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Index de l'article
Comment faire la prière (Salat) en Islam
Les cinq prières (Salat) sont obligatoires en Islam
Le Coran sur l'obligation de la prière (Salat) en Islam
Les horaires pour les salat (cinq prières) en Islam
Comment faire la prière en Islam: les conditions à respecter
Les ablutions (woudou) avant la prière en Islam
Comment faire le Tayammum ou l'ablution sans eau
Les actions qui annulent les petites ablutions (Woudou)
Les chaussettes et les ablutions
La douche (Al-Ghusl) avant la prière en Islam
L'eau pour l'ablution en Islam
Comment se vétir pour la prière en Islam
L’Adhan, l’appel à la prière en Islam
Comment faire l'Adhan ou l'appel du Muezzin
L'adhan chiite
Invocation après adhan
L'Iqamah, appel à la prière
La niyyah, l'intention de faire la prière
Quand peut-t-on combiner les prières?
Comment faire la prière (Salat) prescrite en Islam
Les postures de la prière en Islam
Ta'udh - la protection de Dieu et Fatiha
Lecture du Coran lors de la Salat, la prière en Islam
Ruku' - posture inclinée lors de la prière en Islam
La prosternation au cours de la prière (salat) en Islam
La prière entre les deux prosternations dans la Salat
La deuxième Rakat de la prière (salat) en Islam
Le Darud (As-salatu-’alan-nabiyy)
Prières du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)
Le nombre de Raka'at (Rakat) lors de la Salat
La prière (salat) individuelle et en congrégation (Jama)
Règles à respecter concernant la prière (Salat)
Que faire quand on est en retard pour la prière (Salat)?
Erreur de l'Imam au cours de la prière
Le dhikr après la Salat - la prière en Islam
Types de Prières et nombres de Rakat
Les prières Sunnah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)
Les prières surérogatoires - Nawafil ou Nafl - en Islam
Salat-Ul-Witr - la prière Witr et Dua Qunut (Qounout)
La prière de Jumu'ah (vendredi)
Prière de l'Aid-el-Fitr (après le Ramadan) et Aid Ul Adha (fête du sacrifice)
Les parties ou actions obligatoires au cour de la Salat
Wajibat, parties essentielles de la prière
Sunan ou actions recommandées au cours de la Salat
Comment se tenir lors de la Salat
Les actions indésirables (interdites - Makru ou makhruh) lors de la Salat
Les actions qui annulent la Salat (la prière)
Sujud-us-Sahw, les prosternations de l'oubli au cours de la prière
Salat ou la prière quand on est malade
La Salat quand on est en voyage
Salat-ul-Khawf(Salat durant un danger)
Prières Qada (prières manquées)
Salat-ut-Tahaj-jud (Qiyam-Ul-Lail)
Salat-ut-Tarawih (Taravih) au cours du Ramadan
Salat-ul-Kusufi wal-Khusuf, la prière durant les éclipses lunaires ou solaires
Salat-ul-Istisqa: la prière pour invoquer la pluie en cas de sécheresse
Comment faire la prière Istikhara
Salat-ul-Hajah - prière quand on est dans le besoin
Salat-ul-Ishraq - prière après le lever du Soleil
Salat-ul-Janazah - les prières funéraires pour adultes
Comment laver le mort en Islam
Comment faire la prière Janazah, la prière funéraire
Prière funéraire pour un garçon décédé
Prière funéraire pour fille décédée
Condoléances et deuil en Islam
Glossaire des termes sur la Salat
Toutes les pages

Les cinq prières (Salat) en Islam

Télécharger la version PDF du livre Salat: le livre de la prière islamique

La prière, dans toute religion, est le pivot sur lequel repose la communion entre l’Homme et Dieu : elle a été préconisée par Dieu comme deuxième pilier de la religion universelle, l’Islam. L’objet de la création de l’homme, selon l’Islam, est qu’il adore Allah. Allah dit dans le Saint Coran:

وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ

Et Je n’ai créé les Djinns et les hommes, que pour qu’ils m’adorent. (51:57)

L’adoration signifie une obéissance totale à la volonté d’Allah. Le Saint Prophète Muhammad, la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, apporta le message d’Allah et expliqua tous les commandements concernant la religion de l’Islam.

L’Islam comprend cinq tâches qu’un musulman doit accomplir. Celles-ci sont connues comme les Cinq Piliers ou Fondements de l’Islam.

Le premier pilier est la Kalimat-ush-Shahadah, la déclaration de foi islamique où la personne témoigne que nul n’est digne d’adoration excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. L’Unicité de Dieu est la base de notre croyance dans l’Islam.

Le second pilier est la Salat (cinq prières quotidiennes), la prière faite de la manière prescrite.

Le troisième pilier est la Zakat, une taxe perçue sur les biens des Musulmans, payée en liquide ou en nature, dont le revenu est dépensé pour les nobles causes mentionnées dans le Coran.

Le quatrième pilier est le Saum, ou le jeûne durant le mois du Ramadan.

Le cinquième pilier est le Hajj, qui est le pèlerinage à la Ka’abah qui se trouve à la Mecque. Le Musulman est tenu de faire ce pèlerinage au moins une fois dans sa vie.

La position debout lors de la prière (salat) en Islam - comment faire la Salat

De toutes les obligations, l’Islam a accordé la plus grande importance à la Salat. Il est du devoir de chaque Musulman de prier cinq fois par jour. Hormis les cinq prières obligatoires il y a d’autres prières qui sont optionnelles.

Un Musulman prend tout aussi sérieusement le côté spirituel de la vie que le ferait une personne mondaine pour le côté matériel. A l’instar de l’air et de la nourriture, qui sont indispensables pour la vie physique, la Salat est d’une importance capitale pour la vie spirituelle. C’est ainsi que l’homme ne peut survivre spirituellement sans observer régulièrement la Salat, ou la prière, durant la journée.

La Salat, ou la prière, consiste en postures variées qui sont: debout, appelée Qiyam; inclinée, appelée Ruk’u; prosternée, appelée Sajdah ; assise, appelée Qa’dah. Dans chaque posture des phrases prescrites doivent être récitées. Comme ces phrases sont en arabe, le Musulman non arabisant doit aussi connaître leur sens afin qu’il sache ce qu’il dit à son Maître durant la prière.


L’obligation des cinq prières quotidiennes en Islam

La prière est obligatoire pour tout Musulman sain d’esprit, homme ou femme. En ce qui concerne les enfants, elle ne leur incombe que lorsqu’ils ont atteint l’âge de la maturité. Toutefois, un effort et un encouragement continus sont requis pour que les enfants atteignent finalement le stade où ils font leurs prières régulièrement de la manière prescrite. Une éducation et un entraînement corrects sont donc nécessaires pour les enfants. C’est pour ces raisons que le Saint Prophète, paix et bénédictions d’Allah soient avec lui, avait prescrit ce qui suit: les parents doivent exhorter leurs enfants à être réguliers dans leur prière dès l’âge de sept ans, et dès dix ans ceux-ci peuvent être punis s’il ne la font pas assidûment. (rapporté par `Amr ibn Shu’eïb, Sunan Abi Dawud, Kitab-us-Salat)

Une fois que l’enfant a atteint l’âge de la puberté, il est commandé par Dieu d’offrir ses Prières. A partir de ce moment-là, aucun individu, ni aucun gouvernement, ne peut le forcer à faire ses prières puisque la Salat faite sous la contrainte ne vaut rien. La prière doit être faite volontairement et ne concerne que l’individu et son Dieu. Par conséquent, il est du devoir de chaque parent Musulman de former ses enfants pour la Salat dès un jeune âge. De plus, il est essentiel que les parents prient à Allah pour que leurs enfants deviennent constants dans leurs prières. L’aide d’Allah est demandée parce que la tâche est difficile.

Il est mentionné dans le Saint Coran que durant sa vie entière, le prophète Isma’il, que la paix soit avec lui, continua à exhorter les membres de sa famille à faire leurs prières assidûment.

On observe que dans les foyers où les parents prient régulièrement, les enfants copient leurs actions naturellement et, avec le temps, ils deviennent eux aussi assidus dans leurs prières. Cependant, l’enfant doit connaître la façon correcte de prier dès l’âge de sept ans. Il doit être encouragé à se joindre à la prière de congrégation et, si possible, il doit accompagner ses parents à la mosquée. Cela créera en lui une affinité avec la prière, ce qui l’aidera à en préserver la pratique dans les générations suivantes. Les parents ou les gardiens ont l’autorisation d’être plus sévères avec les enfants âgés de dix à douze ans, s’ils constatent chez ces derniers un certain laisser-aller au niveau de l’observance de la Salat.

Cela ne veut pas dire que les enfants doivent être maltraités ou battus, mais plutôt qu’ils doivent êtres reprochés et grondés comme on l’aurait fait s’ils avaient manqué l’école. Mais dès l’âge de douze ans, les enfants doivent réaliser que le devoir des parents s’arrête là et que dorénavant cela ne concerne qu’eux et Dieu, envers Qui ils sont responsables. Cela n’exclue pas le fait qu’ils soient guidés, encouragés ou reprochés par les parents. En effet, l’on peut continuer à guider son enfant toute sa vie s’il le faut. Ce qu’il faut comprendre, c’est que seule la sévérité doit disparaître des conseils parentaux quand l’enfant atteint ses douze ans. Comme mentionné précédemment, Seyyidna Isma’il adopta la même attitude par rapport à sa famille. Le Saint Prophète Muhammad, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, traita lui aussi les personnes âgées et les membres de sa famille de la même manière. L’on rapporte qu’il avait l’habitude d’appeler sa fille, As-Seyyidah Fatimah, et son gendre, Seyyidna `Ali, que Dieu soit content d’eux, pour les réveiller pour la prière de Fajr.


Le Coran sur l'obligation de la prière (Salat) en Islam

La Salat, ou la prière prescrite, est mentionnée dans le Saint Coran comme une caractéristique essentielle du croyant. Le Saint Coran dit:

ذَلِكَ الْكِتَابُ لَا رَيْبَ فِيهِ هُدًى لِلْمُتَّقِينَ (3) الَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِالْغَيْبِ وَيُقِيمُونَ الصَّلَاةَ وَمِمَّا رَزَقْنَاهُمْ يُنْفِقُونَ (4)

Ceci est le Livre parfait, dans lequel il n’y a pas de doute. C’est une direction pour les justes, qui croient à l’invisible, qui observent la prière, et dépensent de ce que nous leur avons fourni. (2:3-4)

La prière nous aide à nous débarrasser de nos péchés, nous inclinant vers Dieu et vers des choses bonnes pour nous purifier peu à peu. Mais ce n’est pas tout. La prière fait bien plus: elle rapproche l’homme de son Créateur. Le fidèle, dans son effort d’imiter les excellents attributs de Dieu, est constamment transporté de la position basse de l’homme matérialiste vers la position d’un noble et sublime serviteur de Dieu. Ici, le Saint Coran fait mention de cette qualité distinctive de la Salat:

اتْلُ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِنَ الْكِتَابِ وَأَقِمِ الصَّلَاةَ إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ وَلَذِكْرُ اللَّهِ أَكْبَرُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مَا تَصْنَعُونَ

Récite ce qui t’a été révélé du Livre, et observe la Prière. Assurément, la Prière retient l’homme de l’indécence et du mal manifeste, et le souvenir d’Allah est assurément la plus grande vertu. Et Allah sait ce que vous faites. (29:46)

La prière est une prescription sure et éprouvée pour la purification du coeur et de l’âme. C’est à travers la Salat que l’on peut établir une communion vivante avec Allah. A cet effet, le Coran dit:

إِنَّ الَّذِينَ يَتْلُونَ كِتَابَ اللَّهِ وَأَقَامُوا الصَّلَاةَ وَأَنْفَقُوا مِمَّا رَزَقْنَاهُمْ سِرًّا وَعَلَانِيَةً يَرْجُونَ تِجَارَةً لَنْ تَبُورَ (*) لِيُوَفِّيَهُمْ أُجُورَهُمْ وَيَزِيدَهُمْ مِنْ فَضْلِهِ إِنَّهُ غَفُورٌ شَكُورٌ

Assurément, seuls ceux qui suivent le Livre d’Allah, et observent la Prière, et dépensent de ce que Nous leur avons fourni secrètement et ouvertement, espèrent un marché qui ne faillira jamais; afin qu’Il puisse leur accorder leurs pleines récompenses, et leur ajouter même une augmentation à partir de Sa munificence. Il est assurément Très-Pardonnant, Très-Appréciateur. (35:30-31)

D’après le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, la Salat est l’apogée de la vie spirituelle du fidèle. C’est la plus haute forme d’adoration divine. Il est rapporté que Le Saint Prophète avait déclaré que « la prière met le fidèle en communion avec son Seigneur ».

Il faut réaliser que la prière sincère n’est jamais faite en vain. Quelques fois, la profonde expérience spirituelle d’un amour intense pour Dieu fait pleurer le fidèle. D’autres fois, le plaisir d’un amour plus doux remplit le coeur de bonheur. Ces expériences sont des signes que la prière est vivante, utile et fructueuse. Une démonstration de formalité n’est pas suffisante pour que l’homme bénéficie de sa prière. Cela équivaudrait à suivre un ordre sans que le coeur y soit. C’est pour cette raison qu’il est très important que le débutant garde ce noble objectif devant lui et essaye toujours de faire vivre ses prières.

La Salat combine toutes les formes et degrés d’humilité et de soumission possibles. Les fidèles se tiennent respectueusement en rangs, debout, derrière l’Imam, suivant ses mouvements à son ordre.

L’ordre pour chaque mouvement est Al-lahu Akbar sauf quand l’Imam remonte de la position de Ruk’u, la position inclinée, où il récite Sami’ Al-lahu liman Hamidah, qui signifie "Allah a entendu celui qui l’a loué". A cet appel tous les fidèles remontent aussi les mains à leurs côtés en disant: Rab-bana wa lakal Hamd - Hamdan kathiran Tayyibam mubarakan fih. O notre Seigneur! La louange parfaite est à Toi, louange ample, pure et bénie.

La sincérité et l’humilité sont l’essence de la prière. Allah enjoint aux fidèles ce qui suit:

قَدْ أَفْلَحَ الْمُؤْمِنُونَ (2) الَّذِينَ هُمْ فِي صَلَاتِهِمْ خَاشِعُونَ

Sans aucun doute, le succès viendra aux croyants qui sont humbles dans leurs Prières. (23:2-3)

Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a dit: Aucun serviteur d’Allah ne s’humilie devant Lui, sans que ce dernier ne lui accorde Son Raf’a. Ce terme arabe signifie "élévation". Dans ce cas précis, il n’indique pas qu’Allah va élever le fidèle physiquement vers le paradis mais, de toute évidence, qu’Allah exaltera son statut auprès de Lui.

L’on ne peut atteindre la vraie humilité sans se concentrer sur les attributs d’Allah. Lorsque Son Immense Grandeur pénètre une personne, elle ne peut s’empêcher d’être remplie d’humilité.


Les horaires pour les salat (cinq prières) en Islam

Pour chacune des cinq prières obligatoires il y a une heure déterminée selon la position du soleil.

L’heure de la prière du matin, le Fajr, commence avec l’aube et se termine juste avant le lever du soleil.

L’heure de la prière du milieu de l’après-midi, le Dhuhr, commence après que le soleil a dépassé son zénith et a entamé son déclin.

L’heure de la prière de `Asr est quand le soleil a encore descendu et se trouve à mi-chemin entre le début du déclin et le coucher du soleil, ce que l’on peut appeler la fin de l’après-midi. Elle se termine un certain temps avant le coucher du soleil, lorsque la clarté a diminué. Bien qu’il ne soit pas interdit de faire la prière de ’Asr aussi tard, il est néanmoins souhaitable qu’elle soit faite avant que la lueur du soleil soit affaiblie alors qu’il est toujours au-dessus de l’horizon.

Il est important de se rappeler qu’il est interdit de faire la Salat au moment du lever ou du coucher du soleil ainsi qu’au moment où il se trouve à son zénith. Aussi, une fois que la prière de `Asr a été faite, aucune prière optionnelle ne sera autorisée jusqu’après le coucher du soleil.

