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L'amour pour Dieu et son envoyé

- par Hadrat Mirza Masroor Ahmad -

Le sermon du vendredi 17 décembre 2010 de Sa Sainteté le Calife avait pour thème l’amour qu’éprouvaient les compagnons du Messie Promis (a.s) à son égard. L’amour pour Dieu incite les autres à éprouver de l’amour envers Ses envoyés ; à ce propos le Saint Coran affirme :

وَالَّذِينَ آَمَنُوا أَشَدُّ حُبًّا لِلَّهِ

« Mais les croyants portent l’amour le plus fort pour Allāh. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 166). Dans les hadiths il est dit que le jour où il n’y aura pas d’autre ombre hormis celui de la protection de Dieu parmi ceux qui y trouveront refuge il y aura ces deux personnes qui se sont aimées uniquement pour la cause de Dieu. Il n’y a pas de doute que Dieu récompensera amplement ceux qui exprimeront leur amour envers Ses envoyés. Chanceux sont ceux qui ont vécu à l’époque du Messie Promis (a.s) et qui ont témoigné leur respect envers lui.



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Les aïeux de bon nombre d’ahmadis d’aujourd’hui lui ont témoigné directement cet amour et ont été en retour récipiendaires de ses faveurs et de ses grâces. Parmi eux se trouvait Hadrat Wali Daad (r.a), qui prêta allégeance directement aux mains du Messie Promis (a.s) en 1907. Le lendemain de son arrivé à Qadian il vit une foule qui attendait la venue du Messie Promis (a.s). Étant un nouveau venu, il décida de s’écarter de la foule et se mit à attendre dans une ruelle en priant que le Messie Promis (a.s) passe tout près de lui afin qu’il puisse lui présenter ses respects. Ses prières furent promptement exaucées, et le Messie Promis (a.s), accompagné de son fils, passèrent devant lui ; selon lui c’était comme le soleil qui venait de sortir d’entre les nuages.

Hadrat Madad Khan Sahib (r.a) était du Cachemire ; il raconte qu’il décida un jour de passer le mois du ramadan à Qadian avant de prendre ses fonctions au sein de l’armée. Il avait auparavant témoigné son allégeance envers le Messie Promis (a.s) mais ne l’avait jamais rencontré en personne. En voyant le Messie Promis (a.s) pour la toute première fois, il s’est dit que jamais il ne pourra abandonner Qadian, même si on lui offrait un très bon salaire. Il décida de rester tout près du Messie Promis (a.s) ; quotidiennement il envoya des requêtes de prières à celui-ci. Un jour le Messie Promis (a.s) lui demanda de continuer à lui écrire et qu’il priera pour son mariage. Deux mois après son mariage eut lieu, alors qu’il était jusqu’alors un étranger à Qadian.

Hadrat Muhammad Parail Sahib (r.a) rapporte qu’il était à côté du Messie Promis (a.s) dans la mosquée Mubarak ­­­– qui était très petite – et qu’il ventait celui-ci en raison de la chaleur torride. Maulvi Muhammad Ali se présenta pour faire une requête au Messie Promis (a.s), et il fit un signe pour que Hadrat Muhammad Parail Sahib (r.a) lui fasse de la place pour s’asseoir. Mais le Messie Promis (a.s) demanda à Hadrat Muhammad Parail Sahib (r.a) de ne pas bouger et Maulvi Muhammad Ali fit sa requête debout. Hadrat Muhammad Parail Sahib (r.a) déclare que ce n’est que plus tard qu’il comprit l’importance de cet incident ; Maulvi Muhammad Ali était instruit et quant à lui, il n’avait reçu aucune éducation, mais aux yeux du Messie Promis (a.s) tous ses suivants étaient égaux.

Hadrat Hamid Hussain rapporte qu’il est entré en contact avec des ahmadis à Meerath en 1902. Il commença à développer un grand respect pour ces derniers et avait lu plusieurs ouvrages du Messie Promis (a.s). Il décida d’aller le rencontrer lors de son passage à Delhi. Il ne s’était pas encore décidé à lui prêter allégeance mais se trouva dans une réunion où plusieurs personnes avaient la ferme intention de se joindre à la communauté Ahmadiyya. Lorsque le Messie Promis (a.s) commença à présenter les termes du serment d’allégeance la main de Hamid Hussain (r.a) se posa involontairement sur son voisin d’en face et il commença lui aussi à répéter ce qui se disait. Lorsqu’il arriva aux paroles « Ô mon Seigneur, j’ai nui à mon âme… », tous ses péchés lui revinrent à l’esprit, il fondit en larmes et tomba sans connaissance. Alors qu’il était inconscient il vit plusieurs colonnes de lumière de couleurs différentes qui descendaient du ciel.

Baitul-futuh-mihrab

Hadrat Miran Baksh fut expulsé de sa maison lorsque son père apprit qu’il s’était joint à la communauté du Messie Promis (a.s). Étant couturier de profession il décida de confectionner un complet pour le Messie Promis (a.s). Il arriva à Qadian un jeudi et partit voir le Messie Promis (a.s) pour lui offrir son cadeau désirant que celui-ci le portât pour la prière du vendredi. Le manteau qu’il offrit était quelque peu étroit ; mais le Messie Promis (a.s) le porta et ne se soucia pas si ces vêtements étaient dignes de sa personne ou pas.

Hadrat Ghulam Rasul prêta allégeance aux mains du Messie Promis (a.s) en 1901 ou en 1902. Il resta une semaine à Qadian, et avait l’habitude de masser les pieds du Messie Promis (a.s) après la prière de Maghrib. Il déclare que le visage béni du Messie Promis (a.s) suffisait à dissiper tous ses doutes car ce visage ne pouvait être celui d’un menteur.

Hadrat Rahmat Allah avait 17 ou 18 ans quand il eu l’occasion de servir le Messie Promis (a.s) lors de son séjour à Ludhiana. Il ajoute lui aussi que le visage de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) resplendissait de lumière et ne pouvait être celui d’un imposteur. Il eut l’occasion de lire les deux parties de l’ouvrage « Izalah-e-Auham » qui furent pour lui une source de direction.

Hadrat Bahawal Shah Sahib (r.a) raconte qu’on lui avait intenté un procès qui était pour lui la cause d’un grand désagrément. Il entendit quelques-uns de ses amis parler à propos de l’avènement du Messie Promis (a.s) et décida de visiter Qadian en septembre 1898 afin de demander à celui-ci de prier pour lui. Mais lors de la première rencontre avec le Messie Promis (a.s) il ne put s’empêcher de lui prêter allégeance. Il déclare aussi que Qadian était à l’image du paradis, car on n’y parlait que de Dieu. Après s’être joint à la communauté il progressa spirituellement et tira un grand plaisir de ses prières. Il étudia et les livres du Messie Promis (a.s) et celui de ses adversaires et constata que tous les arguments du Messie Promis (a.s) étaient tirés du Saint Coran.

Les descendants de ces illustres compagnons du Messie Promis (a.s) doivent se souvenir des faveurs qui leur ont accordé. Ils ont eu le courage d’accepter le Messie Promis (a.s), un courage que beaucoup d’entre nous n’auraient peut-être pas aujourd’hui. Il incombe aux ahmadis de suivre leur exemple et de prier pour que Dieu leur accorde fermeté dans la foi.


(Le site islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)