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Visite en France, Espagne, Italie et en Suisse

- par Hadrat Mirza Masroor Ahmad -

De retour de sa tournée en Europe Sa Sainteté le Calife a prononcé son sermon du 30 avril 2010 à la mosquée Baitul Futuh – Londres. Il déclara qu'il avait l'intention de visiter certains pays de l'Afrique de l'Ouest et que le département des missions étrangères avait déjà tout organisé en ce sens. Mais au début de l'année on informa le Calife que la situation politique de certains de ces pays – notamment celle de la Sierra Leone – n'est pas propice à sa visite, d'où le report de cette tournée.

La Jama‘at de l'Espagne organisait à la même époque sa Jalsa Salana (conférence annuelle), et la Jama’at de l'Italie venait de faire l'acquisition d'un terrain. C'est ainsi qu'une tournée fut organisée à la volée dans ces pays. Et suite à la demande de la communauté Ahmadiyya de la Suisse, sa Sainteté décida aussi de visiter ce pays.

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Ces visites qu’effectue le Calife sont très importantes : d'une part cela fait grandir dans leur foi les membres des Jama’at et cela nous fait comprendre aussi la sagesse derrière toute action inspirée par Dieu.

La France fut la première étape et par la grâce d'Allah, il y a grand nombre d'Algériens et de Marocains qui s'intéressent de plus en plus à la Jama’at là-bas. Des personnes originaires des départements outre-mer ou de pays africains francophones sont aussi en train d'embrasser l’Ahmadiyya. Certaines personnes ont prêté allégeance aux mains du Calife lors de sa visite et elles étaient toutes très émues. Nombre d'entre elles ont demandé à sa Sainteté le Calife de prier pour qu’elles progressent dans leur foi et dans la Taqwa. Elles sont animées d'une ardeur pour transmettre le message du Messie Promis et ont exprimé aussi leur fidélité à l'égard du Califat.

La MTA 3 Al-Arabiyya a joué un rôle important dans la transmission du message de l'Ahmadiyya parmi les arabophones. Ces derniers ont prié pour qu'Allah les guide dans la bonne direction après avoir entendu l'appel lancé sur cette chaîne. Certains d'entre eux ont vu Hadrat Mirza Ghulam Ahmad ou uns des califes en rêve. Ils mentionnaient aussi les noms de tous les intervenants qui participent dans l'émission Al-Hiwar Ul-Mubashir. Sa Sainteté a prié pour qu'Allah récompense toutes ces personnes qui travaillent devant et derrière les caméras afin de transmettre le message de l'Ahmadiyya au monde.

Le Calife rencontra aussi les Ahmadis du Portugal et du Maroc en Espagne, un pays qui a servi de tremplin pour établir la communauté dans le royaume chérifien. La Jama’at du Portugal se trouvait sous la tutelle de la Jama’at de l'Espagne jusqu’à tout récemment. Mais par la grâce d'Allah, il y a maintenant un missionnaire à plein temps là-bas. Il y a aussi dans ce pays un nombre important de personnes qui ont embrassé l'Ahmadiyya ; il est donc primordial maintenant d'y bâtir une mosquée.

Le nombre d’Ahmadis arabophones en Espagne est en train de grandir. En 2005 sa Sainteté le Calife avait exprimé le désir que la Jama’at bâtisse une mosquée à Valence. On a pu acquérir un terrain sur lequel se trouve une maison qui sert de logement et de centre. Il y a certaines réticences quant à la construction d'une mosquée sur ce terrain. Mais la situation est en train de changer et on a l'espoir d'avoir bientôt le permis de construire ; c'est avec cet espoir que sa Sainteté le Calife a posé la première pierre de cette mosquée : qu'Allah fasse que nous puissions rapidement la bâtir et qu'elle soit un moyen pour transmettre le message de l'Islam et de l'Ahmadiyya dans cette région.

Les musulmans ont vécu à Valence jusqu'au XVIe siècle en dépit des persécutions. Au prix de grands sacrifices, ils ont maintenu leur foi en Islam pendant 300 ou 400 ans après le départ des musulmans de l'Espagne. On a l'espoir de pouvoir dissiper, grâce à cette mosquée, les appréhensions que les gens ont à propos de l'Islam dans cette région. Il est d'autant plus opportun de transmettre le message de l'Islam, car celui-ci subi des assauts de toutes parts.

