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La bravoure des compagnons du Messie Promis (a.s.)

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Dans son sermon du 2 mars 2012 Sa Sainteté le Calife a présenté des récits relatant la conversion des compagnons du Messie Promis (a.s), leur courage après avoir embrassé l’Ahmadiyya ainsi que leur endurance face à la persécution.

Mian Abdul Aziz (r.a.) rapporte que Mirza Ayyub Beg (r.a.) et lui demandèrent à un certain mollah Abdullah Taunki pourquoi il avait attribué le titre de Kafir (mécréant) à Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) et à ses suivants. Le mollah répondit qu’il avait apposé son sceau sur le décret émis par d’autres adversaires du Messie Promis (a.s) sans avoir étudié les ouvrages de ce dernier et confessa que c’était là une erreur de sa part. Sur ce Mirza Ayyub Beg (r.a.) et Mian Abdul Aziz (r.a.) lui remirent les ouvrages du Messie Promis (a.s) publiés à l’époque, lui donnant un délai de trois mois pour les étudier.

Passé cette période ils revinrent voir le mollah, qui rétorqua qu’ils n’étaient que des enfants et qu’ils n’avaient rien compris [concernant les déclarations du Messie Promis (a.s)]. Mirza Ayyub Beg (r.a.) répondit : « Si vous croyez que nous ne sommes que des enfants alors sachez que nous n’aurons pas de comptes à rendre [à Dieu]. » Les deux jeunes le rencontrèrent une troisième fois, en compagnie de Khalifa Rajbud Din, un aîné de la communauté, pensant que ce dernier pourra influencer le mollah. Mais celui-ci se contenta de parler de la pluie et du beau temps. Mirza Ayyub Beg lui prit la main et dit : « Au jour de la résurrection je vais m’adresser à Dieu en disant que nous étions partis voir mollah Abdullah Taunki à trois reprises mais il ne nous a pas dit pourquoi il nous qualifie de mécréants. » Le mollah répondit que cela ne l’émeut guère. Et Mirza Ayyub Beg (r.a.) d’ajouter que s’il en est ainsi jamais plus il ne le saluera.



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Aujourd’hui les soi-disant érudits musulmans font preuve du même entêtement ; ils ne lisent pas les ouvrages du Messie Promis (a.s.) mais ils citent ses propos hors contexte. Cet antagonisme aveugle est aussi présent dans les pays arabes où les gens disent que puisque les mollahs du Pakistan ont décrété que les ahmadis sont des mécréants ce n’est pas la peine pour eux de réfléchir davantage à ce sujet.

Munshi Qadhi Mahboob (r.a.) embrassa l’Ahmadiyya quand il était étudiant. Il en informa un certain mollah Zainul Abidine, un de ses enseignants. Celui-ci le rabroua et le tourmenta tous les jours à l’école. Le mollah lui disait de se repentir mais quand Munshi Qadhi Mahboob (r.a.) lui parlait de la mort de Jésus (a.s), il n’avait pas de réponse. Son hostilité avait pris une telle ampleur que quand il entrait dans la classe il demandait à Munshi Qadhi de se mettre debout sur le banc, lui disant que sa seule faute était d’être ahmadi. Le jeune Munshi Qadhi en informa le principal, qui émit une circulaire interdisant tout enseignant de persécuter un élève en raison de son appartenance religieuse. Sur ce les brimades cessèrent.

Ces vexations que subissent les étudiants ahmadis sont monnaie courante aujourd’hui au Pakistan. On leur refuse l’admission dans des institutions en raison de leur appartenance religieuse et cela en dépit de leurs brillants résultats. Au Pakistan cette injustice à l’aval de la loi ; beaucoup de jeunes ahmadis en sont affectés et mais cette persécution ne fait qu’accroitre leur foi.

Mehr Ghulam Hassan Sahib (r.a.) écrit que quelqu’un lui informa que Shah Hamad, une personne estimée par les hindous et les musulmans, avait commit une grave erreur, car il refusait de prier derrière son oncle parce que ce dernier disait que Jésus, fils de Marie (a.s) était toujours vivant au ciel. Shah Hamad disait que cette croyance équivalait à associer des partenaires à Dieu et que c’était insulter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) car celui-ci était mort et enterré, tandis que Jésus (a.s) vivait au ciel. Mehr Ghulam Hassan (r.a.), quoique n’étant pas encore ahmadi, reconnut la justesse de l’argument du Messie Promis (a.s) et en informa tous ses proches. Son père et son frère se mirent dans une colère noire. Et Mehr Ghulam, sachant qu’il allait subir la foudre des mollahs demanda à un ahmadi si le Messie Promis (a.s) avait présenté des arguments tirés du Coran. L’ahmadi lui dit que celui-ci avait présenté trente versets du Coran prouvant la mort de Jésus Christ (a.s.) et lui cita le verset 118 de la sourate Al Mai’dah : «... mais quand tu m’as donné la mort...».

