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Attentats contre les mosquées ahmadis de Lahore

- par Hadrat Mirza Masroor Ahmad -

Dans son sermon du vendredi 18 juin 2010, Sa Sainteté le Calife a présenté d’autres martyrs ahmadis, victimes des attentats de Lahore.

M. Abdur Rashid, fils de M. Abdul Majid Malik était le petit-fils d'un des 313 compagnons du Messie Promis (a.s). Il avait 64 ans et était un membre actif de l’Ansar Ullah. Il avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté. Il priait généralement dans une autre mosquée que celle de Dar-udh-Dhikr, mais ce jour-là il dit à son épouse que le deuxième calife avait dit que l'on doit prier de temps en temps dans les grandes mosquées. Et c'est pour cette raison qu'il est parti prier dans la mosquée Dar-udh-Dhikr.

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Au cours de l'attaque, il téléphona à son épouse lui disant qu'il a été blessé à la jambe. Au cours de la conversation son épouse entendit la fusillade et après quoi elle n’entendit plus rien. Son épouse déclare qu'elle est satisfaite du décret d'Allah et elle prie qu'Allah accorde beaucoup de progrès à la communauté. Le martyr avait trois filles à qui il a accordé une très bonne éducation. Il avait aussi pris sous sa tutelle une jeune fille non ahmadie, qui a plus tard embrassé l’Ahmadiyya.

M. Mohammad Rashid Hashmi avait 78 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Il était l'arrière-petit-fils d'un compagnon du Messie Promis (a.s) ; il avait travaillé pour la radio pakistanaise à Peshawar et il était aussi un chroniqueur au journal Nawa-i-Waqt. Il fut pendant 16 ans le président de la Jama’at de sa localité. Il a été touché par trois balles qui lui ont été fatales. Il avait un très grand amour pour la communauté et était toujours prêt à servir les autres. Le jour de l'incident il devait remettre une somme au président de la djama’at de sa région ; cette somme était toujours dans sa poche lorsqu'il est tombé en martyr et les billets de banque ont été troués par les balles. Il était très ponctuel et avait aidé le président pour obtenir l'autorisation pour la construction d'un centre. Il était respecté par tout un chacun et tous ses voisins non ahmadis sont venus présenter leurs condoléances à sa famille.

M. Muzaffar Ahmad, fils de Maulana Mohammad Ibrahim, avait 73 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Il était le gendre d'un compagnon du Messie Promis (a.s) et son père avait occupé différents postes de responsabilité à Qadian. Il venait régulièrement prier à la mosquée Dar-udh-Dhikr. Son fils était parti prier dans l'autre mosquée ahmadie qui a aussi été attaquée. Et ce n'est que vers dix-huit heures que l'on a su que M. Muzaffar est mort. Il a été touché de cinq balles ; et ceux qui étaient présents à côté de lui disent que même blessé il encourageait les autres à prier et à envoyer des salutations sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Son épouse déclare que dès son enfance il était régulier dans la prière tahajjud et qu'il ne l'a jamais raté. Il encourageait ses enfants à en faire de même et il avait jeûné quelques jours avant son décès. Et il demandait aux autres de prier pour qu'il ait une bonne fin. Il ne mentait jamais et ne supportait pas que l'on mente. Il avait pu accomplir le pèlerinage à la Mecque en 1980.

M. Mubasher Ahmad était le fils de M. Miyan Barkat Ali ; ce dernier avait embrassé l'Ahmadiyya en 1928. Le martyr avait un réseau de distribution de la boisson Coca-Cola, mais tous ses avoirs ont été détruits en 1974 lors des campagnes anti ahmadiyya. Il a fait face à de grandes difficultés suite à cette perte. Il a été tabassé une fois alors qu'il effectuait la liaison entre Rabwah et la ville où il vivait. En 1998 il a lancé de nouveau sa distribution de boissons ; certaines personnes malveillantes lui ont dit qu'il était reconnu pour son honnêteté et que s’il plaçait deux bouteilles de boissons contrefaites dans une caisse, il sera millionnaire en quelques jours. Mais il n'a jamais accepté leurs conseils et leur a dit qu'ils sont tombés au mauvais endroit.

Son fils M. Qamar Ahmad est missionnaire et se trouve au Bénin. Il était dans la mosquée Dar-udh-Dhikr lorsqu'il a perdu une épaule suite à l'explosion d'une grenade. Il était doux, humble, il avait une confiance parfaite en Dieu. Selon son épouse au cours des 39 ans de leur vie conjugale, il n'a jamais émis de doléances à son encontre. Il avait un grand amour pour ses enfants et ne les avait jamais frappés et ces derniers le respectaient beaucoup. Il ne supportait pas que l'on médise à la maison.

