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Attentats contre les mosquées ahmadis de Lahore

- par Hadrat Mirza Masroor Ahmad -

Le sermon du 9 juillet 2010 de Sa Sainteté le Calife était consacré aux martyrs ahmadis qui sont tombés pour la cause de Dieu le 28 mai 2010 à Lahore.

M. Ehsan Ahmad Khan était l'arrière-petit-fils de Munshi Diyanat Khan, un compagnon du Messie Promis (a.s). Les deux frères de Munshi Diyanat Khan se sont joints à la communauté en 1890, et faisaient parti des 313 compagnons du Messie Promis (a.s). Le frère de M. Ehsan Ahmad Khan est en train de poursuivre ses études à la Jamia de Rabwah. Le jour de l'incident le martyr a téléphoné à sa mère vers 13hr35 pour l'informer l'attaque. Il a été initialement blessé par l'éclat d'une grenade ; lorsque la rumeur que les terroristes ont été tués s’est répandue, il est sorti dans la cour de la mosquée où il a été touché fatalement par l'explosion d'une autre grenade. Il avait 26 ans au moment de son décès et a été enterré à Rabwah.



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Un mois avant son décès sa mère avait vu dans un rêve qu’il est tombé en martyr et que sa dépouille a été placée dans la cour de leur maison pour sa prière funéraire. M. Ehsan Ahmad était marié depuis deux ans et a laissé une fille de quatre mois.

M. Munawar Ahmad Qaisar était apparenté à un compagnon du Messie Promis (a.s). Son grand-père s'était joint à la communauté Ahmadiyya à l'époque du deuxième calife. Munawar Ahmad Qaisar était photographe de profession, et depuis les 20 dernières années il était de faction devant la porte principale de la mosquée pour les prières du vendredi. Il avait 57 ans. À plusieurs reprises il avait dit que celui qui va s'attaquer à la mosquée va devoir passer sur son cadavre. Le jour de l'incident il était à son poste vers 11hr00 ; et c’est vers 13hr40 que les terroristes ont lancé leur assaut. Il a pu attraper l'un d'entre eux, mais le deuxième lui a tiré dessus et le tuant sur le coup. Selon son épouse, il possédait de nombreuses qualités et avait un très grand sens de responsabilité.

M. Hassan Shahid Awan avait 24 ans et est tombé en martyr dans la mosquée Darudh-Dhikr. Son père et son grand-père étaient ahmadis de naissance ; mais depuis quelque temps certains membres de sa famille se sont écartés de la communauté Ahmadiyya. Le martyr quant à lui était ferme dans ses convictions. Au moment de l'attaque, il avait pu téléphoner à ses parents pour leur dire qu'il a été grièvement blessé. Malheureusement son père, sous pression des membres non ahmadis de la famille, a empêché les ahmadis de se présenter pour sa prière funéraire. Il a aussi refusé de donner des détails concernant son fils. Et ce sont des non ahmadis qui ont pris la charge de ses funérailles.

M. Mahmud Ahmad Shad, âgé de 48 ans, était missionnaire et avait travaillé au Pakistan et en Tanzanie. Il a été muté trois mois de cela à la mosquée Baitun-Nur à Lahore. Selon son épouse quelque temps après son transfert à Lahore, il a commencé à recevoir des menaces au téléphone. Le martyr avait l'habitude de dire qu'il était prêt à mourir pour la cause de Dieu, mais qu'il priait pour que ses enfants soient toujours fidèles au Califat. Il avait aussi dit à son épouse qu'il n'allait pas abandonner le champ de bataille alors que les autres membres de la communauté sont en train de se sacrifier [pour la cause de Dieu]. Lorsque son épouse était soucieuse quant à sa sécurité, il lui disait que Dieu n'abandonne jamais les membres de la famille d'un martyr.

Selon son épouse et ses collègues, il était très brave et aimait prêcher le message de l'Ahmadiyya. Un mois avant son décès il avait pu convaincre un médecin – que d'autres missionnaires n'arrivaient pas à persuader – quant à la véracité de l’Ahmadiyya. Lors de son séjour de onze ans en Tanzanie il avait eu beaucoup de succès dans le domaine de la prédication.

M. Wasim Ahmad était apparenté à une famille de Sialkot dont plusieurs membres étaient des compagnons du Messie Promis (a.s). Le martyr avait complété sa maîtrise en sciences à l'université de Lahore et avait 38 ans. Au cours de l'attaque il était assis au premier rang. Malgré l'insistance de ses amis, il n'a pas quitté sa place en disant qu'il voulait laisser l'occasion aux autres de sortir de la salle en premier. Il a été touché de huit balles à l'abdomen. Le martyr était très apprécié par ses collègues, qui étaient présent à l'hôpital et pour son enterrement à Rabwah. Il avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté ; et selon son épouse il était un ange et il était très aimé par tous les membres de sa famille.

