux pour Qadian en 1899. Le Messie Promis (a.s) demanda de voir Ghulam Rasool Rajiki qui était tout jeune à l’époque. Impressionné par le statut et la personnalité du Messie Promis (a.s), Rajiki sahib se mit à pleurer. Le Messie Promis (a.s) lui caressa le dos à plusieurs reprises et le rassura, mais ses pleurs ne s’arrêtèrent point.

Hadrat Malik Ghulam Hussain accepta le Messie Promis (a.s) en 1891. Il appartenait à une secte chiite. Un certain Munshi Gulab Din lui lut plusieurs ouvrages, y compris ceux de l’Imam Ghazali. Gulab Din ajoutait aussi que si un auteur de la stature de l’Imam Ghazali venait à naître à cette époque, il parcourrait jusqu’à 400 miles afin de le rencontrer. Par la suite un ahmadi de passage leur prêtèrent les ouvrages « Tauzeeh Maram » et « Fateh Islam ». Munshi Gulab Din commenta que ces écrits étaient de loin supérieurs à ceux de l’Imam Ghazali.

Ils prêtèrent allégeance au Messie Promis (a.s) par courrier. Et Malik Ghulam rappela sa promesse à Munshi Gulab Din : et tout deux accompagnés d’une troisième personne partirent pour Qadian. Arriver à Batala ils passèrent la nuit dans la mosquée de Maulwi Muhammad Hussain [l’un des plus farouches adversaires du Messie Promis]. Celui-ci ayant su que les voyageurs partaient pour Qadian les en dissuadèrent disant qu’il connaît « Mirza » de longue date et que s’il disait la vérité il l’aurait accepté. Ayant parcouru une grande distance et dépensé beaucoup d’argent, Malik Ghulam et ses compagnons continuèrent leur voyage jusqu’à Qadian. Là-bas, ayant vu le Messie Promis (a.s) Malik Ghulam Hussain dit à ses compagnons : « Pouvez-vous imaginer visage plus resplendissant que celui-ci ? Grand aura été notre malheur si nous avions écouté Maulwi Muhammad Hussain ! »

A la fin de son sermon le Calife a conseillé aux participants de la Jalsa Salana de Qadian de consacrer leur temps à la prière et d’essayer d’atteindre les objectifs de la Jalsa. Les ahmadis doivent prier en priorité pour le progrès de la djama’at et pour qu’Allah nous débarrasse de nos ennemis. La oummah islamique mérite elle aussi d’incessantes prières en particulier les musulmans de la Syrie. Les ahmadis syriens de dire que ceux qui vivent à l’extérieur ne peuvent pas imaginer la gravité de la situation. Que Dieu accorde à tout le monde en général et aux ahmadis en particulier Sa protection. Que Dieu guide aussi les autorités ainsi que la population afin qu’ils parviennent à un compromis aux lieu de prendre les armes. Les éléments extrémistes ainsi que les forces anti-islam sont les seuls à profiter de cette situation. Que Dieu les élimine afin que le monde puisse connaître le beau visage de l’Islam. Que Dieu bénisse nos bonnes intentions et nos efforts afin que nous puissions réunir le monde sous la bannière du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Sa Sainteté le Calife a aussi dirigé la prière funéraire des personnes suivantes :

  1. Professeur Bashir Ahmad Choudhry : il avait 68 ans et avait subit de nombreuses blessures lors de l’attentat contre la mosquée de Model Town, à Lahore, le 28 mai 2010. Le défunt ne s’était jamais plaint de son sort en dépit de ses blessures physiques et mentales.
  2. Babar Ali Sahib qui avait 30 ans est décédé le 17 Décembre des suites d’un accident de route : sa moto a percuté un tracteur par un temps brumeux. Etant sortit pour des travaux de la djama’at, sa mort est celui d’un martyr. Le défunt était un Waqf-i-Zindagi et un Musi. Il a été enterré au Bahishti Maqbara de Qadian. Son compagnon de route est toujours blessé, qu’Allah lui accorde une guérison rapide.
  3. Madame Rubina Nusrat Zafar : elle était la veuve du Shahid Zafar Mirza Ahmad qui est tombé en martyr à Darul Zikr Lahore, le 28 mai 2010. Rubina Nusrat souffrait d’un cancer depuis deux ans et en est décédé le 3 décembre. Elle a fait preuve d’un grand courage et d’une grande persévérance après le martyre de son époux. Elle a servi la djama’at au sein de la Lajna Imaillah au Japon comme au Pakistan. 

(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)