M. Fida Hussain était le cousin du martyr mentionné plus haut, M. Mubasher Ahmad. Il était agé de 69 ans et il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Il était handicapé et se trouvaient dans la cour de la mosquée lorsqu'il a été criblé de 35 balles ; il est mort sur le coup.

Mosquée de la communauté Ahmadiyya à Lahore

M. Khawar Ayub était originaire de la région de Sargodha. Il était comptable et a embrassé l'Ahmadiyya en 1984. Il avait 50 ans lorsqu'il est tombé en martyr et occupait plusieurs poste de responsabilité au sein de la communauté. Il a été touché tout près du coeur et au genou. Lors de l'assaut et il a pu téléphoner à son épouse et lui a dit tout simplement de prier pour lui ; et il est décédé après cette conversation. En 1980, alors qu'il n’était pas encore ahmadi, il logeait chez des parents ahmadis qui ont essayé de répondre à ses nombreuses questions. Et en fin de compte il s'est joint à la communauté, en disant à ses proches que s'ils n'acceptaient pas son serment d'allégeance il s'en plaindrait au Calife.

M. Sheikh Mohammad Yunus, fils de M. Sheikh Jamil, est né en 1947 à Amroha en Inde. Son père fut l'enseignant des fils du deuxième Calife. Le martyr s'était établi à Lahore en 2007 et il avait 63 ans. Le jour de l'incident, il est arrivé à la mosquée vers onze heures et il s'était assis au premier rang. Il a reçu des balles à la tête et au front et a aussi subi des blessures aux côtes suite à l'explosion d'une grenade. Son épouse déclare qu'il était régulier pour les cinq prières quotidiennes et qu'en dépit d'être cardiaque il partait toujours à la mosquée par beau temps ou par mauvais temps. Il était un ardent prédicateur ; lui et son épouse partaient dans un village pour enseigner le Saint Coran et prêcher le message de l'Ahmadiyya. Plusieurs personnes se sont jointes à la communauté suite à ses efforts.

M. Masud Ahmad Bhatti, était âgé de 33 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Lors de l'attaque il a fait preuve d'un acte de bravoure en maîtrisant un des terroristes ; mais un autre à lui a tiré dessus. Le grand-père du martyr s'était joint à la communauté en 1911 ou en 1912.

Hajji Mohammad Akram était de la région de Sheikhupura et ses aïeux avaient embrassé l’Ahmadiyya à l'époque du Messie Promis (a.s). Il avait pris sa retraite en 1966 et avait 74 ans lorsqu'il est tombé en martyr. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté. Pour la prière du vendredi il était au quatrième rang lorsqu'il est tombé sous les coups des balles des terroristes.

M. Laiq Ahmad fils de M. Shafiq Ahmad était originaire de la région d’Ambala. Après la partition, ses parents se sont établis à Lahore. Il était assis dans la salle principale de la mosquée lorsqu'il a été touché par plusieurs balles. Grièvement blessé il a été transporté à l'hôpital, mais décéda en cours de route. Il était électricien de profession et il était reconnu pour sa simplicité.

Mirza Shabil Munir n'avait que 19 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Son arrière-grand-père était un compagnon du Messie Promis (a.s). Lors de l'attaque il était accompagné de son frère cadet et ils se trouvaient tout deux tout près du mihrab. Ils avaient pu téléphoner à leurs parents et à leurs amis lorsqu'un terroriste est entré dans la salle et leur a tiré dessus. Shabil a été grièvement blessé à la jambe mais il ne s’en est pas plaint. Son frère a essayé de panser, sans grand succès,ses blessures. Il est resté dans cet état pendant une demi-heure et il a rendu l'âme quelques instants après.

M. Maqsud Ahmad avait 80 ans lorsqu'il est tombé en martyr. Il était le fils de M. S. A Mahmud, qui fut un temps le conseiller du président pakistanais M. Ayub Khan. Son grand-père maternel, ainsi que son grand-père paternel, étaient des compagnons du Messie Promis (a.s). Il avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté. Son petit-fils raconte que lorsqu'il est sorti dans la cour de la mosquée suite aux directives du missionnaire, il a vu son grand-père gisant dans un coin les mains sur les oreilles. Il ne bougeait pas et était criblé de balles, il était peut-être déjà mort à cet instant. Il était régulier dans ses cinq prières quotidiennes et accomplissait aussi la prière Tahajjud, il était aussi un ardent prédicateur du message de l'Ahmadiyya.