L’heure de la prière de Maghrib commence immédiatement après le coucher du soleil et s’étend jusqu’au crépuscule. Toutefois le crépuscule est compris différemment par les multiples écoles de juristes. Les Wahhabis et autres groupes islamiques similaires, avec leur attitude rigide, insistent que la prière de Maghrib doit être faite presque immédiatement après le coucher du soleil, le crépuscule se terminant, selon eux, quand la rougeur du soleil se transforme en un gris sombre. D’autres groupes pensent que le crépuscule dure jusqu’à ce qu’il reste une lueur à l’horizon après le coucher du soleil. D’après ces écoles de pensée, le temps alloué pour la prière de Maghrib est aussi long que pour la prière du matin.

Cela dit, toutes les écoles de jurisprudence sont d’accord que l’heure prescrite pour la prière de `Isha commence après le crépuscule, quand la nuit est tombée. Pour certains, cette période dure jusqu’à minuit, mais d’autres l’étendent au-delà de minuit, jusqu’à ce que la personne se retire pour dormir. Toutefois, il est vivement conseillé de faire les prières au début de leurs périodes respectives et de ne pas en repousser l’observance jusqu’à la limite du temps fixé.


Comment faire la prière en Islam : les conditions à respecter

Il existe des conditions préalables à la prière. Elles sont les suivantes:

  • L’intention: l’intention d’offrir la prière doit être formulée au préalable.
  • La prière doit être faite aux heures respectives comme cité précédemment. Toutefois, on doit se rappeler que si une personne ne peut faire une prière au temps voulu à cause de quelque difficulté, elle pourra la faire au moment où elle s’en rappellera. Par contre, elle ne doit pas être faite durant les heures interdites. Au temps de la révélation de l’Islam, le peuple d’alors n’avait aucune information concernant la découverte de régions où les jours, ou les nuits d’ailleurs, sont de 24 heures. Par exemple au Pôle Nord le jour dure 6 mois. La question est comment peut-on déterminer les heures de la prière dans cette situation si les heures de prière et du jeûne sont établies par rapport au soleil, la rotation de la Terre et la position relative du soleil et de la lune. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, répondant à la question d’un Compagnon, a expliqué que dans ces régions-là les Musulmans peuvent faire leurs prières en mesurant le temps comme pour un jour normal.
  • Le corps, et autant que possible les pensées et l’esprit, doivent être propres. La propreté est un terme qui ici signifie:
  • Le corps doit être propre. Une journée normale est considérée comme étant douze heures de jour et douze heures de nuit.
  • Si une personne à fait ses besoins, elle doit se laver totalement pour qu’il n’y ait aucun élément d’urine ou d’excréments sur son corps.
  • Après le rapport conjugal, que l’éjaculation ait eu lieu ou non, ou lorsque l’éjaculation a eu lieu de quelque manière que ce soit, par exemple durant le sommeil, pour être propre il ne suffira pas de se laver partiellement; l’on devra prendre une douche complète.
  • Une douche complète est aussi nécessaire pour les femmes après les menstrues et après la naissance d’un enfant.
  • Le lieu et le tapis de prière doivent être propres.
  • Le corps doit être convenablement couvert durant la prière.
  • La prière doit être faite dans la direction de la Qiblah. Tous les Musulmans font face à la Ka’abah. La Qiblah veut dire faire face à la Ka’abah à la Mecque, la première Maison de Prière construite sur la terre.

Tous les musulmans partout dans le monde doivent toujours faire face à la direction générale de la Ka’abah durant chaque prière formelle. Toutefois, durant un voyage ou un déplacement, si l’on ne peut pas déterminer la direction de façon précise ou si l’on ne peut pas faire face à la Ka’abah à cause d’une maladie, ou en d’autres termes, dans toute situation en-dehors de ses capacités, il n’est pas obligatoire de faire face à la Qiblah. Aussi, durant un voyage, sur une monture, dans un train, un avion ou un bateau, l’on doit prier dans le sens du déplacement.


Les petites ablutions (woudou) avant la prière en Islam

Les ablutions sont le lavage de certaines parties du corps avec de l’eau propre en préparation à la prière. Ceci est une condition préalable qui doit être remplie pour que la prière soit valable. Le Saint Coran précise clairement que l’on doit se laver les mains trois fois et se rincer la bouche trois fois.

La main droite est utilisée pour porter l’eau à la bouche. Ensuite, le nez est rincé en introduisant avec la main droite de l’eau dans les narines trois fois. Et après, tout le visage est lavé trois fois, en se servant des deux mains.

Après cela, les avant-bras doivent être lavés jusqu’aux coudes trois fois, en commençant par celui de droite.

Ensuite, après s’être mouillé les mains il faut les passer sur la tête, du front à la nuque, en sorte que presque toute la tête est couverte par ce mouvement. Puis la partie interne (et avant) des oreilles est nettoyée avec l’index de la main droite pour l’oreille droite et celui de la gauche pour l’oreille gauche. La partie externe (et arrière) des oreilles est nettoyée avec les pouces.

Après avoir nettoyé l’intérieur et l’extérieur des oreilles, le cou est nettoyé en passant dessus le dos des mains, de la nuque vers la gorge.

Pour terminer, les pieds sont lavés en utilisant la main gauche, trois fois chacun, jusqu’aux chevilles, en commençant par le pied droit. C’est ainsi que se complètent les ablutions.

Il est essentiel de réciter la prière suivante après les ablutions:

أَشْهَدُ أَنْ لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

ٱللّهُمَّ ٱجْعَلْنِي مِنَ ٱلتَّوَّابِينَ وَٱجْعَلْنِي مِنَ ٱلْمُتَطَهِّرِينَ

Translittération: Ash hadu al-la ilaha il-lal-lahu wahdahu la sharika lahu wa ash hadu an-na Muham-madan `abduhu wa rasuluh. Al-lahum-maj `alni minat-taw-wabina, waj `alni minal mutatah-hirin.

Traduction: J’atteste que nul n’est digne d’être adoré excepté Allah. Il est Unique et n’a pas de d’associé. Et j’atteste aussi que Muhammad est son Serviteur et Messager. O Allah, compte-moi parmi ceux qui se repentent et compte moi parmi ceux qui se purifient. (rapporté par `Umr ibn Al-Khattab, Sunan At-Tirmidhi, Kitab-ut-Taharah)


Le Tayammum (ablution sans eau - ablution sèche)

Les points sur-mentionnés concerne les ablutions dans des circonstances normales, quand la santé est bonne et lorsque l’utilisation d’eau n’est pas déconseillée médicalement. Aussi, il faut que l’eau pure soit disponible. En cas de maladie ou d’indisponibilité d’eau propre, il existe un substitut simple pour le Wudu´, ou les ablutions, appelé Tayammum, qui est comme suit:

Si une surface poussiéreuse ou rocheuse est disponible, l’adorateur la tapotera de ses deux paumes, puis se frottera les mains avant de les passer sur son visage. Ceci constitue une forme d’ablutions symbolique qui doit nous rappeler que nous devons faire les ablutions complètes à chaque fois qu’il est possible de ce faire.

Il est essentiel d’avoir les ablutions intactes lorsqu’on est en prière. Si les ablution sont intactes, il est possible d’accomplir plus d’une prière avec. En d’autres termes, les ablutions sont nécessaires à toute prière, mais pour chaque prière, la répétition du Wudu´ n’est pas requise si les ablutions précédantes sont toujours valables.


Les facteurs qui annulent les ablutions

  • Le pet
  • Le fait d’uriner, n’en serait-ce qu’une goutte
  • Le fait de déféquer, même si les excrétions sont minimes
  • S’endormir, ou s’assoupir en sorte que l’on ne pourrait se tenir en équilibre sans soutien
  • La menstruation ou l’éjaculation, comme expliqué précédemment
  • Le vomissement ou l’hémorragie. A ce sujet les opinions sont partagées. Néanmoins, un saignement très réduit par une petite blessure, ou encore le peu de nourriture qui remonte avec le rôt, ne devraient pas être considérés comme étant hémorragie et vomissement. Lorsqu’il y a saignement réel ou vomissement, les ablutions devront être faites de nouveau.

Les chaussettes et les ablutions

Si après le Wudu´ l’on se met des chaussettes, il ne sera plus essentiel de se laver les pieds pendant les 24 heures qui suivent les ablutions. A la place, l’on se mouillera les mains, et, s’étant débarrassé du surplus d’eau, l’on passera la main gauche sur le haut des chaussettes. Ceci sera considéré comme une alternative au lavement des pieds. En période de voyage, cette permission est étendue à trois jours.

Différences entre les écoles de jurisprudence musulmane concernant l’ablution

Dans la jurisprudence chiite le lavage des pieds est exempté et seulement les passages susmentionnés sont suffisants - avoir des chaussettes ou non ne faisant aucune différence. Pour des écoles de pensée plus rigides comme celle des Wahhabis, les chaussettes ordinaires, quelles soient en coton ou en laine, ne protègent pas assez les pieds pour que des concessions soient faites au niveau du lavage des pieds. Selon eux, les chaussettes doivent être faites d’un cuir léger, imperméable à la poussière et à l’humidité pour qu’on puisse faire de telles concessions.

Mais pour d’autres écoles, cette attitude est considérée trop stricte car elle fait l’homme devenir l’esclave de choses superficielles, ce qui est contraire à l’esprit de l’Islam. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soit avec lui, a décrit l’esprit de l’Islam par: Assurément, la religion est aisance. (rapporté par Abu Hureïrah, Sahih-Al-Bukhari, Kitab-ul-Iman)

La Communauté Musulmane Ahmadiyya s’accorde avec cela. Les Musulmans Ahmadis considèrent que la meilleure politique est le bon sens. Ainsi, dans ce cas de figure particulier, si les chaussettes sont assez épaisses pour protéger les pieds de la poussière et de la saleté, il n’y a aucun besoin de connaître le matériel dont elles sont faites.


La douche (Al-Ghusl, grandes ablutions) avant la prière pour les hommes et les femmes

Se doucher est toujours encouragé et promu dans l’Islam. L’Islam non seulement exhorte à la propreté de l’âme mais aussi à celle du corps. Dans quelques situations, toutefois, la douche est une condition essentielle à remplir avant de faire la Salat. Voici ces situations où les ablutions seules ne sont pas suffisantes pour purifier le corps:

Pour les femmes

  • Après chaque menstruation, quand la perte de sang s’est complètement arrêté.
  • Après l’accouchement, lorsque la perte de sang a définitivement cessé.

Note: Durant ces périodes de saignement, les femmes n’ont pas à faire la Salat.

Pour les hommes et les femmes

  • Après l’éjaculation ou l’orgasme, qui résultent de relations conjugales ou pour d’autres raisons. La même chose s’applique aux décharges durant la nuit.
  • Après des contacts sexuels entre l’homme et la femme, même sans éjaculation, et quelle qu’en soit la brièveté.
  • Toutes les personnes qui se convertissent à l’Islam doivent prendre une douche et ainsi prendre un nouveau départ dans leur vie en tant que Musulman.

Situations supplémentaires où une douche est essentielle

On doit faire prendre un bain à tout nouveau-né. De même, le corps d’un mort doit être lavé avant la prière de Janazah. Toutefois, une exception est faite pour les martyrs ou encore ceux qui sont tués durant la guerre ou qui sont abattus de quelque manière que ce soit.

A part les occasions où la douche est nécessaire, prendre une douche les vendredis, le jour de la célébration de l’Aïd et avant d’entreprendre le Hajj est une chose fortement souhaitée par le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.

Il est intéressant de noter que le Saint Fondateur de l’Islam avait l’habitude de prendre un bain comme suit: Il commencerait son bain en faisant le Wudu´ (les ablutions) jusqu’au lavage des pieds. Ensuite il laverait le côté droit du corps trois fois, puis le côté gauche, trois fois. Il se lavait si méticuleusement que chaque pore de son corps était tout à fait propre.

Dans chacune des conditions où la douche devient obligatoire, l’on ne peut faire la prière, entrer dans une mosquée ou réciter le Coran sans se laver complètement. Une exception est faite pour les femmes durant leurs périodes en ce qui concernent la récitation du Coran. Elles peuvent lire le Saint Coran mais il leur est conseillé de ne pas le toucher avec leurs mains, par mesure de respect.


L’eau utilisée pour l’ablution en Islam

L’eau utilisée pour les ablutions doit être propre et salubre. Une eau stagnante ou polluée ne peut être utilisée. Toutefois, si une eau salubre ne peut être obtenue et que les gens n’ont pas d’autre choix que d’utiliser n’importe qu’elle eau disponible pour se désaltérer, elle pourra alors être utilisée pour les ablutions et pour la douche.


Comment se vétir pour la prière en Islam

Durant la prière le corps doit être décemment couvert, particulièrement les parties intimes ainsi que les parties du corps qui les entourent. Pour les hommes, cela représente la partie du corps commençant du nombril et s’étendant jusqu’aux genoux. Les femmes, quant à elles, doivent entièrement couvrir leur corps, y compris les bras, exception faite des pieds et des mains. Cependant, quand elles prient à la maison ou parmi d’autres femmes, elles peuvent ne pas se couvrir le visage.

Se couvrir la tête (pour l’homme)

Selon la plupart des écoles de jurisprudence, les hommes doivent se couvrir la tête quand ils prient. Cependant, pour les Malikis et aussi pour d’autres cela n’est pas considéré comme nécessaire.


L’Adhan, l’appel à la prière en Islam

Durant les premiers jours de l’Islam il n’y avait aucune manière prescrite pour dire aux gens que l’heure de la prière avait commencé, ni n’y avait-il une façon d’appeler les Musulmans à la mosquée pour la prière de congrégation. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, était toutefois au courant des pratiques juives, chrétiennes et païennes à ce sujet. Il demanda conseil à ses Compagnons sur la meilleure manière d’appeler les Musulmans pour la prière de congrégation.

Un matin, Hadrat `Abdullah ibn `Aziz, qu’Allah soit content de lui, se rendit auprès du Saint Prophète et lui relata un rêve qu’il avait fait la veille: il avait vu quelqu’un annoncer l’heure de la prière et appeler les gens à la mosquée pour la prière de congrégation d’une haute voix. Seyyidna `Abdullah récita les mots de l’Adhan qu’il avait entendus dans son rêve. Ils étaient comme suit:

ٱللّهُ أَكْبَرُ

Translittération: Al-lahu akbar

Traduction: Allah est le plus grand (récité quatre fois)

أَشْهَدُ أَنْ لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

Translittération: Ash hadu al-la ilaha il-lal-lah

Traduction: J’atteste que nul n’est digne d’être adoré excepté Allah (récité deux fois)

أَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَّسُولُ ٱللّهِ

Translittération: Ash hadu an-na Muham-madar rasulul-lah

Traduction: J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (récité deux fois)

حَيَّ عَلَى ٱلصَّلاَةِ

Translittération: Hay-ya `alas-salah

Traduction: Accourez vers la Prière (récité deux fois)

حَيَّ عَلَى ٱلْفَلاَحِ

Translittération: Hayya `alal Falah

Traduction: Accourez au succès (récité deux fois)

ٱللّهُ أَكْبَرُ

Translittération: Al-lahu akbar

Traduction: Allah est le plus grand (récité deux fois)

لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

Translittération: La ilaha il-lal-lah

Traduction: Personne n’est digne d’être adoré excepté Allah (récité une fois) (rapporté par `Abdullah ibn Zeïd, Sunan Ibn Majah, Kitab-ul-Adhani was-Sunnati fih)

Hadrat `Umar, qu’Allah soit content de lui, qui est devenu plus tard le second Calife, était aussi assis dans la compagnie du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui. Il dit qu’il avait lui aussi fait un rêve et avait entendu les mêmes mots. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, n’eut aucun doute que ceci était un message d’Allah. C’est ainsi qu’il adopta cette façon d’appeler à la prière, ou l’Adhan, pour convoquer les fidèles à la mosquée. L’Adhan est par conséquent reconnu partout dans le monde comme étant l’appel à la prière musulmane.