Après l'Espagne, Sa Sainteté le Calife s'arrêta en Italie, où la Jama’at avait été établie au cours du deuxième Califat. En 1935, Hadrat Mirza Bashir Ud Din Mahmud Ahmad, envoya M. Malik Muhammad Sharif à Rome. Ce dernier eut un certain succès dans sa mission, et on dit qu'environ 30 à 40 personnes avaient accepté l'Islam lors de son séjour. Mais M. Malik Muhammad Sharif fut emprisonné dans un camp de prisonniers ennemi pour quelques années en plein milieu de la deuxième guerre mondiale. Le deuxième calife envoya par la suite deux autres missionnaires, notamment M. Ibrahim Khalil et M. Mohammad Usman. Ces derniers essayèrent de transmettre le message de l'Islam en Sicile où ils firent face à certaines difficultés. Mais la situation devenait de plus en plus difficile pour les missionnaires ahmadis en Italie et M. Malik Muhammad Sharif fut le dernier d’entre eux à quitter ce pays en 1955.

Aujourd'hui il y a en Italie un nombre important d'Ahmadis d'origine pakistanaise, du Maghreb et du Ghana. La Jama’at va bientôt construire sur le terrain acquis une mosquée, et par la grâce de Dieu le maire de la ville et les membres de son conseil soutiennent pleinement la communauté dans sa démarche.

Avant de quitter l'Italie sa Sainteté passa par Turin où se déroule une exposition sur le Saint Suaire, l'étoffe dans lequel on aurait enveloppé Jésus-Christ après sa descente de la Croix. Mir Mahmood Saheb du Pakistan avait demandé à sa Sainteté le Calife d'envoyer une personne pour voir de près le suaire, qui a été exposé après 10 ans. Mais par la grâce d'Allah, ce fut le Calife en personne qui a eu la possibilité de le voir de près. L'Amir de la Jama’at de l'Italie a contacté le directeur de l'exposition, et celui-ci a bien aimablement permis au Calife et aux membres de sa délégation de voir de près ce linceul. Généralement on interdit la prise de photos et d'images, mais le responsable de l'exposition a bienveillamment laisser entrer les caméras de la MTA et le photographe de la Jama’at. Le directeur de l'exposition, qui est aussi un prêtre, a affirmé que l'on peut tracer l'histoire du suaire jusqu'au Ve siècle, et tout porte à croire que cette étoffe a été utilisée pour envelopper une personne aux traits nobles. Les pollens que l'on retrouve sur le suaire sont de la Palestine et du Moyen-Orient.

En 1898, un photographe italien du nom de Secondo Pia, prit pour la première fois une photo de cette relique, et l'on découvrit sur la photo le positif de l'image que l'on peut voir sur le suaire. Et ce fut en 1898 toujours que le Messie Promis et Imam Al Mahdi écrivit son ouvrage « Jésus en Inde » (qui fut publié pour la première fois en 1908). Ainsi donc, Dieu a dévoilé des vérités qui témoignent en faveur de la survie de Jésus-Christ ; car contrairement aux chrétiens, la communauté Ahmadiyya croit que le suaire de Turin ne prouve pas la mort de Jésus-Christ, mais le fait qu'il était vivant quand on le fit descendre de la Croix.

Baitul-Futuh-Entree

Sa Sainteté le Calife a eu l'occasion de présenter le point de vue de la communauté Ahmadiyya et ses oeuvres aux responsables de l'exposition ainsi qu'à un orientaliste qui travaille dans une institution religieuse de Turin. Ce dernier demanda si le Calife croyait lui aussi à l'existence de la tombe de Jésus au Cachemire. Le Calife d'expliquer que le fondateur de la communauté Ahmadiyya a présenté cette thèse dans son fameux ouvrage « Jésus en Inde » à la lumière des Évangiles, du Saint Coran, des dires du Saint Prophète Muhammad (s.a.w), des traités de pharmacologie et des livres d'histoire. Au sujet de la pommade qui fut utilisée pour guérir les blessures de Jésus-Christ, il déclare : «... Au temps même de Jésus, un peu après l'événement de la Croix, un traité pharmaceutique fut rédigé en latin dans lequel fut décrit cette préparation, en mentionnant que celle-ci fut préparée pour les blessures de Jésus. Cet ouvrage fut traduit en plusieurs langues, et au temps de Ma‘mun Al-Rashid, il fut traduit en langue arabe. Il est, cependant, un fait étrange d'intervention divine, que des physiciens éminents de toutes les grandes religions – chrétiens, juifs, mages et musulmans – ont tous décrit cette préparation dans leurs livres, et ont mentionné qu'elle fut préparée pour Jésus par ses disciples.