Baitul-futuh-mihrab
Mosquée Baitul Futuh - Londres

M. Waseem Ahmad fils de Mohammad Ashraf, avait 54 ans et est tombé en martyr alors qu'il était de service à la mosquée Darudh-Dhikr. Il avait pris sa retraite de l'armée depuis quelques années, et depuis 2009 il était de faction comme agent de sécurité à la mosquée. Ce jour là il était devant le portail principal lorsqu'il a été touché fatalement de plusieurs balles. Selon son épouse il possédait de nombreuses qualités et avait aidé plusieurs orphelins au cours de sa vie. Il était aussi très apprécié par ses enfants à qui il avait donné une très bonne éducation. Son épouse a su que la mosquée où était son mari a été attaquée grâce aux informations relayées par la télé. Elle a essayé de contacter en vain son époux. Quelque temps après un ahmadi a utilisé le téléphone de son mari pour l'informer de son décès.

Nadhir Ahmad, âgé de 72 ans, était le seul ahmadi de sa famille. Il venait régulièrement prier à la mosquée Baitun-Nur. Les membres de non ahmadis de sa famille ont récupéré sa dépouille à l'hôpital Jinnah et se sont occupés de ses funérailles. Étant l’unique ahmadi de sa famille, il était souvent harcelé mais n’avait jamais cédé face aux pressions.

M. Hussain, âgé de 80 ans, est tombé en martyr dans la mosquée Darudh-Dhikr. Le côté droit de son corps a été complètement calciné et il avait des blessures à l'abdomen. On pense qu'il est décédé suite à l'explosion d'une grenade. En dépit de sa situation financière précaire, il aidait ceux qui étaient dans le besoin. Et en raison de son âge il oubliait les jours de la semaine ; les membres de sa famille, n’étant pas ahmadis, ne l’informaient pas le vendredi que c’était le jour de la prière hebdomadaire. Comme aide-mémoire le martyr attendait la venue d'un mendiant qui frappait à sa porte uniquement les vendredis. Mais le jour de l'incident le mendiant n'est pas venu. L'une des filles du martyr l'informa [tardivement] que c'était le jour de la prière ; et celui-ci est parti sur le champ à la mosquée sans même prendre son déjeuner. Selon son fils il passait la nuit en prière. Le martyr a aussi eu l'occasion de réparer une maison dans lequel le deuxième Calife résidait lors de sa visite à Quetta. Il évoquait tout le temps les éloges que le deuxième calife avait faits à son sujet pour les travaux qu'il avait accomplis dans cette maison.

Ensuite sa Sainteté a donné plus de détails concernant le docteur Umar, qui avait été mentionné dans un de ses précédents sermons. L'épouse du docteur Umar déclare qu'ils s'étaient mariés il y a un an et demi de cela, et qu'au cours de cette période son époux a toujours fait preuve de bienveillance à son égard. Il désirait depuis son enfance le martyre et disait à son épouse que c’était le seul raccourci pour entrer au paradis. Il avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté.

Ici se termine donc la mention de ces martyrs qui ont donné leur vie pour la cause de Dieu au cours des attentats perpétrés à Lahore. L’on trouve en eux des traits qui leur étaient communs : la régularité dans la prière, le dévouement pour la cause de la Communauté et la fidélité envers le Califat. Nombre d'entre eux désiraient le statut de martyr. Ils s'étaient acquittés de leur devoir envers Dieu et envers leurs prochains. En tant que pères ils se sont occupés de l'éducation morale de leurs enfants ; en tant que fils ils se sont acquittés de leurs devoirs envers leurs parents ; et en tant qu’époux, ils n'ont lésé aucunement les droits de leurs conjointes. Le témoignage d’une épouse est des plus authentiques ; un homme hors de la maison peut arborer des qualités fort louables, mais seule sa femme peut témoigner s’il les possède réellement. Le message donné par les martyrs à tous les ahmadis est qu'ils doivent se cramponner à leur foi et faire preuve de sincérité et de fidélité.

Qu’Allah protège les familles endeuillées, qu’Il enlève leur tristesse et dissipe leur souffrance. Les efforts de l’homme n’étant pas parfaits, seul Allah pourra leur accorder consolation véritable. L’on doit aussi prier pour qu’Allah accorde Sa Protection à tout ahmadi. La situation des ahmadis au Pakistan est en train de s’empirer ; les incidents de Lahore n’ont point fait faiblir l'inimitié à l'égard de la communauté.

À la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a mentionné le décès de M. Shafiq Al Muradi, ancien amir de la djama’at de la Syrie. Il était âgé de 67 ans et est décédé le 30 juin 2010. Il a aussi occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté et avait écrit huit ouvrages concernant l’Ahmadiyya. Qu’Allah exalte son statut et accorde patience et persévérance à la famille endeuillée.


(Le site islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)