La méthode de dire l’Adhan

Le Muedh-dhin, ou Muezzin en français, la personne qui fait l’Adhan, se tient debout dans une position proéminente faisant face à la Qiblah. De nos jours, l’on utilise des haut-parleurs pour faire l’Adhan. Ses indexes touchant ses oreilles, celui de droite touche l’oreille droite, le gauche l’oreille gauche, le Muedh-dhin récite l’Adhan à voix haute. Il doit tourner la tête vers la droite quand il dit Hayya `alas-salah et à gauche quand il récite Hayya `alal falah.

Durant l’Adhan pour la prière de Fajr, le Muezzin doit aussi réciter les mots ci-dessous après Hayya `alal falah:

ٱلصَّلاَةُ خَيْرٌ مِّنَ النَّوْمِ

Translittération: As-salatu khaïrum minan nawm

Traduction: La Prière vaut mieux que le sommeil (récité deux fois) (rapporté par Abu Mahdhurah, Sunan An-Nisa´i, Kitab-ul-Adhan)

Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a dit:

A chaque fois que vous entendez l’Adhan, répétez ce que dit le Muedh-dhin. (rapporté par Abu Sa’id Al-Khudri, Sahih-Al-Bukhari, Kitab-ul-Adhan)

Donc, quiconque entend l’Adhan doit le répéter, phrase par phrase, après que le Muezzin a fini de réciter. Mais quand la personne entend le Muezzin dire Hayya `alas-salah et Hayya `alal falah la personne doit dire La Hawla wa la quw-wata il-la bil-la-hil `aliy-yil `adhim qui veut dire: Il n’y pas de force de résister au mal ni de pouvoir de faire le bien excepté par Allah, le Très-Haut, le Grand.


L'adhan chiite

Certaines communautés chiites ajoutent la phrase suivante à leur Adhan:

أَشْهَدُ أَنَّ عَلِيًّا وَّلِيُّ ٱللهِ وَوَصِيُّ رَسُولِ ٱللهِ

وَخَلِيفَةٌ بِلاَ فَصْلٍ

Translittération: Ash hadu an-na `aliy-yan waliy-yul-lahi wa wasiy-yu rasulil-lahi wa khalifatun bila fasl

Traduction: J’atteste que `Ali est un ami d’Allah (c’est à dire un saint) et un héritier légitime selon le testament du Prophète d’Allah ainsi que son successeur immédiat.

D’autres musulmans ajoutent ce qui suit:

ٱلصَّلاَةُ وَ ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ ٱللهِ

Translittération: As-salatu was-salamu `aleïka ya rasul-lal-lah

Traduction: Que les bénédictions et la paix soient avec toi, ô Messager d’Allah.

Nous ne savons pas sur quoi ils s’appuient pour justifier de telles additions. A notre connaissance, les mots de l’Adhan que nous avions présentés précédemment sont authentiques.

Si la prière de congrégation est faite à l’extérieur, l’Adhan doit être récité.


Invocation après adhan

A la fin de l’Adhan, ceux qui écoutent devraient réciter la prière suivante:

ٱللّهُمَّ رَبَّ هَذِهِ ٱلدَّعْوَةِ ٱلتَّامَّةِ وَٱلصَّلاَةِ ٱلْقَآئِمَةِ

آتِ مُحَمَّدًا ٱلْوَسِيلَةَ وَٱلْفَضِيلَةَ

وَٱبْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا ٱلَّذِي وَعَدْتَهُ

Translittération: Al-lahum-ma rab-ba hadhihid da`watit tam-mati was-salatil qa´imati ati muham-madal wasilata wal fadilata wab`ath-hu maqamam mahmudal ladhi wa`at-tahu

Traduction: O Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être dite, accorde à Muhammad le moyen de s’approcher de Toi, et l’excellence, et élève-le au rang le plus exalté que Tu lui as promis. (rapporté par Jabir ibn `Abdillah, Sahih-Al-Bukhari, Kitab-us-Salah)


L’Iqamah

Quand la prière est sur le point de commencer on récite l’Iqamah. Ceci est l’indication que l’Imam a pris sa place face à la Ka’abah et qu’il est prêt à commencer la prière. L’Iqamah est une version plus courte de l’Adhan. Les autres différences entres l’Adhan et l’Iqamah sont: L’Adhan est récité à haute voix tandis que l’Iqamah est récité à voix basse.

  • Durant la récitation de l’Iqamah, les doigts ne touchent pas les oreilles; les bras sont droits, à coté du corps.
  • La phrase, As-salatu khairum minan-nawm n’est pas récitée dans l’Iqamah.
  • L’Iqamah est récitée rapidement. Cependant, l’école de pensée Malikite récite l’Iqamah et l’Adhan avec des pauses entres les versets. Durant l’Iqamah, les mots Qad qamatis-salah (la Salat est sur le point de commencer), sont prononcés deux fois après Hay-ya `alal falah.
  • Durant l’Iqamah, le visage ne se tourne ni vers la droite ni vers la gauche quand on récite Hayya alas-salah et Hay-ya `alal falah, comme on le fait dans l’Adhan.

Le texte de l’Iqamah est comme suit:

ٱللّهُ أَكْبَرُ

Translittération: Al-lahu akbar

Traduction: Allah est le plus grand (récité deux fois)

أَشْهَدُ أَنْ لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

Translittération: Ash hadu al-la ilaha il-lal-lah

Traduction: J’atteste que nul n’est digne d’être adoré excepté Allah (récité une fois)

أَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَّسُولُ ٱللّهِ

Translittération: Ash hadu an-na Muhammadar rasulul-lah

Traduction: J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (récité une fois)

حَيَّ عَلَى ٱلصَّلاَةِ

Translittération: Hay-ya ’alas-salah

Traduction: Accourez vers la Prière (récité une fois)

حَيَّ عَلَى ٱلْفَلاَحِ

Translittération: Hay-ya ’alal-falah

Traduction: Accourez au succès (récité une fois)

قَدْ قَامَتِ ٱلصَّلاَةُ

Translittération: Qad qamatis-salah

Traduction: La Prière est sur le point de commencer (récité deux fois)

ٱللّهُ أَكْبَرُ

Translittération: Al-lahu akbar

Traduction: Allah est le plus grand (récité deux fois)

ﻵ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

Translittération: La ilaha il-lal-lah

Traduction: Personne n’est digne d’être adoré excepté Allah (récité une fois) (rapporté par Ibn `Umr, Sunan-An-Nisa´i, Kitab-ul-Adhan)

D’après les Traditions du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, la personne qui a récité l’Adhan doit aussi réciter l’Iqamah. (Sunan-At-Tirmidhi, Abwabus- Salah). Cependant, dans certains cas, une autre personne peut réciter l’Iqamah avec l’autorisation du Muezzin ou de l’Imam.


La Niyyah l’intention de faire la prière

La Niyyah signifie l’intention de faire une prière; elle en constitue une partie essentielle. Le fidèle doit faire une Niyyah dans son esprit sur quel type de prière, Fard, Sunnah, ou Nafl, il va offrir et combien de Rak’at. Ce n’est pas nécessaire de faire la Niyyah à voix haute; l’intention suffit. Le fidèle récite donc le Tawjih avec la Niyyah. Le Tawjih est expliqué au deuxième chapitre.


Combiner les prières prescrites en Islam

Dans certaines conditions, deux prières peuvent êtres combinées. Par exemple, la prière de Dhuhr peut être combinée avec celle de ’Asr. De même, la prière de Maghrib peut être combinée avec celle de ’Isha, si les conditions suivantes sont présentes:

  • Si une personne est malade.
  • Si une personne est en voyage.
  • Durant un orage.
  • S’il est difficile d’aller à la mosquée à cause de l’inconfort dû aux fortes pluies.
  • Il est préférable de combiner une prière avec celle qui la précède, les deux prières étant faites à l’heure prescrite de la première. Toutefois, dans des circonstances particulières, la prière antécédente peut être combinée avec la suivante, c’est à dire qu’elles seront faites à l’heure prescrite de la deuxième prière.

Quand les prières sont combinées, un seul Adhan est suffisant pour les deux prières. Par contre, l’Iqamah doit être récitée pour chaque prière.

Il faut se rappeler que les parties Sunnah de la prière ne sont pas nécessaires quand les prières sont combinées. Toutefois, les deux Sunnah faites avant la prière de Jumu’ah (vendredi) sont essentielles et ne doivent pas être omises.

Prenons le cas d’un Imam qui, combinant les prières de Dhuhr et de `Asr, est en train de diriger la prière de `Asr. Un fidèle se présente en retard et ne sait pas quelle prière est train d’être dite. Dans ce cas, il devra se joindre à la congrégation de toute façon. Plus tard, s’il se rend compte qu’il a manqué la prière antécédente, il devra la faire individuellement après la prière de congrégation.

Par contre, si un individu en retard sait que l’Imam vient de faire la prière de Dhuhr et qu’à présent il dirige la prière de `Asr, il devra d’abord faire la prière antécédente et ensuite se joindre à la prière de congrégation en cours. De même, si l’Imam dirige la prière de `Isha, le fidèle arrivé en retard doit offrir la prière de Maghrib, qu’il a manquée, et ensuite se joindre à la congrégation. S’il ne sait pas que l’Imam dirige la prière de `Isha et s’y joint en croyant que c’est la prière de Maghrib, il devra continuer à suivre l’Imam. Par la suite, réalisant son erreur, il n’aura plus qu’a offrir la prière de Maghrib individuellement, comme sa prière de `Isha derrière l’Imam est valable. Dans des circonstances normales un individu doit offrir la prière antécédente en premier et la suivante après; en d’autres termes, il faut normalement respecter l’ordre établi des prières.


Comment faire la prière (Salat) prescrite en Islam

Normalement, la Salat devrait être faite en congrégation dans une mosquée, un endroit dédié à l’adoration divine, mais elle peut être faite n’importe où, la seule condition étant que l’endroit choisi doit être propre. Avant qu’un adorateur commence la prière, il doit nettoyer son corps et doit s’assurer que ses habits sont propres. Il doit faire le Wudu´ et ensuite se mettre en rang avec les autres fidèles derrière l’Imam, faisant face à la Ka’abah. Les rangs doivent être parfaitement droits et les adorateurs doivent se tenir épaule contre épaule sans pour autant se causer de la gêne les uns aux autres. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, faisait particulièrement attention que les rangées soient droites.

Donc, se tenant dans une rangée derrière l’Imam, chaque croyant doit formuler l’intention (la Niyyah) de quelle prière il va offrir et ensuite réciter ce qui suit:

وَجَّهْتُ وَجْهِيَ لِلَّذِي فَطَرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ حَنِيفًا وَمَا أَنَا مِنَ الْمُشْرِكِينَ

Translittération: Waj-jahtu wajhiya lil-ladhi fataras-samawati wal-arda hanifan-wa ma ana minal mushrikin

Traduction: J’ai tourné mon visage vers Celui Qui a créé les cieux et la terre, étant toujours incliné vers Allah, et je ne suis pas parmi ceux qui associent des dieux à Lui. (rapporté par `Ali ibn Abi Talib, Sahih Muslim, Kitab Salatil-Musafirina wa qasriha)

Avant le début de chaque prière, l’Iqamah, l’indication que la prière est sur le point de commencer, est récitée. Durant la prière il faut que l’on soit entièrement concentré sur la prière et on doit ôter de son esprit toutes autres pensées. La prière commence avec le Takbir-ut-Tahrim, où l’Imam lève ses mains à ses oreilles et dit

ٱللّهُ أَكْبَرُ

Al-lahu Akbar (Dieu est le plus Grand)

Tous les croyants font de même. Le fait de lever ses deux mains jusqu’aux oreilles en disant Al-lahu Akbar est la tradition (appelée Sunnah) du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui. Toutes les écoles de pensée musulmanes sont d’accord sur ce point. Cependant, il y a quelques groupes dans l’Islam dont les fidèles lèvent leurs mains plus d’une fois dans une Rak’ah (série complète de postures dans la Salat). En d’autres termes, en sus de lever leurs mains durant le premier Takbir (Allahu Akbar) au début de la prière, ils le font aussi quand il vont à la position de Ruk’u quand ils s’inclinent dans la position debout. Ils répètent le geste quand ils vont dans la Sajdah et quand ils se lèvent de la Sajdah.


Comment faire la prière (Salat) prescrite en Islam (2e partie)

En étudiant l’histoire de l’Islam, nous voyons qu’à plusieurs occasions le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, avait levé ses mains plus d’une fois durant la prière au début de son ministère, comme mentionné dans les livres des Traditions. Toutefois cela n’était pas sa pratique courante. Un nombre important d’autres Traditions du Saint Prophète montrent qu’il ne levait jamais ses mains sauf quand il récitait le Takbir-ut-Tahrim dans la première Rak’ah de chaque Prière. Il est rapporté qu’un Compagnon du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, Hadrat `Abdullah ibn Mas’ud, qu’Allah soit content de lui, a dit:

« Laissez-moi vous démontrer la manière de laquelle le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, offrait ses prières. » `Abdullah fit sa prière et leva ses mains seulement au début quand il dit le Takbir-ut-Tahrim

Après avoir levé ses mains et récité Al-lahu Akbar, l’Imam ramène ses bras et les croise en sorte que le bras droit se trouve sur le bras gauche. Les fidèles font de même. Cette position est celle où un fidèle se tient debout devant son Maître dans une attitude des plus humbles. Cette humble posture des bras croisés est appelée Qiyam, la position debout.

Chez les Musulmans d’aujourd’hui, il existe des variations au niveau de cette posture. D’aucuns croisent les bras soit au-dessus soit en dessous du nombril; quelques-uns croisent même leurs bras beaucoup plus haut. Ce sont tous des signes de respect. Il ne faut pas être étroit d’esprit au point de se quereller sur des aspects aussi mineurs de la prière.

Il faut noter que généralement parmi les Sunnites,les Malikis, et les Chiites ne croisent pas les bras. Il les laissent pendre à leurs côtés. Bien qu’il n’y ait aucun Hadith (Tradition du Prophète) connu qui prouve que le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, avait jamais fait cela, on ne peut pas y objecter et prétendre que la prière de ces personnes ne sont pas valables.

Après avoir récité le Takbir-ut-Tahrim, la glorification suivante, appelée Ath-Thana´, est récitée individuellement en silence:

سُبْحَانَكَ ٱللّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ وَ تَبَارَكَ ٱسْمُكَ

وَتَعَالَى جَدُّكَ وَلاَ إِلهَ غَيْرُكَ

Translittération: Subhanakal-lahum-ma wa bihamdika wa tabarakasmuka wa ta’ala jad-duka wa la ilaha ghaïruk

Traduction: Saint es-Tu, ô Allah, et toutes les louanges sont à Toi, et béni est Ton nom, et exaltée est Ta majesté, et il n’y a aucun Dieu à part Toi. (rapporté par Abu Sa’id, Sunan-An-Nisa´i, Kitab-ul-Iftitah)

Il est rapporté dans quelques Traditions que, parfois, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, récitait d’autres versets au lieu de cette glorification. Cependant, celle-ci est la plus connue et la plus répandue.


Ta'udh - la protection de Dieu contre Satan et Fatiha

La glorification ci-dessus est suivie par le Ta’awwudh, qui est aussi récité en silence:

أَعُوذُ بِاللّهِ مِنَ ٱلشَّيْطَانِ ٱلرَّجِيمِ

Translittération : A’udhu bil-lahi minash-shaïtanir rajim

Traduction : Je me réfugie auprès d’Allah contre Satan, le maudit. (tiré du hadith rapporté par Abu Sa’id, Sunan Ad-Darimi, Kitab-us-Salah)

Après At-Ta’awwudh, la Tasmiah est récitée, silencieusement ou à voix haute, par l’Imam. La congrégation, cependant, la dit en silence. At-Tasmiah est comme suit:

بِسْمِ ٱللّهِ ٱلرَّحْمنِ ٱلرَّحِيمِ

Translittération : Bismil-lahir rahmanir rahim

Traduction : Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux.

D’après les Traditions, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, récitait parfois la Tasmiah à haute voix et à d’autres occasions en silence. Parmi les Musulmans, la Tasmiah est généralement récitée à haute voix dans les pays arabes. Les suivants de l’école hanafite quant à eux, ainsi qu’un grand nombre d’autres Musulmans, la récitent en silence.