M. Chaudhry Mohammad Ahmad est né en 1928. Son père et son grand-père se sont joints à la communauté en 1921 ou en 1922. Le père du martyr était médecin et travaillait en compagnie de Hadrat Mir Mohammad Ismael. Le martyr était un officier de l'armée de l'air et il avait participé à deux guerres, en 1965 et en 1971. Il avait aussi suivi plusieurs stages à l'extérieur. Après sa retraite en 1971, il a servi comme chef artificier dans une équipe de déminage dans la défense civile. Il avait 85 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Baitun-Nur.

Le jour de l'incident il est arrivé à la mosquée vers douze heures et il était assis sur une chaise dans la salle principale. Lors de l'incident un jeune homme l'a vu dans une mare de sang. Il demanda à celui-ci de panser ses blessures et d'aider les autres blessés. Grâce à son expérience de militaire, il a aussi aidé d’autres personnes à se mettre à l'abri. Il avait aussi reçu une balle dans la paume de la main ; on aurait dit qu'il avait voulu arrêter les balles. Il est décédé à l'hôpital vers vingt heures.

Selon un témoin oculaire le martyr était tout près du missionnaire lors du sermon du vendredi. Petit à petit le bruit de la fusillade s'est amplifié autour d’eux. L'imam a enjoint les fidèles de prier et réciter le darud. Il a aussi ajouté que le sermon va continuer. Un des terroristes a essayé de forcer la porte de la salle, mais il a été retenu par les fidèles qui ont bloqué la porte. Il a finalement pu pénétrer dans la salle en tirant sur la porte, mais certains des fidèles avaient pu se réfugier au sous-sol. Malgré l'insistance des autres fidèles, M. Chaudhry Mohammad Ahmad n'a pas quitté sa place ; selon les témoins on aurait dit qu'il était en train d'évaluer la situation pour prendre les mesures appropriées. Mais le terroriste a ensuite dirigé ses tirs vers lui et l’a blessé. Croyant que celui-ci était mort, le terroriste s'est retourné pour recharger son arme lorsque M. Chaudhry Mohammad Ahmad lui a sauté au cou. Le colonel Bashir qui se trouvait derrière les chaises est venu à son aide et a subjugué le terroriste. D'autres fidèles sont venus à la rescousse.

Avant tout cet incident M. Chaudhry Mohammad Ahmad avait déjà des blessures à la main, à la poitrine et au bras. Les fidèles ont pu enlever le gilet que le terroriste voulait faire exploser et ils lui ont ligoté les mains et les pieds. Malgré son âge et ses blessures, M. Chaudhry Mohammad Ahmad était vif d'esprit et a donné des instructions pour désamorcer la bombe du terroriste. Le neveu du martyr a déclaré que celui-ci ne s'est pas plaint un seul instant de ses blessures, au contraire il se souciait des autres blessées.

M. Elias Ahmad Aslam Qureishi était le fils d'un missionnaire et le frère aîné d'un des 313 darwesh de Qadian. Le martyr avait 76 ans au moment de son décès ; il avait travaillé dans une banque avant de prendre la retraite. Il était musi et aussi le président de la djama’at de Johar Town. Au cours de l'incident lui et deux compagnons ont essayé de fermer une porte lorsqu'un terroriste leur a tiré dessus. Grièvement blessé, il a été transporté à l'hôpital où il est décédé vers seize heures de l'après-midi. Son épouse déclare qu'il était un époux vertueux, simple, reconnaissant et plaçait toujours sa confiance en Dieu. Il consacrait beaucoup de temps à la communauté et ne refusait jamais d'aider les autres. Il avait toujours encouragé ses enfants à être fidèles envers la djama’at et le Califat.

M. Tahir Mahmud avait 53 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Bait-Un- Nur. Il priait généralement dans une autre mosquée et s’était présenté pour la première fois la mosquée Bait-Un-Nur ; ses proches ne savaient même pas qu'il s'y trouvait. Ce n'est que vers sept heures du soir que l'on a su qu'il était tombé en martyr. Il était sans peur et avait l'habitude de dire qu'il ne craint pas les balles et qu'il sera un jour un martyr.