Une étude des livres sur la pharmacologie montre que cet onguent est très utile dans des cas de blessures reçues par des coups ou des chutes, il arrête immédiatement le flot de sang, et comme il contient le myrte, les blessures restent aseptiques. L’onguent est très utile dans des cas de peste, pour les furoncles et les tissus cancéreux de tous genres. Il n'est pas cependant défini si la pommade avait été préparée par l'inspiration divine, par Jésus lui-même après qu'il eut subi les souffrances de la Croix ; ou qu'elle fut préparée en collaboration avec quelques physiciens. Certains des ingrédients ont des vertus spécifiques comme le myrte, qui est mentionné dans la Torah. En tout cas les blessures de Jésus se cicatrisèrent en quelques jours par l'usage de cette pommade. En trois jours, il recouvra assez de force pour le permettre d'accomplir une marche de 70 miles de Jérusalem à Galilée. » (Jésus en Inde)

Au tout début du même ouvrage, le Messie Promis (as) déclare : « J'ai écrit ce livre afin que par l'apport de preuves et de faits reconnus, par des témoignages historiques de valeur certaine, et par les écrits anciens de non musulmans, je puisse enlever les idées erronées qui prévalent chez les musulmans et la plupart des chrétiens sur la vie de Jésus – des malentendus dont les conséquences désastreuses ont endommagé et détruit le concept de l'unicité de Dieu. » (Jésus en Inde)

« Je vais essayer de prouver dans ce livre, que Jésus-Christ ne mourut pas sur la croix, qu’il n'est pas monté au ciel et encore moins qu'il est supposé de retourner sur terre ; au contraire, il mourut à l'âge de 120 ans, à Srinagar, au Cachemire et sa tombe se trouve à la rue Khan Yar de cette ville. » (Jésus en Inde)

Malheureusement, les responsables musulmans de la tombe de Jésus à Srinagar empêchent les gens de la visiter. Il y a aussi une campagne visant à prouver que le suaire de Turin n'est pas aussi ancien qu'on essaye de le faire croire et que c'est un faux du Moyen Âge. En tout cas, la Jama’at Ahmadiya croit que cette étoffe a été utilisée pour Jésus-Christ.

Une équipe dirigée par Mir Mahmood Saheb de Rabwah a fait des recherches sur la pommade utilisée pour guérir Jésus-Christ, et elle a prouvé que sous certaines conditions, l'image d'une personne peut-être reproduite sur le même type de tissu utilisé pour le suaire.

Après l'Italie, sa Sainteté est parti pour la Suisse, et de là il est retourné à Londres en passant par Strasbourg. Le nombre d'Ahmadis dans cette ville française est en train de grandir ; 70 % d’entre eux ne sont pas d'origine pakistanaise et nombreux sont du Maghreb. Le Calife rencontra aussi le représentant de l'archevêque avec qui il parla du rôle de l'Islam et de la paix mondiale.

Selon l’Amir de la Jama’at de France, environ 30 personnes ont embrassé l’Ahmadiyya durant cette tournée effectuée par le Calife. Certains d'entre eux avaient vu en rêve que sa Sainteté le Calife passait par la France. Il y a l'exemple d'une dame marocaine de Bordeaux qui avait vu en rêve qu'elle s'est jointe à un cortège de voitures d’Ahmadis qui passait près de chez elle. Et dans la réalité, elle a rempli son formulaire d'adhésion durant les jours où sa Sainteté est passé par Bordeaux pour rejoindre l'Espagne.

Ce voyage, quoique qu'il fût impromptu, était porteur de bénédictions divines.


(Le site islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)