Puis, l’Imam récite. Dans certaines prières, notamment celles de Fajr, Maghrib et `Isha, l’Imam récite la sourate à voix haute. Quand l’Imam récite la sourate Al-Fatihah à haute voix, les fidèles qui le suivent doivent aussi la réciter, mais en silence, verset par verset, durant les intervalles entres les versets, après que l’Imam les a récités. Pour les prières de Dhuhr et de `Asr, l’Imam et les fidèles récitent en silence.

الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ

إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ

اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ

صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ

Translittération :

Al-hamdu lil-lahi rab-bil `alamin

Ar-rahmanir rahim

Maliki yawmid-din

Iy-yaka na’budu wa iy-yaka nasta’in

Ihdinas-siratal mustaqim

Siratal-ladhina an’amta `aleïhim

Ghaïril maghdubi `aleïhim wa lad-dal-lin

Traduction:

Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur de tous les mondes.

Le Gracieux, le Miséricordieux.

Maître du Jour du Jugement.

C’est Toi seul que nous adorons, et c’est Toi seul que nous supplions de nous venir en aide.

Guide-nous sur le droit chemin -

Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Tes faveurs, pas celui de ceux qui se sont attiré Ton courroux, ni de ceux qui se sont égarés.

A la fin de la sourate Al-Fatihah, les fidèles disent Amin, ce qui veut dire « O, Allah! accepte nos supplications». (rapporté par Abu Hureïrah, Sahih Muslim, Kitab As-Salah)

Les membres des écoles Maliki, Shafi’i et Hanbali de l’Islam disent Amin à voix haute tandis que les membres de l’école Hanafi le disent en silence. Les deux formes sont admissibles. Ceci n’est pas un de ces éléments qui valident ou invalident la Salat. L’on peut adopter la méthode que l’on souhaite. Personne n’a le droit d’y objecter sauf si le fidèle le dit tellement fort qu’il gêne les autres adorateurs.


Lecture du Coran lors de la Salat, la prière en Islam

Après avoir récité la sourate Al-Fatiha, l’Imam récite une portion du Saint Coran - au moins trois versets - ou un petit chapitre. (Rapporté par Abu Qatadah, Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Adhan).

Par exemple:

La sourate Al-Kawthar

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ

فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ

إِنَّ شَانِئَكَ هُوَ الْأَبْتَرُ

Translittération:

Bismil-lahir rahmanir rahim

In-na a’taïnakal kawthar

Fasal-li lirab-bika wanhar

In-na shani´aka huwal abtar

Traduction:

Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux

Assurément, Nous t’avons donné une abondance de bien;

Aussi, prie ton Seigneur, et offre des sacrifices.

Assurément, c’est ton ennemi qui sera sans postérité.

La sourate Al-Ikhlas

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ (2)

اللَّهُ الصَّمَدُ (3)

لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ (4)

وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ (5)

Translittération:

Bismil-lahir rahmanir rahim

Qul huwal-lahu ahad

Allahus-samad

Lam yalid wa lam yulad

Wa lam yakul-lahu kufuwan ahad

Traduction:

Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux

Dis: Il est Allah, l’Unique

Allah, l’Indépendant, et Celui Que tous supplient.

Il n’engendre pas, ni n’est-Il engendré.

Et il n’y a nul semblable à lui.

La sourate Al-Falaq

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ (2) مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ (3)

وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ (4)

وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثَاتِ فِي الْعُقَدِ (5)

وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ (6)

Translittération:

Bismil-lahir rahmanir rahim

Qul a’udhu birab-bil falaq

Min shar-ri ma khalaq

Wa min shar-ri ghasiqin idha waqab

Wa min shar-rin naf-fathati fil `uqad

Wa min shar-ri hasidin idha hasad

Traduction:

Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux.

Dis: Je cherche refuge auprès du Seigneur de l’aube,

Contre le mal de ce qu’Il a créé.

Et contre le mal de la nuit lorsqu’elle s’étend.

Et contre le mal de ceux qui soufflent sur les noeuds pour les défaire,

Et contre le mal de l’envieux lorsqu’il envie.

La sourate Al-Nas

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ (2)

مَلِكِ النَّاسِ (3) إِلَهِ النَّاسِ (4)

مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ (5)

الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ (6) مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ (7)

Translittération:

Bismil-lahir rahmanir rahim

Qul a’udhu birab-bin nas

Malikin nas

Ilahin nas

Min shar-ril waswasil khan-nas

Al-ladhi yuwaswisu fi sudurin nas

Minal jin-nati wan nas

Traduction:

Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux.

Dis: Je cherche refuge auprès du Seigneur de l’humanité,

Le Roi de l’humanité,

Le Dieu de l’humanité,

Contre le mal du chuchoteur sournois,

Qui chuchote dans le coeur des hommes

De parmi les Jinns et les hommes.

Les sourates du Coran mentionnées ci-dessus ne sont que des exemples. L’Imam peut réciter n’importe quelle portion du Coran après la sourate Al-Fatihah.

Quand l’Imam récite une portion du Saint Coran les fidèles doivent écouter attentivement. Le Saint Coran dit:

Et quand le Coran est récité, prêtez-y l’oreille, et gardez le silence afin que miséricorde vous soit accordée. (7:205)

Un Compagnon du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, Hadrat `Ubadah ibn Samit, qu’Allah soit content de lui, raconte qu’une fois le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, alors qu’il dirigeait la prière de Fajr, trouva très difficile de réciter les versets du Saint Coran parce qu’il entendait des murmures venant du fond. Quand la prière fut terminée, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, demanda à ses compagnons s’ils récitaient les versets du Coran après lui à quoi ils répondirent dans l’affirmative. Le Saint Prophète leur dit:

« Ne le faites pas, sauf pour l’Umm-Al-Qur’an (la sourate Al-Fatihah) »(Sunan At-Tirmidhi, Kitab As-Salah)

Il est essentiel que chaque membre de la congrégation fasse attention à ne pas déranger les autres fidèles ; tous les Musulmans devraient tenir compte du Hadith du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, mentionné ci-dessus.


Le Ruku' - posture inclinée lors de la prière

Après la récitation de la sourate Al-Fatiha et d'une portion du Coran, l’Imam passe de la position debout à la position courbée ou inclinée, le Ruk’u, en disant Al-lahu Akbar. Les autres fidèles le suivent. Dans cette position, les mains doivent êtres sur les genoux. Le dos et la nuque doivent être tenus horizontalement au sol.

Dans cette posture, le Tasbih doit être récité individuellement, en silence, trois fois ou plus en chiffre impair (c’est à dire trois ou cinq ou sept fois, etc.):

سُبْحَانَ رَبِّيَ ٱلْعَظِيمِ

Translittération:

Sub-hana rab-biyal `adhim

Traduction:

Saint est mon Seigneur, le Tout-Puissant. (Rapporté par Ibn Mas’ud, Sunan At-Tirmidhi, Kitab As-Salah)

L’Imam se remet ensuite debout, les bras à ses cotés. Quand il commence ce mouvement il récite le Tasmi’ à voix haute qui est l’indication pour la congrégation que l’Imam change de position.

Le Tasmi’ est récité comme suit:

سَمِعَ ٱللّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ

Translittération:

Sami’ Al-lahu liman hamidah

Traduction:

Allah entend celui qui le loue.

La congrégation suit l’Imam et ensuite récite le Tahmid:

رَبَّنَا وَلَكَ ٱلْحَمْدُ حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيهِ

Translittération:

Rab-bana wa lakal hamd hamdan kathiran tayyibam mubarakan fih

Traduction:

O notre Seigneur, Toutes les louanges sont à Toi! Beaucoup de louanges, de bonnes louanges où il y a des bénédictions. (Rapporté par Rafa’ah ibn Rafi’, Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Adhan)


La prosternation au cours de la prière (salat) en Islam

Cette position debout avec les bras sur les côtés après le Ruk’u est appelé Qawmah qui se termine avec la récitation du Tahmid. Ensuite l’Imam dit Al-lahu Akbar et dirige la congrégation vers la position appelé Sajda. Il place ses mains, ses genoux et son front sur le sol. Le front et le nez doivent toucher le sol et la tête doit être entre les mains. Les bras doivent être dégagés du sol et du corps. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a dit:

« Prosternez-vous de manière correcte (devant Dieu). Ne mettez pas vos avant-bras sur le sol comme le fait un chien quand il s’assoit. » (rapporté par Anas dans le Masnad Ahmad bin Hanbal, Masnad Baqi Al-Mukthirin)

Les doigts sont pointés ensemble vers la Ka’abah. Les pieds doivent être plantés au sol en sorte que les doigts de pieds pointent vers la Ka’abah. Dans cette posture le Tasbih ci-dessous doit être récité silencieusement au moins trois fois. Si le fidèle veut le réciter plus de trois fois il doit s’assurer que le nombre soit impair et non pair:

سُبْحَانَ رَبِّيَ ٱلْاَعْلَي

Translittération:

Sub-hana rab-biyal a’la

Traduction:

Saint est mon Seigneur, le Très-Haut. (Rapporté par Ibn Mas’ud, Sunan At-Tirmidhi, Kitab As- Salah)

La prosternation est une position d’humilité, de soumission et d’impuissance totale où le suppliant vide son cœur devant Dieu le Tout-Puissant et demande Sa Miséricorde. On doit remarquer que le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a proscrit la récitation, durant le Ruk’u ou la Sajdah, de versets du Saint Coran (Sahih Muslim).


La position assise entre les deux prosternations

L’Imam dit à nouveau Al-lahu Akbar et se relève du sol pour se mettre dans la position assise appelée Jilsah. Les fidèles le suivent dans ce mouvement. Dans cette position assise, le croyant met son pied gauche horizontalement au sol et s’assied dessus tandis que le pied droit est placé perpendiculairement au sol, les doigts pointant vers la Ka’abah. Les mains sur les genoux, les doigts pointant vers la Ka’abah, la supplication suivante est faite:

ٱللّهُمَّ ٱغْفِرْ لِي وَٱرْحَمْنِي وَٱهْدِنِي

وَعَافِنِي وَٱجْبُرْنِي وَٱرْزُقْنِي وَٱرْفَعْنِي

Translittération:

Al-lahum-maghfir li war-hamni wahdini wa’afini wajburni warzuqni warfa’ni

Traduction: « O Allah ! pardonne-moi, et aie pitié de moi, et guide-moi, et protège-moi, et comble mes défauts, et accorde-moi ma nourriture, et élève-moi. » (Rapporté par Ibn `Abbas, Sunan Ibn Majah, Kitab Iqamatis-Salati was-Sunnati fiha et aussi rapporté par Abu Malik Al-Ashja’i, de son père, Sahih Muslim, Kitab Adh-Dhikri wad-Du’a’i wat-Tawbati wal-Istighfar)

Après la Jilsah, l’Imam dirige la congrégation vers une seconde prosternation en disant Al-lahu Akbar et Subhana Rab-biyal A’la est encore une fois récité trois fois ou plus, pourvu que le nombre soit impair. Dans chaque Rak’ah de la prière il y a toujours deux prosternations. A la fin de la seconde prosternation une Rak’ah est complétée.


La deuxième Rakat de la prière (salat) en Islam

En disant Al-lahu Akbar encore une fois, l’Imam ramène la congrégation à la position debout pour débuter la seconde Rak’ah, faite exactement comme la première, exception faite de ce qui suit:

Durant la seconde Rak’ah, ni le Thana´ (la Glorification), ni le Ta’aw-wudh ne sont récités. Ils le sont seulement dans la première Rak’ah de chaque prière. L’Imam récite la sourate Al-Fatihah et ensuite quelques versets du Saint Coran et complète la Rak’ah de la même manière que la première. Après la seconde prosternation, il s’assoit de la même façon que dans la Jilsah. Cette posture-là, à la fin de la deuxième Rak’ah, est appelé Qa’dah. Dans cette position, le Tashah-hud est récité silencieusement:

ٱلتَّحِيَّاتُ لِلّهِ وَٱلصَّلَوَاتُ وَٱلطَّيِّبَاتُ

ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا ٱلنَّبِيُّ وَرَحْمَةُ ٱللّهِ وَبَرَكَاتُهُ

ٱلسَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ ٱللّهِ ٱلصَّالِحِينَ

أَشْهَدُ أَنْ لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ

وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

Translittération:

At-tahiy-yatu lil-lahi was-salawatu wat-tay-yibatu. As-salamu `aleïka ay-yuhan nabiy-yu wa rahmatul-lahi wa barakatuhu as-salamu `aleïna wa `ala `ibadil-lahis-salihin. Ash hadu al-la ilaha il-lal-lahu wa ash hadu an-na Muham-madan `abduhu wa rasuluh

Traduction:

Toutes les salutations sont à Allah, ainsi que toutes les prières et toutes les choses pures. Que la paix soit avec toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit avec nous aussi, et avec les vertueux serviteurs d’Allah. J’atteste que personne n’est digne d’être adoré à part Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. (Rapporté par `Abdullah ibn Mas’ud, Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Jumu’ah)

Notons que, durant la récitation de Tashah-hud, l’index de la main droite est levé quand le fidèle arrive à la phrase Ash hadu al-la ilaha il-lal-lahu; le fidèle le baisse dès qu’il a terminé la phrase.

Il est écrit dans les livres des Traditions qu’avant de lever l’index, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, repliait ses doigts, sauf l’index et le pouce, sa main placée sur le genou droit en récitant Ash hadu al-la ilaha il-lal-lahu. Dès qu’il avait terminé, sa main reprenait la position originale. Les doigts de sa main gauche restaient droits sur le genou gauche.

Après avoir récité le Tashah-hud, l’invocation de bénédictions sur le Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui), appelé Darud (As-salatu-’alan-nabiyy) et d’autres prières sont faites silencieusement.


Le Darud (As-salatu-’alan-nabiyy)

ٱللّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ

كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ

إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ

ٱللّهُمَّ بَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ

كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ

إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ

Translittération:

Al-lahum-ma sal-li `ala Muham-madin-wa `ala ali Muham-madin kama sal-leïta `ala Ibrahima wa `ala ali Ibrahima in-naka hamidum majid. Al-lahum-ma barik `ala Muham-madin-wa `ala ali Muham-madin kama barakta `ala Ibrahima wa `ala ali Ibrahima in-naka hamidum majid.

Traduction: O Allah! Répand Ta grâce sur Muhammad et sur le peuple de Muhammad, comme Tu répandis Ta grâce sur Abraham et sur le peuple d’Abraham. Tu es certainement Digne de Louanges et Glorieux. O Allah! Accorde Tes bénédictions à Muhammad et au peuple de Muhammad, comme Tu accordas Tes bénédictions à Abraham et au peuple d’Abraham. Tu es certainement Digne de Louanges et Glorieux. (Rapporté par Ka’b ibn `Ujrah, Sahih Al-Bukhari, Kitab Ahadith Al-Anbiya)


Prières du Saint Coran et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w)

L’invocation de Darud (As-Salatu-’alan-nabiyy) est suivie d’une ou de plusieurs courtes prières. Quelques-unes sont données ici:

رَبَّنَا آَتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآَخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ

Translittération:

Rab-bana atina fid-dunya hasanatan-wa fil akhirati hasanatan-wa qina `adhaban nar

Traduction: Notre Seigneur, accorde-nous les biens de ce monde ainsi que les biens dans l’Au-Delà, et protège-nous contre les tourments du Feu.

رَبِّ اجْعَلْنِي مُقِيمَ الصَّلَاةِ وَمِنْ ذُرِّيَّتِي رَبَّنَا وَتَقَبَّلْ دُعَاءِ

رَبَّنَا اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ وَلِلْمُؤْمِنِينَ يَوْمَ يَقُومُ الْحِسَابُ

Translittération: Rab-bij’alni muqimas-salati wa min dhur-riy-yati rab-bana wa taqab-bal du’a. Rab-banaghfir li wa li walidey-ya wa lil mu´minina yawma yaqumul hisab

Traduction: Mon Seigneur, fais-moi observer la prière, et mes enfants aussi. O notre Seigneur! Veuille bien accepter ma prière. Notre Seigneur, accorde-moi le pardon, ainsi qu’à mes parents et aux croyants, le jour où aura lieu le règlement des comptes.

ٱللّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ ٱلْهَمِّ وَٱلْحَزَنِ

وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ ٱلْعَجْزِ وَٱلْكَسَلِ

وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ ٱلْجُبْنِ وَٱلْبُخْلِ

وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ غَلَبَةِ ٱلدَّيْنِ وَقَهْرِ ٱلرِّجَالِ

Translittération: Al-lahum-ma in-ni a’udhu bika minal ham-mi wal hazani wa a’udhu bika minal `ajzi wal kasali wa a’udhu bika minal jubni wal bukhli wa a’udhu bika min ghalabatid deyni wa qahrir rijal

Traduction: O Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le tracas et la peine, et je cherche refuge auprès de Toi contre l’insuffisance et l’inaction, et je cherche refuge auprès de Toi contre la lâcheté et l’avarice, et je cherche refuge auprès de Toi contre l’endettement et la tyrannie des gens. (Rapporté par Abu Sa’id Al-Khudri, Sunan Abi Dawud, Kitab As-Salah)

ٱللّهُمَّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي ظُلْمًا كَثِيرًا

و لايَغْفِرُ ٱلذُّنُوبَ الا أَنْتَ

فَاغْفِرْ لِي مَغْفِرَةً مِنْ عِنْدِكَ

وَٱرْحَمْنِي إِنَّك أَنْتَ ٱلْغَفُورُ ٱلرَّحِيمُ

Translittération: Al-lahum-ma in-ni dhalamtu nafsi dhulman kathiran-wa la yaghfirudh dhunuba il-la anta faghfir li maghfiratam min `indika warhamni in-naka antal ghafurur rahim

Traduction: O Allah, en vérité j’ai nui à mon âme énormément. Or, personne ne peut pardonner les péchés sauf Toi. Accorde-moi donc un pardon spécial de Ta part et aie pitié de moi. Assurément, Tu es Celui-Qui-Pardonne, le Miséricordieux. (Rapporté par Abu Bakr, Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Adhan)

ٱللّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ ٱلْقَبْرِ

وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ ٱلْمَسِيحِ ٱلدَّجَّالِ

وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ ٱلْمَحْيَا وَفِتْنَةِ ٱلْمَمَاتِ

ٱللّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ ٱلْمَأْثَمِ وَٱلْمَغْرَمِ

Translittération: Al-lahum-ma in-ni a’udhu bika min `adhabil qabri wa a’udhu bika min fitnatil masihid daj-jali wa a’udhu bika min fitnatil mahya wa fitnatil mamat. Al-lahum-ma in-ni a’udhu bika minal ma´thami wal maghram

Traduction: O Allah, assurément je me réfugie auprès de Toi contre les tourments de la tombe, et je me réfugie auprès de Toi contre le mal de l’Antéchrist (l’architecte du désordre et des dures épreuves) et je me réfugie auprès de Toi contre l’affliction de la vie et de la mort. O Allah, assurément je me réfugie auprès de Toi contre les péchés et la perte des biens. (Rapporté par `A’isha, Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Adhan)

Après avoir récité une ou plusieurs de ces prières, l’Imam tourne son visage vers la droite et dit: As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah, ensuite vers la gauche en disant la même chose. Ceci marque la fin de la prière. La congrégation fait de même.


Le nombre de Raka'at (Rakat) lors de la Salat

Si la prière n’est pas de deux Rak’at mais de trois ou quatre, alors la position assise de Qa’dah à la fin de la deuxième Rak’ah est raccourcie, se terminant par la récitation du Tashah-hud. Après cela l’Imam dit Al-lahu Akbar, indiquant la fin de la deuxième Rak’ah, se lève pour prendre la position de Qiyam et accomplit la troisième Rak’ah. Toute la congrégation suit l’Imam.

Si la prière est de trois Rak’at, par exemple la prière de Maghrib, après la seconde prosternation de la troisième Rak’ah l’Imam s’assoit dans la position de Qa’dah, et récite le Tashah-hud, le Darud ainsi que d’autres prières silencieusement. Il termine la prière en disant As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah. Toute la congrégation suit ses mouvements et récite la même chose en silence.

Si la prière consiste en quatre Rak’at comme dans le cas de Dhuhr, `Asr et `Isha, l’Imam n’assume pas la position de Qa’dah à la fin de la troisième Rak’ah mais dirige la congrégation dans le Qiyam de la quatrième Rak’ah. Ce n’est qu’après la deuxième prosternation de la quatrième Rak’ah que l’Imam se met dans la position de Qa’dah. Dans cette Qa’dah finale le Tashah-hud, le Darud ainsi que d’autres prières sont récités, puis la prière se termine avec As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah comme expliqué précédemment.

L’on doit remarquer les points suivants :

  1. Dans la Qa’dah finale, le Tashah-hud, le Darud et d’autres prières sont récités. Si ce n’est pas la Qa’dah finale, alors seulement le Tashah-hud est récité. Puis, après avoir dit Al-lahu Akbar, la Rak’ah suivante est commencée.
  2. Si la prière ne consiste qu’en deux Rak’at, alors la Qa’dah de la seconde Rak’ah est la dernière.
  3. Si la prière consiste en trois Rak’at, alors la Qa’dah de la troisième Rak’ah est la dernière.
  4. Si la prière consiste en quatre Rak’at, alors la Qa’dah de la quatrième Rak’ah est la dernière.

La prière individuelle

La prière individuelle est faite exactement de la même manière dont elle aurait été faite en congrégation par un Imam, sauf que le fidèle récite en silence ce que l’Imam récite à voix haute. Par exemple, le fidèle récite la sourate Al-Fatihah, et dit Al-lahu Akbar, Sami’ Al-lahu liman hamidah et As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah en silence.

La prière en congrégation

Chaque Musulman doit accomplir la partie Fard de sa prière en congrégation. Les mosquées sont construites justement pour les prières en congrégation. Un Hadith nous dit qu’une prière faite en congrégation a vingt-sept fois plus de mérite qu’une prière individuelle.

L’Imam est choisi par les membres de la congrégation. Ces derniers le désignent en s’assurant qu’à leur connaissance, il est un homme pieux et le plus compétent d’entre eux dans le Saint Coran. L’Imam peut aussi être désigné par une autorité religieuse reconnue, tel un Khalifah (Calife). Quiconque est choisi ou désigné comme Imam doit être suivi dans la prière même si quelques-uns pensent que l’Imam ne représente peut-être pas le meilleur choix. Pour ceux qui doutent de la compétence d’un Imam, les instructions suivantes du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, devraient suffire:

ٱلصَّلاَةُ ٱلْمَكْتُوبَةُ وَاجِبَةٌ خَلْفَ كُلِّ مُسْلِمٍ

بَرًّا كَانَ أَوْ فَاجِرًا وَإِنْ عَمِلَ ٱلْكَبَائِرَ

Traduction: Abu Hurairah (r.a.) rapporte que le Messager d’Allah (s.a.) a dit : « Accomplir la prière prescrite derrière tout Musulman est essentiel, qu’il soit pieux ou pêcheur, et même s’il a commis des péchés graves. » (Sunan Abi Dawud, Kitab As-Salah)

S’il arrive qu’un nombre de deux ou plus d’hommes sont réunis à l’heure prescrite de la prière étant loin d’une mosquée, ils ne sont pas autorisés à accomplir la partie Fard de leurs prières individuellement mais doivent la faire en congrégation. Quand il n’y a que deux hommes, l’un d’eux sera l’Imam et devra diriger la prière. La deuxième personne se tiendra à la droite de l’Imam.

Si un homme fait sa prière à la maison et une dame de sa famille veut se joindre à lui, elle se tiendra à sa gauche. Dans le cas où deux hommes font leurs prières en congrégation et que d’autres fidèles arrivent et se joignent à eux, ils devront se répartir en sorte que l’Imam reste au milieu. Normalement, quand trois hommes ou plus offrent leurs prières ensemble, l’Imam se tient devant les autres fidèles, tous faisant face à la Ka’abah. Dans des cas exceptionnels, l’Imam peut se tenir au milieu du premier rang avec les autres fidèles.

D’après quelques écoles de pensée, il devrait y avoir au moins deux personnes dans le dernier rang derrière l’Imam. Ces écoles de jurisprudence permettent même que l’on tire doucement un fidèle du dernier rang pour en faire une nouvelle rangée de deux personnes au lieu d’une seule.

D’autres écoles découragent cet acte, puisque cela non seulement dérange la personne qui est tirée de sa rangée mais cela gêne aussi les autres fidèles concentrés sur leurs prières.


Règles à respecter concernant la prière (Salat)

D’après un Hadith du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, les fidèles dans le premier rang ont plus de mérite que ceux dans les derniers rangs. La raison est que les gens qui viennent en avance pensent à Allah le Tout-Puissant pendant qu’ils attendent que la prière commence. Naturellement, donc, ils sont en communion avec Allah pour plus de temps comparés aux gens qui sont venus plus tard. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a aussi prescrit qu’un nouveau rang ne devrait pas être formé si le dernier n’a pas encore été complètement rempli. Il est clair que ceux qui viennent en avance et qui occupent le premier rang, passant ainsi plus de temps à méditer sur Dieu le Très-Haut, seront plus récompensés que ceux qui sont venus juste à temps, quand le Takbir est récité, ou même plus tard. Ceux-là sont les gens qui devront occuper les autres rangs.

Si la prière a déjà commencé, le retardataire doit se joindre à la congrégation là où il la trouve. Par exemple, s’ils sont dans la position debout, le retardataire doit commencer sa prière debout, mais s’ils sont prosternés, il doit se joindre à la congrégation en se prosternant lui aussi.

Quand l’Imam termine la prière de congrégation en disant la salutation, As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah, le retardataire attendra que l’Imam ait fini de se tourner vers la droite, puis vers la gauche (sans que le retardataire ne fasse ces gestes) et devra retourner à la position de Qiyam pour compléter individuellement la Rak’ah ou les Rak’at manquées.

La Salat est constituée d’unités, chaque unité étant appelée une Rak’ah. Il y a des prières de deux et de quatre

Rak’at dans le Fard de la prière obligatoire. Chaque unité, ou Rak’ah, consiste en parties essentielles, qui sont :

  1. La position debout, les bras croisés, appelée Qiyam.
  2. La position courbée, les mains sur les genoux, appelée Ruk’u.
  3. La position debout, les mains sur les côtés, appelée Qawmah.
  4. La position de prosternation, appelée Sajdah. Il y a deux prosternations dans une Rak’ah.
  5. Jilsah: la position assise entre deux prosternations.
  6. Qa’dah: la position assise après les deux prosternations.

Que faire quand on est en retard pour la prière (Salat)?

  1. Si un retardataire se joint à la congrégation avant ou durant le Ruk’u, alors sa Rak’ah est considérée comme faite et il n’aura pas besoin de l’accomplir à nouveau à la fin de la prière. Par contre, si le retardataire manque la position debout (Qiyam) et la position courbée (Ruk’u) et se joint plus tard dans cette Rak’ah, il doit refaire la Rak’ah complète à la fin de la prière quand l’Imam a terminé les deux salutations.
  2. Une fois que la prière de congrégation a commencé, l’on ne devrait pas faire les prières appelées Sunnah ou Nafl. Si quelqu’un est occupé à faire une prière Sunnah lorsque la prière de congrégation commence, il doit écourter sa prière immédiatement et se joindre à la congrégation. Si le fidèle offre sa prière Sunnah ou Nafl à l’écart de la congrégation, et qu’il pense pouvoir se joindre à la congrégation sans beaucoup perdre de la première Rak’ah, il peut alors terminer sa prière. Sinon, il doit écourter sa prière et se joindre à la congrégation.
  3. Il est interdit à un fidèle de courir pour se joindre à la congrégation.
  4. Par respect pour leur chasteté et par égard pour leur honneur, les femmes ne sont pas conseillées de se tenir devant les hommes durant la prière. C’est pour cette raison que les rangs des femmes sont toujours derrière ceux des hommes. Cela donne aux femmes toute liberté de faire leurs prières sans être dérangées par la présence des hommes. Toutefois, il est préférable d’avoir une enceinte séparée pour les femmes. Par conséquent, une femme ne peut diriger une congrégation d’hommes mais elle peut diriger une congrégation de femmes. Cela veut dire qu’elle peut diriger une congrégation comportant des enfants des deux sexes mais pas d’hommes adultes.
  5. Les femmes n’ont pas besoin de faire l’Adhan pour leurs prières de congrégation. Dans la pratique courante, la femme Imam se tient au milieu du premier rang et non devant la congrégation comme dans le cas de l’Imam mâle.

Erreur de l'Imam au cours de la prière

Si un Imam commet une erreur quand il dirige la congrégation, les méthodes suivantes sont utilisées pour le lui faire savoir:

  1. Si l’erreur est une récitation incorrecte du Saint Coran ou que l’Imam à oublié un verset du Saint Coran, n’importe quel fidèle dans la congrégation qui connaît la formulation correcte devrait la rappeler à l’Imam en récitant le verset correct à voix haute.
  2. Si l’Imam commet n’importe quelle autre faute, un membre de la congrégation doit y attirer son attention en disant Sub-hanal-lah, ce qui veut dire "Seul Allah estlibre de tout défaut". Cela donne une indication à l’Imam qu’il aurait commis une erreur: si c’est le cas, l’Imam devra la rectifier. Si l’Imam ne rectifie pas l’erreur la congrégation doit, malgré cela, le suivre et aucun des fidèles n’a le droit d’être en désaccord avec lui durant la prière. La congrégation doit suivre l’Imam même dans son erreur. Toutefois, son erreur doit lui être indiquée après la prière. Alors, l’Imam doit diriger la congrégation dans deux prosternations additionnelles pour se faire pardonner son erreur avant de tourner sa tête à droite et à gauche en disant la salutation. Ces prosternations sont appelées les prosternations pour expier l’oubli ou Sujud-us-Sahw.
  3. Si une femme veut attirer l’attention de l’Imam sur une erreur qu’il aurait commise, elle n’est pas permise de dire Sub-hanal-lah à voix haute. Elle devra plutôt battre des mains. Le son de battement des mains des femmes donne l’indication à l’Imam qu’il a commis une erreur. Par contre, dans le cas où une femme Imam commet une erreur durant la prière, ses suivantes peuvent la lui faire savoir soit en récitant le verset correct ou en disant Sub-hanal-lah, selon le cas.
  4. L’Imam ne devrait pas prolonger la prière jusqu’au point ou ses suivants se fatiguent. Il doit prendre en compte le fait qu’il y a dans la congrégation des personnes âgées, des personnes malades ou faibles, ou encore des personnes qui doivent assumer d’autres responsabilités après la prière.

Se souvenir d’Allah après la prière

Continuer à méditer sur Allah pendant quelques instants après que la Salat soit terminée et faire le Tasbih et le Tahmid suit une injonction explicite du Saint Coran au chapitre 4, verset 104:

« Et quand vous aurez terminé la Prière, souvenez-vous d’Allah. »

Cette forme d’adoration est aussi établie de la pratique du Saint Prophète de l’Islam, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui. Hadrat `A´isha, qu’Allah soit content d’elle, relate qu’après avoir terminé la prière, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, restait assis pour réciter la prière suivante:

ٱللّهُمَّ أَنْتَ ٱلسَّلاَمُ وَمِنْكَ ٱلسَّلاَمُ

تَبَارَكْتَ ذَا الْجَلَالِ وَالْإِكْرَامِ

Translittération: Al-lahum-ma antas-salamu wa minkas-salamu tabarakta ya dhal jalali wal ikram

Traduction: O Allah, Tu es la Paix (personnifiée), et de Toi émane la Paix. Tu es béni, ô Maître de la Majesté et de l’Honneur ! (Sahih Muslim, Kitab Al-Masajidi wa-Mawadi’is-Salah)

Il est aussi rapporté dans le livres des Traditions qu’à quelques occasions le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, serait resté assis parmi ses fidèles après la prière de congrégation et qu’il aurait levé ses mains pour prier pour ceux qui le lui demandaient. Cependant, il est évident de ce qu’ `A´isha, qu’Allah soit content d’elle, a relaté que cela n’était pas une habitude du Saint Prophète (s.a.). Ce geste occasionnel du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, rapporté dans quelques Traditions, a été généralisé par erreur. Le résultat est que quelques groupes dans l’Islam le considèrent comme étant sa Sunnah (pratique) régulière. Mais par rapport à ce qui est mentionné plus haut sur le Saint Prophète (s.a.), ceci n’était évidemment pas le cas. L’opinion de la Communauté Musulmane Ahmadiyya est que le fait de lever les mains pour prier après la Salat n’était pas une pratique régulière du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui. Sa pratique était de s’asseoir après la prière et de méditer sur Allah sans lever les mains.