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Le lendemain Mehr Ghulam Hassan informa les mollahs que selon le Coran, Jésus Christ (a.s.) lui-même avait reconnu sa mort. Ils lui demandèrent s’il l’avait tiré du Coran écrit par Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s). Quand Mehr Ghulam Hassan présenta le verset 118 de la sourate Al Maidah, les mollahs répliquèrent que la seule solution était de ne pas discuter avec les ahmadis et ni d’établir de contact visuel avec eux. Mehr Ghulam Hassan répliqua que leur aveu était un signe en faveur du Messie Promis (a.s) ; lui ainsi que son épouse, son père et son frère embrassèrent l’Ahmadiyya.

Mille quatre cents ans de cela on disait la même chose du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). On rapporte que lorsque Tufail Bin Amr Dausi, chef de tribu et poète renommé, visita la Mecque les Quraychites lui recommandèrent vivement de ne pas écouter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) disant qu’il avait semé la zizanie parmi son peuple par ses paroles ensorcelantes, séparant les pères de leurs fils et les époux de leurs épouses. Sur ce Tufail Bin Amr Dausi, tout inquiet, décida de se boucher les oreilles avec du coton. Un jour il vit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) en prière dans l’enceinte de la Ka’aba ; et les propos de celui-ci atteignirent ses oreilles. Tufail, se disant assez intelligent pour distinguer le bien du mal, décida d’écouter davantage. Il suivit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) jusqu’aux portes de sa maison et lui demanda de l’informer sur ses revendications. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) lui parla de l’Islam et lui présenta quelques versets du Saint Coran. Tufail Bin Amr dit que jamais auparavant il n’avait entendu de paroles aussi justes et embrassa l’Islam. Ainsi les prophètes de Dieu n’ont jamais recours aux sortilèges ; si leurs paroles influencent les autres et que leurs adversaires n’en peuvent rien, c’est parce que la vérité triomphe toujours.

Hakim Abdus Samad de Delhi tomba sur le verset « Ô Jésus, Je te ferai mourir et Je t’élèverai à Moi… » alors qu’il étudiait les commentaires de l’exégète Jalalain. Celui-ci disait que Jésus Christ (a.s.) fut élevé au ciel sans passer par la mort. Abdus Samad se demanda si ce commentaire était en accord avec l’original et s’en enquit auprès du mollah qui lui servait de précepteur. Celui-ci lui répondit que tous les érudits sont unanimes à ce sujet que ce n’était pas la peine d’en discuter davantage. Abdus Samad lui dit qu’il n’étudierait pas tant qu’il n’avait pas compris cette question. Sur ce le mollah répliqua qu’Abdus Samad et Mirza Ghulam Ahmad étaient tous deux frappés de la même folie. Abdus Samad n’avait jamais entendu parler du Messie Promis (a.s) auparavant mais sentit qu’il avait trouvé quelque chose d’important et que d’autres avaient tiré les mêmes conclusions que lui. Il partit rencontrer un autre mollah qui lui dit la même chose. Mais en fin de compte il tomba sur un certain Abdul Wahab, qui avait embrassé l’Ahmadiyya en secret. Il l’informa à propos du Messie Promis (a.s) et du Mawlana Nouroudine (r.a), le premier Calife. En 1905 le Messie Promis (a.s) visita Delhi et Abdus Samad accompagné d’autres mollahs vinrent le rencontrer.

Le Messie Promis (a.s) présenta à Mushtaq Ali, le chef de leur délégation un article, lui demandant de le lire à voix haute et de présenter sa réponse en écrit. Mushtaq Ali ayant lu l’article était sans réponse. Il fut rabrouer par ses compagnons, qui le qualifièrent d’incapable et il eut une échauffourée entre les mollahs. Les ahmadis entourèrent le Messie Promis (a.s) pour le protéger et Hakim Abdus Samad, qui quoique n’étant pas encore ahmadi, se sentit de plus en plus proche du Messie Promis (a.s) et réprimanda un mollah qui insultait celui-ci.

Le Messie Promis (a.s) conseilla à ceux qui étaient présents de supplier Dieu en toute sincérité en répétant les paroles de la prière « guide nous sur le droit chemin » pendant 40 jours afin que Dieu leur dévoile la vérité sur ses déclarations. Hakim Abdus Samad suivit ce conseil et après une semaine il vit le Messie Promis (a.s) en rêve. Il rapporta cela à un ahmadi qui lui recommanda d’écrire au Messie Promis (a.s) l’informant qu’il lui prêtait allégeance.

À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Chaudhry Mohammad Akram qui est tombé en martyr au Pakistan. Le défunt avait 80 ans et vivait en Australie depuis 2005 ; il était au Pakistan depuis novembre dernier. Le 29 février 2012 il était accompagné de son petit-fils quand deux personnes à moto leur tirèrent dessus. Chaudhry Mohammad Akram est décédé lors de son transfert à l’hôpital. Munib Ahmad, son petit-fils, a été touché à la hanche et aux intestins. Il est toujours aux soins intensifs à l’hôpital. Prions qu’Allah lui fasse recouvrir la santé et qu’Il accorde au défunt son pardon et sa proximité. Chaudhry Mohammad Akram avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la djama’at ; c’était une personne noble qui passait son temps dans la prière et qui oeuvrait tout le temps en faveur des démunis.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)