M. Sayyed Arshad Ali était de la région de Sialkot. Ses aïeux étaient des compagnons du Messie Promis (a.s). Il avait pris sa retraite en tant que directeur suppléant du département du travail. Ce vendredi-là, il déclara qu'il n'allait pas partir pour la prière. Mais après quelque temps il se ravisa et décida de partir à la mosquée, accompagné de son gendre. Il a été touché par trois balles et décéda à l'intérieur de la mosquée. Quelques jours avant son décès, il avait vu dans un rêve qu'on lui disait : « Nous allons t’accueillir les bras ouverts et avec le tapis rouge ». Depuis quelque temps le martyr s'était plaint qu'il n'a pas pu servir la foi comme l'avaient fait ses aïeux.

M. Nur Al-Amin était un photographe dans la marine. Son grand-père était un compagnon du Messie Promis (a.s) ; et son arrière-grand-père maternel était Amir de la province de Hyderabad et a lui aussi donné sa vie pour la cause de Dieu. Le martyr était un membre actif de la Khuddam Ul Ahmadiyya et s'occupait des caméras de surveillance à la mosquée Bait-Un-Nur. Il avait 39 ans. Au cours de l'incident il avait informé les autres au téléphone qu'il peut facilement sortir de cette situation mais qu'il était de service et qu'il ne pouvait pas abandonner les autres. Il était tout près de l'antenne parabolique lorsqu'il a été tué par l'explosion d'une grenade. Son épouse déclare qu'il était tout le temps soucieux à propos de l'éducation de ses enfants Waqfe Naw et qu'il était toujours prêt à servir la communauté.

M. Chaudhry Mohammad Malik, âgé de 93 ans est tombé en martyr dans la mosquée Bait-Un-Nur. Son épouse déclare qu'il avait la mémoire faible en raison de son âge avancé et qu'il avait raté entre sept ou huit prières du vendredi. Le jour de l'incident il insistait pour partir à la prière. Sa bru l’en a déconseillé en lui disant qu’il faisait mauvais temps. Généralement il s'asseyait à l'extérieur ; il a été tué quand les premières balles ont été tirées. Il aimait lire les livres du Messie Promis (a.s) et encourageait ses enfants en faire de même. Son fils déclare que lorsqu'il avait terminé sa maîtrise, il a demandé à son père la permission pour chercher un emploi. Celui-ci lui a dit de travailler pour lui de neuf heures du matin à cinq heures de l'après-midi ; il ajouta qu'il lui payera le salaire qu'il espère recevoir à l'extérieur. Le fils tout étonné lui demanda quel était ce travail ; il lui dit qu'il devait lire les livres du Messie Promis (a.s). Dès leur enfance, il avait donné l'habitude à ses enfants de prier en congrégation. Il n'avait jamais frappé ses enfants ; il priait pour eux et disait que c'était la meilleure façon de faire leur éducation.

M. Sheikh Sajid Naim était de la région de Bhera et travaillait dans une banque. Il avait pris sa retraite en 2003 et s'était établi à Lahore. Il avait plusieurs postes de responsabilité au sein de la Majlis Ansar Ullah. Il avait 59 ans lorsqu'il est tombé en martyr dans la mosquée Bait-Un-Nur. Lorsque la fusillade a débuté il a téléphoné à son fils pour savoir s'il allait bien. Lui et certains de ses compagnons avaient essayé de fermer la porte de la salle principale, une porte qui ne se fermait pas complètement. Grâce à ses efforts beaucoup de personnes ont pu gagner le sous-sol. Il a été tué par balles et par explosion d'une grenade. Il était soucieux à propos du mariage et du travail d'un de ses fils. Et le 1er juin son fils a été embauché dans une banque, comme il le désirait. Selon son épouse, il s'est acquitté de ses responsabilités envers sa famille, il avait un très grand amour pour le Califat. Un ami non ahmadi a déclaré qu'il a vu le martyr dans un rêve après l'incident, celui-ci disait qu'il ne sait pas comment il est arrivé là, mais qu’en tout cas il est très content de sa situation.

M. Sayyed Laiq Ahmad, fils de M. Sayyed Mohiyudine, est né en Inde avant la partition. Son père avait embrassé l'Ahmadiyya lorsqu'il était à l'université après avoir discuter avec un étudiant ahmadis. M. Sayyed Laiq Ahmad était directeur de banque et avait pris sa retraite en 1997. Il avait 72 ans lorsqu'il est tombé en martyr. Son compagnon d'à côté a été touché par balles ; il était en train de l'aider lorsqu'il a été lui-même touché à la colonne vertébrale. Il est mort sur le coup. Il était réservé, mais lorsque quelqu'un critiquait la communauté ou ses membres illustres, il ne le supportait pas et discutait avec lui pendant des heures. Il était très particulier concernant les prières quotidiennes. C'est pour cette raison que ses enfants sont aussi des amoureux de la prière.