A part la prière susmentionnée les prières suivantes étaient aussi récitées par le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, après la Salat:

Ÿلا إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ وَحْدَهُ Ÿلا شَرِيكَ لَهُ

لَهُ ٱلْمُلْكُ وَلَهُ ٱلْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ

ٱللّهُمَّ لا مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ

وَ Ÿلا مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ وَ Ÿلا يَنْفَعُ ذَا ٱلْجَدِّ مِنْكَ ٱلْجَدُّ

Translittération: La ilaha il-lal-lahu wahdahu la sharika lahu lahul mulku wa lahul hamdu wa huwa `ala kul-li sheï-in qadir. Al-lahum-ma la mani’a lima a’taïta wa la mu’tiya lima mana’ta wa la yanfa’u dhal jad-di minkal jadd

Traduction: Personne n’est digne d’être adoré excepté Allah; Il est Unique et n’a pas d’associé. La souveraineté et les louanges Lui appartiennent exclusivement et Il a autorité complète sur toute chose. O Allah! personne ne peut retenir ce que Tu accordé, et personne ne peut accorder ce que Tu retiens. Et aucune grandeur ne protégera celui qui la possède contre Toi. (Rapporté par Warrad, Sahih Al-Bukhari Kitab Al-Adhan)

ٱللّهُمَّ أَعِنِّي عَلَى ذِكْرِكَ وَشُكْرِكَ وَحُسْنِ عِبَادَتِكَ

Translittération: Al-lahum-ma a’in-ni `ala dhikrika wa shukrika wa husni `ibadatik

Traduction: O Allah, aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à T’adorer de la meilleure façon qui soit. (Rapporté par Mu’adh ibn Jabal, Sunan An-Nisa’î, Kitab As-Sahw)

سُبْحَانَ رَبِّكَ رَبِّ ٱلْعِزَّةِ عَمَّا يَصِفُونَ

وَسَلاَمٌ عَلَى ٱلْمُرْسَلِينَ

وَٱلْحَمْدُ لِلّهِ رَبِّ ٱلْعَالَمِينَ

Translittération: Sub-hana rab-bika rab-bil `iz-zati `am-ma yasifuna wa salamun `alal mursalina wal hamdu lil-lahi rab-bil `alamin

Traduction: Saint est ton Seigneur, le Seigneur de l’honneur, bien au-dessus de ce qu’ils (les mécréants) Lui attribuent. Que la paix soit sur les Messagers, et toutes louanges à Allah, Celui Qui sustente tous les mondes. (Rapporté par `Abdullah ibn Al-Harith, Sunan At-Tirmidhi, Kitab As-Salah)

Suite à la requête de quelques Compagnons, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a aussi prescrit les prières suivantes pour glorifier Allah. Dans quelques sections de la société Musulmane leur récitation est devenue une pratique régulière. On doit se rappeler, néanmoins, que cela ne constitue pas ses préceptes réguliers. Par conséquent, il n’est pas essentiel de les réciter après la prière obligatoire dans la mosquée.

Sub-hanal-lah: Allah est Saint, absent de tout défaut - à réciter trente-trois fois.

Al-hamdu Lil-lah: Toutes les louanges appartiennent à Allah - à réciter trente-trois fois.

Al-lahu Akbar: Allah est le plus Grand - à réciter trente-quatre fois.


Types de Prières et nombres de Rak’at

Il y a quatre types de prières:

1. Fard 2. Wajib 3. Sunnah 4. Nafl

Les prières Fard

Fard est un mot arabe qui veut dire obligatoire. Il y a cinq prières obligatoires chaque jour:

La prière en Islam - Salat
PrièreNombre de Raka'at
Fajr 2
Zuhr 4
Asr 4
Maghrib 3
Isha 4

Il est mauvais de délaisser intentionnellement la prière Fard, mais dans les cas où la prière est manquée par oubli ou à cause de circonstances inévitables, l’erreur peut être rectifiée en faisant la prière manquée aussitôt que l’on s’en souvient ou quand c’est possible. Ceci est la Qada, qui indique le remplacement d’une prière manquée.

Les prières Wajib

Les prières suivantes sont considérées comme Wajib ou nécessaires:

1. Trois Rak’at de Witr.

2. Deux Rak’at de l’Aïd-ul-Fitr et deux Rak’at de l’Aïd-ul-Ad-ha.

3. Deux Rak’at faites quand on effectue le Tawaf (le tour)de la Ka’abah.

Si une personne manque ces prières intentionnellement, l’on considérera qu’elle a commis un péché.

Toutefois, si la personne manque la prière Wajib par oubli il ne lui est pas requis de faire une prière Qada.


Les prières Sunnah

Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, faisaient des Rak’at supplémentaires en sus des prières Fard. On les appelle les prières Sunnah. Faire les prières Sunnah est considéré nécessaire par tous les juristes. L’omission intentionnelle des prières Sunnah est répréhensible aux yeux d’Allah. Les prières Sunnah sont:

1. Deux Rak’at avant la prière Fard du Fajr. Si la personne se joint à la congrégation sans avoir pu faire ces deux Rak’at pour des raisons valables, elle peut les faire immédiatement après la prière de congrégation.

2. Quatre Rak’at avant, et deux après, les Rak’at obligatoires ou Fard dans la prière Dhuhr. Si une personne se joint à la congrégation sans avoir été en mesure de faire ces quatre Rak’at de Sunnah pour des raisons valables, elle peut les faire après la prière de congrégation.

Remarque: Les Musulmans Ahmadis, qui suivent le plus souvent l’école de pensée Hanafite, font quatre Rak’at de Sunnah avant et deux après la prière Fard de Dhuhr. Cependant, certains Musulmans exécutent quatre Rak’at de Sunnah avant et aussi quatre après la prière Fard de Dhuhr.

3. Deux Rak’at de Sunnah après le Fard de la prière de Maghrib.

4. Deux Rak’at de Sunnah après le Fard de la prière de `Isha.


Les prières surérogatoires - Nawafil ou Nafl - en Islam

Les Musulmans font des Rak’at additionnelles en sus des Rak’at de Fard et de Sunnah. On les nomme les prières Nafl (pluriel: Nawafil).

Ces prières sont optionnelles. Ceux qui font volontairement des prières Nawafil en tirent les bénéfices, les faveurs d’Allah. Les prières Nawafil sont comme suit:

1. Huit Rak’at de Tahaj-jud.

2. Deux Rak’at après les deux Rak’at de Sunnah à la fin de la prière de Dhuhr.

3. Quatre Rak’at avant la prière Fard de `Asr.

4. Deux Rak’at après les deux Rak’at de Sunnah dans la prière de Maghrib.

5. Quatre Rak’at de la prière de Ishraq.

6. Deux Rak’at faites quand on entre dans une mosquée.

7. Deux Rak’at faites quand on recherche des bénédictions de Dieu le Tout-Puissant.

8. Deux Rak’at de la Salat-ul-Hajah.

9. Deux Rak’at faites comme action de grâce.

Il existe d’autres prières Nawafil qui seront mentionnées plus loin.

On peut faire autant de prières Nawafil qu’on le souhaite. Toutefois, les Nawafil ne devraient pas être exécutées aux heures proscrites pour les prières. Par exemple, elles ne doivent pas être faites entre la prière de `Asr et de Maghrib. Il est préférable de faire les prières Nawafil chez soi plutôt que dans une mosquée. Cela dit, certaines sont toutefois exécutées dans la mosquée, comme mentionné plus haut. En tous les cas, il s’agit d’un choix personnel et à cet égard il n’y pas de contrainte.


Salat-Ul-Witr et Dua Qunut (Qounout)

Witr veut littéralement dire impair. Il y a trois Rak’at dans cette prière. Elle est faite après la prière de `Isha. Il est préférable de réciter la sourate Al-A’la, la sourate Al-Kafirun et la sourate Al-Ikhlas respectivement dans ces Rak’at. Toutefois, ceci n’est pas obligatoire. N’importe quelle sourate ou versets du Saint Coran peuvent être récités. Dans la troisième Rak’ah de Witr, après avoir fait le Ruk’u, l’on récite le Du’a-ul-Qunut comme suit:

ٱللّهُمَّ إِنَّا نَسْتَعِيْنُكَ وَنَسْتَغْفِرُكَ وَنُؤْمِنُ بِكَ وَنَتَوَكَّلُ

عَلَيْكَ وَنُثْنِي عَلَيْكَ ٱلْـخَيْرَ وَنَشْكُرُكَ وَلاَ نَكْفُرُكَ

وَنَخْلَعُ وَنَتْرُكُ مَنْ يَفْجُرُكَ

ٱللّهُمَّ إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَلَكَ نُصَلِّي وَنَسْجُدُ

وَإِلَيْكَ نَسْعَى وَنَحْفِدُ وَنَرْجُوا رَحْمَتَكَ

وَنَخْشَى عَذَابَكَ إِنَّ عَذَابَكَ بِالْكُفَّارِ مُلْحِقٌ

Translittération:

Al-lahum-ma in-na nasta’inuka wa nastaghfiruka wa nu´minu bika wa natawak-kalu `aleïka wa nuthni `aleïkal khair. Wa nashkuruka wa la nakfuruka wa nakhla’u wa natruku man-yafjuruk. Al-lahum-ma iy-yaka na’budu wa laka nusal-li wa nasjudu wa ileïka nas’a wa nahfidu wa narju rahmataka wa nakh-sha `adhabaka in-na `adhabaka bil kuf-fari mulhiq

Traduction:

O Allah, nous implorons Ton aide, et nous cherchons Ton pardon, et nous croyons en Toi, et nous nous fions à Toi, et nous faisons Tes éloges de la meilleure façon. Et nous Te remercions, et nous ne Te renions pas, et nous rejetons et abandonnons celui qui Te désobéit. O Allah, c’est Toi seul que nous adorons et nous Te prions, et nous nous prosternons (devant Toi), et c’est vers Toi que nous avançons et que nous nous empressons, et nous implorons Ta miséricorde, et nous craignons Ton châtiment, car Ton châtiment frappe certainement les mécréants.

(Une version proche est mentionnée dans Marasil Abi Dawud, Bab Ma ja´a man nama `anis-Salah. Une autreversion du Du’a-ul-Qunut est rapportée par Al-Hasan ibn `Ali, Sunan Abi Dawud, Kitab As-Salah)


La prière de Jumu'ah (vendredi)

La Salat-ul-Jumu’ah, ou la prière du vendredi, est faite en congrégation. Elle est dite au lieu de la prière de Dhuhr. Il est recommandé aux Musulmans de se doucher le vendredi, de s’habiller de leurs meilleurs habits propres, de se parfumer et de s’assembler dans la mosquée pour la prière de Jumu’ah. Le Saint Coran et la Sunnah parlent de façon élogieuse des bénédictions de la prière de Jumu’ah. Si un Musulman réserve son vendredi pour la méditation sur Dieu le Tout-Puissant, suppliant son Maître, il en est abondamment récompensé par Allah.

La prière du vendredi est une occasion de réunion pour les Musulmans de toute une cité ou d’une ville. Dans une grande ville, la prière du vendredi peut être faite à plusieurs endroits pour la commodité de la communauté Musulmane. Cela leur donne l’occasion de se rencontrer pour discuter aussi bien de leurs problèmes individuels que des problèmes de la communauté. Se voir une fois par semaine développe l’unité, la coopération et la cohésion chez les Musulmans. La prière du vendredi est aussi une démonstration d’égalité islamique.

Cette prière permet à l’Imam d’aviser au même moment tous les Musulmans d’affaires urgentes qui les concernent. De plus, le sermon de l’Imam les aide à mieux cerner les enseignements Islamiques. Cependant, ceux qui sont malades, aveugles ou handicapés, ceux qui voyagent, ainsi que les femmes, sont exemptés de l’obligation de participer à cette prière dans la mosquée. Ils peuvent se joindre à la prière s’ils le désirent, mais s’ils ne peuvent prendre part à la prière du vendredi ils doivent alors dire la prière de Dhuhr à sa place, puisque cette dernière est remplacée par la prière du vendredi.

Il y a deux Adhan pour la prière du vendredi. Le premier Adhan est récité quand le soleil commence sa déclinaison et le deuxième est récité juste avant que l’Imam se lève pour prononcer son sermon.

Le sermon consiste de deux parties. Dans la première partie, après avoir récité le Ta’aw-wudh et la sourate Al-Fatihah, l’Imam conseille l’assemblée d’agir selon les commandements d’Allah et leur rappelle les devoirs qu’ils doivent accomplir pour être de bons Musulmans. Le sermon peut aussi porter sur tout sujet d’importance. Cette partie du sermon peut être prononcée dans n’importe quelle langue.

Après avoir prononcé la première partie du sermon, l’Imam s’assoit pour un court instant, puis se remet debout et entame la deuxième partie en arabe, comme suit:

ٱلْحَمْدُ ِللهِ نَحْمَدُهُ وَنَسْتَعِينُهُ وَنَسْتَغْفِرُهُ وَنُؤْمِنُ بِهِ وَنَتَوَكَّلُ عَلَيْهِ

وَنَعُوذُ بِاللهِ مِنْ شُرُوْرِ أَنْفُسِنَا وَمِنْ سَيِّئَاتِ أَعْمَالِنَا

مَنْ يَهْدِهِ ٱللهُ فَلاَ مُضِلَّ لَهُ وَمَنْ يُّضْلِلْهُ فَلاَ هَادِيَ لَهُ

وَنَشْهَدُ أَنْ لاَّ إِلهَ إِلاَّ ٱللهُ وَحْدَهُ Ÿ شَرِيكَ لَهُ

وَنَشْهَدُ أَنَّ مُحمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

عِبَادَ ٱللهِ رَحِمَكُمُ ٱللهُ انَّ ٱللهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَٱحْسَانِ

وَإِيْتَاءِ ذِي ٱلْقُرْبَى وَيَنْهَى عَنِ ٱلْفَحْشَاءِ وَٱلْمُنْكَرِ

وَٱلْبَغْيِ يَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ

ٱذْكُرُوا ٱللهَ يَذْكُرْكُمْ وَٱدْعُوْهُ يَسْتَجِبْ لَكُمْ وَلَذِكْرُ ٱللهِ أَكْبَرُ

Translittération:

Al-hamdu lil-lahi nahmaduhu wa nasta’inuhu wa nastaghfiruhu wa nu´minu bihi wa natawak-kalu `aleïh. Wa na’udhu bil-lahi min shururi anfusina wa min sey-yi´ati a’malina. Man-yahdihil-lahu fala mudil-la lahu wa man-yudlilhu fala hadiya lah. Wa nash hadu al-la ilaha il-lal-lahu wahdahu la sharika lahu wa nash hadu an-na Muham-madan `abduhu wa rasuluh. `Ibadallahi rahima kumul-lah. In-nal-laha ya´muru bil `adli wal ihsani wa ita´i dhil qurba wa yanha `anil fah-sha´i wal munkari wal baghyi ya’idhukum la’al-lakum tadhak-karun. Udhkurul-laha yadhkurkum wad’uhu yastajib lakum wa la dhikrul-lahi akbar.

Traduction:

Toutes les louanges sont à Allah; nous le louons, nous implorons Son aide, nous lui demandons Sa clémence, nous croyons en Lui, et nous Lui faisons confiance. Aussi, nous réfugions nous auprès de Lui contre les mauvais penchants de notre âme et les mauvaises conséquences de nos actions. Quiconque est guidé par Allah, nul ne pourra l’égarer; et quiconque est considéré par Allah comme égaré, nul ne pourra le guider. Et nous attestons que nul ne mérite d’être adoré à part Allah; Il est Unique et n’a pas d’associé. Et nous attestons que Muhammad est Son serviteur et Messager. O serviteurs d’Allah! qu’Allah vous soit miséricordieux! En vérité, Allah vous ordonne d’agir avec justice, d’être bienfaisants les uns envers les autres et d’être bienveillants envers tous comme vous l’êtes envers vos proches parents; et Il vous interdit de vous faire du mal à vous-mêmes, de faire du mal à autrui et de vous rebeller contre l’autorité établie. Il vous prévient afin que vous puissiez prendre garde. Souvenez-vous d’Allah, Il Se souviendra de vous. Et faites appel à Lui, Il vous répondra. Et se souvenir d’Allah est la plus grande vertu.

(Ce sermon fut fixé et standardisé une fois pour toutes par `Umar ibn `Abdil `Aziz)

Les Musulmans sont tenus d’écouter le sermon attentivement. Toute conversation durant le sermon est interdite. Après que l’Imam a terminé la deuxième partie du sermon, l’Iqamah est récitée et ensuite l’Imam dirige la congrégation pour les deux Rak’at de la prière de Jumu’ah.

Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, n’approuvait pas qu’une personne dise à une autre de ne pas converser quand l’Imam prononce son sermon. Si besoin est, un mouvement de la main ou du doigt peut être utilisé pour inviter une personne au silence. Toutefois, si l’Imam demande quelque chose à une personne présente, elle doit bien sûr lui répondre.

Il est préférable que la personne qui prononce le sermon dirige aussi la prière. L’Imam récite la sourate Al-Fatihah et quelques versets du Saint Coran à voix haute durant la prière de Jumu’ah. L’on devrait faire quatre Rak’at de Sunnah avant la prière de Jumu’ah et quatre après. Toutefois, deux Rak’at de Sunnah après la prière Fard de la Jumu’ah sont aussi permises au lieu de quatre, comme mentionné dans le célèbre livre de Traditions appelé Sunan Abi Dawud (Vol. 3, Kitab-us-Salah, Bab As-Salat ba’d Al-Jumu’ah wa sharh As-Sunnah). Les deux Rak’at de Sunnah à exécuter avant le Fard sont obligatoires et ne peuvent être délaissées même durant un voyage.

Une personne qui arrive à la mosquée durant le sermon ne devrait pas se frayer un passage en passant par-dessus les personnes qui sont déjà assises. Comme le sermon a déjà commencé, l’individu peut, s’il le désire, rapidement faire deux Rak’at de Sunnah au lieu de quatre pendant que le sermon continue. Si des personnes sont en retard pour la prière du vendredi et se joignent à la congrégation dans la Qa’dah finale, elles doivent compléter leur prière individuellement après que l’Imam ait finit de diriger la prière. Par contre, si une personne a totalement raté la prière de congrégation, elle doit faire la prière deDhuhr à sa place.


Les Fêtes De L’Aïd-ul-Fitr Et De L’Aïd-ul-Ad-ha

Il y a deux fêtes de l’Aïd dans une année. L’une est appelée `Aïd-ul-Fitr et l’autre, qui vient environ dix semaines après, `Aïd-ul-Ad-ha. L’Aïd-ul-Fitr est célébré à la fin du mois du Ramadan. En ce jour les Musulmans se réjouissent d’avoir eu la force d’accomplir leurs obligations du jeûne.

L’Aid-ul-Ad-ha est célébré le dixième du mois de Dhul-Hajj pour commémorer l’obéissance d’Ibrahim (Abraham) et de son fils Isma’il (Ismaël), que la paix soit sur eux. Allah accepta la dévotion et l’obéissance des deux et décréta qu’un agneau fût sacrifié au lieu d’Isma’il, que la paix soit sur lui (pour accomplir le rêve de son père). Les Musulmans qui se réunissent à la Mecque pour le Hajj, offrent ce sacrifice pour l’Aïd-ul-Ad-ha, en suivant l’exemple d’Abraham, que la paix soit sur lui. Cet acte de sacrifice est accompli par les Musulmans partout dans le monde.

A l’occasion de ces deux fêtes, tous les Musulmans, hommes, femmes, et enfants participent à la prière de congrégation de deux Rak’at qui est effectuée, si possible, à l’extérieur, en dehors du village ou de la ville.

Tôt le matin le jour de l’Aïd, après s’être douchés, les Musulmans, jeunes et vieux, se vêtissent de leurs meilleurs habits. Les femmes ainsi que les hommes se parfument selon la pratique du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui. Des plats spéciaux sont préparés pour la fête de l’Aïd dans les foyers Musulmans.

A l’occasion de la fête de l’Aïd-ul-Fitr, il faut payer la Sadaqat-ul-Fitr (aussi appelée "Fitrana") avant la prière de l’Aïd. Cette aumône est dépensée sur les pauvres et ceux qui sont dans le besoin afin qu’eux aussi puissent participer aux festivités de l’Aïd. Chaque membre de la famille doit verser une certaine somme en tant que Sadaqat-ul-Fitr au taux alloué pour l’année en cours. La Sadaqat-ul-Fitr incombe aussi aux enfants, même les nouveau-nés, au nom desquels les parents doivent faire les paiements nécessaires.

Il faut prendre un petit déjeuner complet avant de se rendre à l’endroit où la prière de l’Aïd est faite. Il est rapporté qu’à l’occasion de l’Aïd-ul-Ad-ha, le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, préférait ne rien manger avant d’avoir égorgé son propre animal pour le sacrifice. De la chair de l’animal il prenait son premier plat de la journée. Mais manger avant le sacrifice n’est pas défendu.

Pour suivre la pratique du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, en général, les Musulmans vont à la prière de l’Aïd par un chemin et en retournent par un autre.

L’heure de la prière de l’Aïd est avant midi. A l’instar de la prière du vendredi, la prière de l’Aïd est toujours faite en congrégation. Il n’y a ni Adhan ni Iqamah pour la prière de l’Aïd.

Dans la première Rak’ah de la prière de l’Aïd, l’Imam dit le Takbir-ut-Tahrim et récite le Thana´ avant de lever les mains vers les oreilles et, sept fois, en disant Al-lahu Akbar à voix haute. Après le septième Takbir, l’Imam croise les bras de la manière normale et poursuit la prière. Les fidèles suivent l’Imam dans tous ses gestes mais disent Al-lahu Akbar en silence. Dans la deuxième

Rak’ah il y a cinq Takbirat, où l’Imam et les fidèles lèvent leurs mains jusqu’aux oreilles et les ramènent vers les côtés tout en disant Al-lahu Akbar à chaque fois.

A la fin de la deuxième Rak’ah, après la récitation du Tachah-hud et Darud ainsi que les supplications prescrites, l’Imam termine en tournant sa tête à droite et à gauche en répétant As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah.

Après la prière de l’Aïd l’Imam présente son sermon, qui, comme la prière du vendredi, consiste en deux parties. Notons que le sermon précède la prière dans le cas de la Salat-ul-Jumu’ah, tandis que dans le cas de l’Aïd s’est le sermon qui suit la prière.

Après les deux Rak’at de la prière de l’Aïd-ul-Ad-ha, l’Imam et la congrégation récite la formule de glorification de Dieu suivante, d’une voix audible:

ٱللّهُ أَكْبَرُ ٱللّهُ أَكْبَرُ إِلهَ إِلاَّ اللّهُ

وَ ٱللّهُ أَكْبَرُ ٱللّهُ أَكْبَرُ وَ ِللّهِ ٱلْحَمْدُ

Translittération: Al-lahu akbar al-lahu akbar la ilaha il-lal-lahu wal-lahu akbar al-lahu akbar wa lil-lahil hamd

Traduction: Allah est le plus grand! Allah est le plus grand! Personne ne mérite d’être adoré excepté Allah et Allah est le plus grand! Allah est le plus grand! Et toutes les louanges sont à Allah.

De même, à partir de l’heure de la prière de Fajr au neuvième jour de Dhul Hajj jusqu’à celle de la prière de `Asr au treizième du même mois, une récitation audible de cette formule est faite après chaque prière Fard.

Remarque: La récitation des mots susmentionnés tout en se rendant à la prière de l’Aïd et en revenant de celle-ci suit la pratique du Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.


Les parties constituantes de la prière

Les composantes de la prière sont catégorisées par rapport à leur importance relative.

La partie Fard (obligatoire) de la prière

Les parties essentielles sans lesquelles la prière n’est pas considérée valable sont appelées Fard, signifiant obligatoire ou indispensable.

Si les parties constituantes Fard ne sont pas effectuées, la prière devient nulle et non avenue. Cependant, dans le cas ou le fidèle n’a pas accompli une partie parce qu’il l’a complètement oubliée, la prière sera considérée valide aux yeux d’Allah. S’il réalise son oubli durant ou après la prière, ou si quelqu’un lui mentionne son omission, il doit alors la rectifier en accomplissant la portion omise et en ensuite effectuant les Sujud-us-Sahw (les deux prosternations pour expier l’oubli). Les composantes obligatoires sont les suivantes:

  1. Le Takbir-ut-Tahrim: dire Al-lahu Akbar pour débuter la prière.
  2. Le Qiyam: la position debout.
  3. Le Ruk’u: la position courbée.
  4. La Sajdah: la prosternation.

    A noter que les quatre points ci-dessus sont les parties communes à chaque Rak’ah.

  5. La Qa’dah finale: la dernière, longue position assise avant de clore la prière. Cet élément n’est pas répété dans chaque Rak’ah.
  6. La récitation de la sourate Al-Fatihah: elle est essentielle dans chaque Rak’ah.

Quand l’Imam conduit la congrégation, la récitation à voix haute de la sourate Al-Fatihah est obligatoire dans les deux premières Rak’at des prières suivantes:

  1. La prière de Fajr qui consiste en deux Rak’at.
  2. La prière de Maghrib, qui consiste en trois Rak’at
  3. La prière de `Isha, qui consiste en quatre Rak’at.

Remarque:

Si la récitation d’une portion du Saint Coran n’est pas faite dans les deux premières Rak’at, les Rak’at ne seront pas invalidées, mais si l’on se rend compte de l’erreur, les deux Sujud-Al- Sahw deviennent dès lors essentielles pour valider la prière.

Si l’Imam oublie de réciter la sourate Al-Fatihah à voix haute ainsi que les versets additionnels du Saint Coran dans n’importe quelle Rak’ah et s’il en est rappelé avant qu’il aille dans la position courbée, il devra corriger son erreur en récitant la sourate Al-Fatihah et aussi les versets du Saint Coran et seulement ensuite aller en Ruk’u. Dans ce cas-ci, aucune prosternation pour expier l’oubli ne sera nécessaire. Cependant, si l’Imam à dirigé la congrégation dans le Ruk’u et seulement ensuite il réalise son erreur alors la récitation de la sourate Al-Fatihah et les versets du Saint Coran manqués, n’est pas requise. Les deux prosternations pour expier l’oubli sont suffisantes pour rendre la prière valable.


Les Wajibat de la Salat

Les Wajibat, ou les parties essentielles ou nécessaires de la prière, constituent la seconde catégorie. Ce sont là les parties dont l’omission intentionnelle invalideront la prière. Si l’on les oublie pour ensuite s’en souvenir, l’oubli peut être expié en faisant les deux prosternations de l’oubli à la fin de la prière. Comme les Sujud-us-Sahw sont jugées suffisantes pour rectifier l’erreur, la partie manquée n’est pas remplacée. Les Wajibat de la prière sont les suivantes:

  1. La récitation d’une portion du Saint Coran après la récitation de la sourate Al-Fatihah dans les deux premières Rak’at de la prière Fard et de toutes les prières Sunnah et Nawafil.
  2. Se tenir debout après le Ruk’u, le terme technique étant la Qawmah. Remarque: le Qiyam est une partie Fard (obligatoire) tandis que la Qawmah est Wajib, c’est-à-dire essentielle ou nécessaire.
  3. La Jilsah, la position assise entre les deux prosternations.
  4. La brève position assise après avoir complété les deux premières Rak’at (à distinguer de la Qa’dah finale).
  5. Réciter le Tashah-hud dans la position de Qa’dah.
  6. La récitation audible par l’Imam de la sourate Al-Fatihah et d’une portion du Saint Coran dans les deux premières Rak’at des prières de Fajr, Maghrib, `Isha, Jumu’ah et ’Aïd, et leur récitation silencieuse dans les prières de Dhuhr et de `Asr.
  7. Le Tartib: effectuer les diverses parties Fard et Wajib de la Salat dans l’ordre approprié.
  8. Le Ta’dil: effectuer toutes les parties de la prière avec dignité et respect. La Salat doit être faite avec une complète concentration et sans hâte.
  9. Tourner son visage vers la droite et ensuite vers la gauche en disant As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah pour marquer la fin de la prière.
  10. L’Imam doit dire le Takbir-ut-Tahrim à haute voix.

Les Sunan de la Salat

Toutes les autres parties de la Salat, hormis les constituants Fard et Wajib, sont des facteurs Sunnah ou sont Mustahab (voir la section suivante). Le fidèle doit strictement adhérer à toutes les Sunan (pluriel de Sunnah) et Mustahab-bat de la Salat et ne doit pas les omettre sans une raison valable. Cependant, aucune prosternation pour expier l’oubli n’est faite si une quelconque partie Sunnah ou Mustahab est omise. Les Sunan de la Salat sont les suivantes:

  1. Lever les mains aux oreilles quand on récite le Takbir-ut-Tahrim.
  2. Croiser les bras dans la position de Qiyam.
  3. Réciter le Thana´.
  4. Réciter le Ta’aw-wudh: A’udhu bil-lahi minash-sheïtanir-rajim avant de réciter la sourate Al-Fatihah.
  5. Dire Amin à la fin de la sourate Al-Fatihah.
  6. Dire Al-lahu Akbar quand on va en Ruk’u.
  7. Réciter Sub-hana Rab-biyal `Adhim au moins trois fois dans la position de Ruk’u.
  8. Dire Sami’ Al-lahu liman hamidah quand on se lève du Ruk’u et, dans le cas où l’on fait une prière individuelle, dire Rab-bana wa lakal hamd. Si l’on suit l’Imam dans une congrégation, dire Rab-bana wa lakal hamd est une pratique du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.
  9. Dire Al-lahu Akbar en allant dans la position de prosternation et quand on revient de la prosternation.
  10. Dire Sub-hana Rab-biyal A’la au moins trois fois durant la prosternation.
  11. Réciter la prière prescrite dans la position Jilsah.
  12. Lever l’index de la main droite quand on récite Ash-hadu al-la ilaha il-lal-lahu wa ash-hadu an-na Muham-madan `abduhu wa rasuluh.
  13. Réciter le Darud (As-Salatu `alan-nabiyy)et d’autres prières dans la Qa’dah finale.
  14. Réciter la sourate Al-Fatihah dans les troisième et quatrième Rak’at.
  15. L’Imam doit dire Al-lahu Akbar et Sami’ Al-lahu liman hamidah d’une voix audible.

Les Mustahab-bat de la Salat

Les aspects mentionnés ci-dessous qui se rapportent au style et au déroulement de la prière, c’est-à-dire à sa beauté et à son excellence, sont appelés les Mustahab-bât de la prière. Le terme Mustahab signifie préférable et louable. Cela dit, ce ne sont pas là des parties obligatoires ou essentielles de la prière. Les Mustahab-bat sont les suivantes:

  1. Fixer son regard sur le point sur le sol que touchera le front durant la prosternation.
  2. Placer les mains les doigts écartés sur les genoux durant le Ruk’u.
  3. Laisser les bras pendus sur les côtés durant la position de Qawmah.
  4. Se prosterner de telle façon que les genoux touchent le sol en premier, ensuite les mains, puis le nez et le front.
  5. Se lever pour la deuxième Rak’ah après la prosternation sans chercher un appui.
  6. Placer les mains sur les genoux de telle façon que les doigts soient pointés vers la Qiblah.
  7. S’asseoir sur son pied gauche durant la Qa’dah et la Jilsah et de planter le pied droit de façon que les orteils soient pointés vers le Qiblah.
  8. Après la récitation de la sourate Al-Fatihah, les versets coraniques récités dans la première Rak’ah devraient être plus longs que ceux récités dans la seconde Rak’ah.
  9. Pour le fidèle qui suit l’Imam, dire Amin d’une voix audible et Rab-bana wa lakal hamd d’une voix inaudible.