M. Mohammad Ashraf Bahlar était agriculteur et il avait aussi une fabrique de briques. Il avait accompli l’umra (pèlerinage mineur) en 2004. Il encourageait tout le temps ses frères à servir la communauté. Il avait 47 ans et était le seul soutien financier de sa famille. Au cours de l'incident à la mosquée Bait-Un-Nur il avait fermé la quatrième porte de la salle principale et s'y était adossé pour la maintenir fermer. Ne pouvant ouvrir la porte, le terroriste l'a criblée de balles, et M. Mohammad Ashraf Bahlar, qui se trouvait de l'autre côté est mort sur le coup. Le martyr était reconnu pour son honnêteté et sa bienveillance. Plusieurs musulmans non ahmadis étaient présents pour sa prière funéraire ; et plus tard les mollahs ont annoncé dans le journal « Nawai-Waqt » que les mariages de tous ceux qui avaient participé dans sa prière funéraire ont été annulés. Ils ont aussi débité la même chose sur la chaîne Express TV.

M. Mubarak Ahmad Tahir, était un employé de banque, et après un long service il a été promu vice-président de cette institution. Son père avait embrassé l'Ahmadiyya à l'époque du deuxième calife. Le martyr était le gendre de feu Maulana Dost Mohammad Shahid, l'historien de la communauté Ahmadiyya. Il avait servi à différents niveaux au sein de la communauté et avait 57 ans lorsqu'il est tombé en martyr. Il aimait réciter le Saint Coran et encourageait ses enfants à en faire de même en leur conseillant aussi de lire sa traduction. Lorsque la fusillade a débuté dans la mosquée, M. Mubarak Ahmad Tahir, suivant les directives de l’Imam, a commencé à prier. Il a été touché par balles au bras et tout près du coeur. Il est mort sur le coup. Le martyr était reconnu pour sa générosité.

M. Anis Ahmad était originaire de Faisalabad ; il avait 35 ans et il est tombé en martyr dans la mosquée Dar-udh-Dhikr. Il était assis en compagnie de son père tout près du mihrab. Lorsque la fusillade a débuté son père lui a dit de se mettre à l'abri ; il répondit qu'il voulait aider les autres lorsqu'il a été touché de plusieurs balles et est mort sur le coup.

M. Munawar Ahmad était ahmadi de naissance, mais s’était épris du chiisme depuis un certain temps. Mais un jour il vit Hadrat Ali (r.a) et son fils l’Imam Hussain (r.a) dans un rêve ; ces derniers lui informèrent concernant la véracité du Messie Promis (a.s). Sur ce M. Munawar Ahmad décida de se joindre de nouveaux à la communauté. Il avait une très bonne connaissance concernant l'Ahmadiyya et il aimait prêcher son message. Et il avait aussi cloué le bec que de plusieurs mollahs. Il était âgé de 30 ans et avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté.

Lorsque la fusillade a débuté il a réussi à fermer plusieurs portes de la salle principale. Il avait aussi pu téléphoner à son oncle et il lui a demandé de prier pour lui. Il aida aussi certaines personnes blessées et cherchait une occasion pour attraper un des terroristes. Il parvint finalement à le faire, mais le terroriste se fit exploser. M. Munawar Ahmad décéda sur le coup. Il savait que son frère était mort dans l'attaque, mais cela ne l'empêcha pas de venir en aide aux autres.

M. Said Ahmad Tahir âgé de 37 ans avait été grièvement blessé par l'explosion de la moto des terroristes à l'extérieur de la mosquée lors de l'attaque. Il est décédé le 5 juin 2010 à l'hôpital. L'épouse du martyr a montré certains des journaux de celui-ci dans lesquels il avait écrit qu'il voulait mourir en martyr et qu'il priait en ce sens.

À la fin de son sermon Sa Sainteté a mentionné le décès de M. Mohammad Arif de Qadian. Il était âgé de 53 ans et avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la communauté à Qadian. Il a aussi servi comme officier de la Jalsa Salana pendant plusieurs années et au cours de la visite du Calife en Inde en 2005. Il était malade depuis plusieurs années et est décédé des suites d’une insuffisance rénale et d’une infection pulmonaire.

Sa Sainteté a demandé de prier pour tous les martyrs, leurs familles et les ahmadis en général.



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