Les Makruhat de la Salat

Les Makruhat sont des actes indésirables qui portent atteinte à la dignité de la prière. L’on doit toujours faire sa prière avec la pensée que l’on est en train de se tenir devant son Maître. Les Makruhat sont:

  1. Tripoter ses habits.
  2. Laisser traîner le regard à gauche et à droite ou vers le ciel.
  3. Garder les yeux fermés.
  4. Faire sa prière sans couvre-chef.
  5. Ne pas orienter ses orteils en direction de la Qiblah durant la prosternation ou lever ses pieds du sol dans cette position.
  6. Commencer la prière quand on a faim et que le repas a déjà été mis sur la table.
  7. Continuer la prière en dépit d’un besoin urgent d’aller aux toilettes.
  8. Prier dans un cimetière en faisant face à une tombe.
  9. Faire sa prière dans des vêtements serrés ou inconfortables.
  10. Prier dans un endroit non souhaitable, par exemple dans une étable, ou dans un marché bruyant.
  11. S’appuyer tantôt sur une jambe, tantôt sur l’autre.
  12. Prier dans un endroit dégagé et ouvert sans placer une Sutrah. La Sutrah est un objet que l’on place devant soi pour délimiter l’enceinte du lieu de prière.
  13. Hocher la tête en guise de salutation, quand quelqu’un dit As-salamu `aleïkum alors que vous êtes en prière.
  14. Prier sans s’être lavé la bouche après avoir mangé.
  15. Changer l’ordre coranique des souratesdans la prière, c’est-à-dire réciter des sourates dans la première Rak’ah qui viennent après celles de la deuxième Rak’ah selon leur ordre dans le Saint Coran.
  16. Placer les mains sous le front quand on est en prosternation.
  17. Poser sont ventre sur le sol durant la prosternation.
  18. Etaler ses avant-bras sur le sol quand on est en prosternation.
  19. Réciter des versets du Coran durant le Ruk’u ou la Sajdah.
  20. Devancer l’Imam, c’est-à-dire aller dans la prochaine posture avant lui.

Notez bien que:

Un fidèle est autorisé, durant sa prière, à tuer ou à enlever tout insecte dangereux qu’il trouve proche du lieu de prière.

Le lieu de prière doit être propre et libre de mauvaises odeurs. Tout Musulman doit respecter la dignité de la prière même s’il ne prie pas lui-même. Personne ne devrait causer, par ses actes ou ses paroles, un inconfort ou une distraction aux fidèles. Cela veut dire que l’on doit attendre que le fidèle ait terminé sa prière pour lui adresser la parole.


Les actions qui annulent la prière

Les actes suivants sont incompatibles avec la prière et l’invalident:

  1. Quand les ablutions ne sont plus.
  2. Manger ou boire durant la prière.
  3. Parler ou répondre à quelqu’un durant la prière.
  4. Rire durant la prière.
  5. Tourner carrément son visage à gauche ou à droite durant la prière.

L'oubli au cours de la prière

Sujud-us-Sahw, les prosternations pour expier l’oubli

Si durant la prière le fidèle a commis une erreur qui affecte sa validité, par exemple s’il doute du nombre exact de Rak’at qu’il a effectuées, les Sujud-us-Sahw sont nécessaires.

Ces deux prosternations sont faites après la récitation du Tashah-hud et du Darud, et des autres prières prescrites dans la Qa’dah finale de la prière. Donc, après avoir dit Al-lahu Akbar et fait les deux prosternations où Sub-hana rab-biyal A’la est récité, l’Imam revient à la position de Qa’dah et termine avec As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lah.

Si l’Imam commet une erreur qui peut être expiée par ces prosternations, alors toute la congrégation doit aussi les effectuer derrière l’Imam. Toutefois, si l’un des suivants commet une erreur (pendant qu’il prie derrière un Imam) il ne lui est pas requis de faire les Sujud-us-Sahw.

S’il y a un doute sur le nombre de Rak’at exécutées il faut observer la règle de la certitude. Pour expliquer cette règle, prenons l’exemple d’un fidèle qui est en train de faire une prière à quatre Rak’at. Il arrive qu’à la fin de sa prière, il ne sait plus s’il a fait trois ou quatre Rak’at. Puisqu’il a un doute, il vaudra mieux qu’il en fasse encore une, afin d’être sûr qu’il a complété toutes les quatre. Il se peut qu’il ait déjà fait toutes les Rak’at requises, mais il vaudra mieux qu’il en fasse une de plus pour rester dans la certitude.


La Salat durant la convalescence

L’accomplissement de la Salat est d’importance primordiale dans l’Islam. Une personne malade qui ne peut se mettre debout pour la prière doit la faire assise. Si elle ne peut pas rester assise, elle peut alors la faire allongée. Si elle ne peut ni se courber ni se prosterner, il lui est permis de faire des gestes symboliques, et si elle est tellement malade qu’elle ne peut bouger ni ses mains ni sa tête alors elle doit accomplir son devoir de prier en faisant les mouvements mentalement.


La Salat lors d'un voyage

Si une personne est en voyage, quelle que soit le mode de transport, et qu’il ne lui est pas possible de se lever, ni de descendre du véhicule, elle peut offrir sa prière assise. Dans cette situation, l’obligation de faire face à la Qiblah ne tient plus. La personne doit essayer de faire face vers l’avant, dans la direction du déplacement du véhicule.

Au début de l’Islam, les prières de congrégation de Dhuhr, de `Asr et de `Isha ne comportaient que deux Rak’at, comme la prière Fajr. Par la suite, ce nombre de Rak’at ne fut maintenu que pour les personnes en voyage. Dans des circonstances normales, le nombre de Rak’at fut doublé. Donc, normalement pour Dhuhr, `Asr et `Isha il faut faire quatre Rak’at dites Fard, tandis que les voyageurs offrent uniquement deux Rak’at.

Si un voyageur arrive à un endroit où il compte rester moins de 15 jours alors cette concession s’appliquera à son cas et il pourra écourter les prières de Dhuhr, `Asr et `Isha.

Toutefois, cette concession ne s’applique pas aux Rak’atFard des prières de Fajr et de Maghrib.

Si une personne décide de séjourner chez un membre de sa famille proche comme ses parents ou ses beaux-parents, ou encore dans un centre religieux comme la Mecque, Médine, Qadian ou Rabwah, il peut y écourter ses prières selon la méthode expliquée plus haut. Cela dit, il serait préférable pour lui d’offrir les quatre Rak’at selon la norme.

Lors d’un voyage, l’on laisse tomber les parties Sunnah de la prières, à l’exception des Rak’at de Witr et de `Isha, ainsi que les deux Rak’atSunnah de la prière de Fajr.

Faire ou ne pas faire des Nawafil (prières optionnelles) durant un voyage est entièrement à la discrétion de la personne.

De plus, il est autorisé de combiner deux prières durant un voyage. Le Dhuhr peut être fait avec le `Asr, et on peut les faire soit à l’heure de la prière de Dhuhr soit à celle de `Asr. De même, la prière de Maghrib peut être jointe avec celle de `Isha et peut être faite à l’heure soit de Maghrib soit de `Isha.

Si les voyageurs offrent leurs prières derrière un Imam qui est un habitant local, il doivent suivre l’Imam et faire quatre Rak’at pour les prières de Dhuhr, `Asr et `Isha. La règle de la concession ne peut s’appliquer dans ce cas. Dans la situation où c’est le voyageur qui est l’Imam, il doit écourter sa prière, ainsi que les autres voyageurs qui sont avec lui, tandis que ceux qui ne sont pas en voyage (mais qui prient derrière l’Imam en voyage) devront se lever après que l’Imam ait terminé avec les salutations pour compléter leur prière.


Salat-ul-Khawf (Salat durant un danger)

Il est permis d’écourter ses prières quand on est en situation de danger extrême, par exemple une guerre. L’acte de Qasr, qui veut dire écourter la prière, peut être appliqué à la prière de onze manières différentes tel que mentionné dans le Saint Coran et dans les Traditions. Quand la bataille fait rage, ou quand l’on anticipe une attaque surprise de l’ennemi, ou quand l’armée prend position dans des tranchées, les prières sont écourtées à cause de l’intensité de la situation. Si la situation le permet, on doit faire deux Rak’at, sinon une seule Rak’ah est acceptable. Dans le cas où il serait trop dangereux de dire les prières en congrégation, il serait préférable de les faire individuellement. Mais si la situation ne permet

même pas cela, alors on peut les accomplir tout en restant en mouvement, à pied ou sur une monture, que l’on soit face à la Qiblah ou non. Si le danger est plus grand encore, la prière peut être effectuée par des gestes, ou en déclarant l’intention de faire la prière et avec quelques gestes réciter quelques parties des formules prescrites. Il est aussi permis de combiner plusieurs prières en même temps dans de telles conditions. (Sahih Al-Bukhari, Kitab-ul-Maghazi, Bab Ghazwat-il-Khandaq, Sahih Muslim, Kitab-us-Salah, Bab Salat-il-Khawf).


Prières Qada (prières manquées)

Si une personne manque une prière à cause d’un oubli, ou parce qu’elle a succombé au sommeil ou qu’elle a perdu connaissance, etc., alors ces prières, quand elles seront faites plus tard, seront nommées prières Qada. Dans ce cas le fidèle doit faire la partie obligatoire de ce qui est manqué. Quand une personne réalise qu’elle a manqué une ou plusieurs prières, elle doit les faire immédiatement en respectant la séquence naturelle des prières en question.

Quelques chefs religieux ont décrété que l’on peut exécuter une prière comme substitut de toutes les prières manquées durant son existence. Ils appellent cette prière Qada-l-`Umr. C’est à cause d’enseignements erronés de ce type que les gens sont devenus moins attentifs dans l’observance de leurs prières.

Or, la prière est la subsistance journalière de l’esprit. Comment une personne peut-elle rester sans manger pendant dix ans et ensuite avaler la nourriture de dix ans d’un seul trait? Cela porte atteinte à l’institution de la prière que de suggérer qu’une personne puisse négliger la prière durant toute sa vie et ensuite simplement exécuter Qada-l-`Umr pour compenser la perte. Ceci n’est pas l’enseignement du Saint Prophète de l’Islam, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.

Aux yeux de la jurisprudence islamique, si une personne a manqué une prière volontairement et délibérément, aucun Qada ne pourra compenser la perte et la prière est perdue à jamais. Mais le seul juge dans ce cas est Allah le Tout-Puissant.


Salat-ut-Tahaj-jud (Qiyam-Ul-Lail)

Se mettre au lit après la prière de `Isha et se réveiller tard dans la nuit pour la prière optionnelle de Tahaj-jud est une source de grandes bénédictions. Tandis que ce n’est pas obligatoire c’est grandement encouragé par le Saint Coran. Il a toujours été la pratique des gens pieux que de faire ces prières afin de gagner les faveurs d’Allah. L’heure de la prière de Tahaj-jud se termine quand débute celle de Fajr. Les supplications faites durant le Tahaj-jud sont plus particulièrement acceptées par Allah. Cette prière est aussi un moyen de se rapprocher de Dieu, puisque l’on sacrifie son sommeil et le confort du lit pour se prosterner devant son Maître.

La prière de Tahaj-jud consiste en huit Rak’at. Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, observait toujours cette prière, la divisant en quatre unités de deux Rak’at. Il récitait de longs passages du Saint Coran dans la position de Qiyam et prolongeait ses Rukû’ et ses Sujud, en y faisant de longues supplications. Ses prières de Tahaj-jud étaient toujours suivies de trois Rak’ât de Witr. Par conséquent, il faisait onze Rak’ât chaque nuit avant l’aube.


Salat-ut-Tarawih

Les prières de Tarawih sont les prières spécialement prescrites pour le mois du Ramadan. Elles sont faites chaque nuit à la place de la prière de Tahaj-jud. L’accomplissement de la prière de Tarawih juste après la prière de `Isha fut établi durant le califat de Hadrat `Umar, que Dieu soit content de lui, comme facilité pour ceux qui ne pouvaient faire cette prière à l’heure du Tahaj-jud. Toutefois, il est préférable d’offrir cette prière aux heures précédant l’aube. La récitation de longs versets du Saint Coran durant la prière de Tarawih est devenue une coutume chez les Musulmans, qui ne font là que suivre la pratique établie des Compagnons du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.

La prière de Tarawih consiste en huit Rak’at, mais on peut en faire jusqu’à vingt Rak’at ou plus si on le désire. Il est approprié de faire une petite pause après avoir exécuté quatre Rak’at.


Salat-ul-Kusufi wal-Khusuf : la prière durant les éclipses lunaires ou solaires

L’éclipse solaire s’appelle Kusuf et l’éclipse lunaire est appelé Khusuf. Ces changements visuels au niveau des astres rappellent aux croyants que tout comme le soleil et la lune, qui semblent perdre considérablement leur luminosité durant les éclipses, les croyants eux aussi peuvent être affligés de maux qui réduisent la lumière spirituelle qui illumine leur cœur. Seule la Miséricorde de Dieu peut sauvegarder le fidèle de ces éclipses spirituelles. Par conséquent, une prière de deux Rak’at est prescrite pour les éclipses solaire et lunaire afin de rappeler aux croyants qu’ils doivent rechercher la grâce et la miséricorde de Dieu s’ils veulent vraiment atteindre les sommets spirituels.

Les habitants des villes ou des cités doivent faire deux Rak’at en congrégation dans une mosquée ou à l’extérieur. La sourate Al-Fatihah et de longs passages devraient êtres récités à voix haute dans cette prière. Dans chaque Rak’ah deux Ruku’ sont exécutés. Après la récitation de quelques passages coraniques, l’Imam et la congrégation font le Ruk’u, puis ils se remettent dans la position de Qiyam et l’Imam récite d’autres versets du Saint Coran. Après cela, ils retournent à la position de Ruk’u. (Note: Il y a quelques Traditions qui nous disent que le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, faisait jusqu’à trois Ruku’ dans une Rak’ah.) Après, l’Imam doit faire la Sajdah; là aussi de longues supplications sont faites. A la fin de la prière, l’Imam prononce un sermon dans lequel il attire l’attention du public vers les façons de demander pardon à Dieu le Tout-Puissant. Il y discute aussi des manières de réformer la société.


Salat-ul-Istisqa : la prière pour invoquer la pluie en cas de sécheresse

Quand il y a une période de sécheresse due à l’absence de pluie, les gens peuvent inviter la miséricorde de Dieu le Tout-Puissant en se rassemblant dans un champ pour cette prière durant la journée. L’Imam doit revêtir un drap comme habit externe et diriger une prière de deux Rak’at. La récitation de la prière doit être à haute voix. Après la prière, l’Imam doit conduire la congrégation en levant ses mains pour la prière et en récitant:

ٱللّهُمَّ ٱسْقِنَا غَيْثًا مُغِيثًا مَرِيئًا مَرِيعًا نَافِعًا غَيْرَ ضَارٍّ عَاجِلًا غَيْرَ آجِلٍ

ٱللّهُمَّ ٱسْقِ عِبَادَكَ وَبَهَائِمَكَ وَٱنْشُرْ رَحْمَتَكَ وَأَحْيِ بَلَدَكَ ٱلْمَيِّتَ

ٱللّهُمَّ ٱسْقِنَا ٱللّهُمَّ ٱسْقِنَا ٱللّهُمَّ ٱسْقِنَا

Translittération: Al-lahum-masqina ghaïtham mughitham mari´am mari’an nafi’an ghaïra dar-rin `ajilan ghaïra ajil. Al-lahum-masqi `ibadaka wa baha´imaka wanshur rahmataka wa ahyi baladakal may-yit. Al-lahum-masqina al-lahum-masqina al-lahum-masqina

Traduction: O Allah! envoie-nous la pluie en abondance, une pluie salutaire, fertilisante, bénéfique et pas nocive, qui vient vite, sans tarder. O Allah! donne de l’eau à boire à Tes serviteurs et à tes bêtes, et répand Ta miséricorde, et ramène à la vie Ta cité morte. O Allah! envoie-nous la pluie! O Allah! envoie-nous la pluie! O Allah! envoie-nous la pluie! (Sunan Abi Dawud, Kitab As-Salah)

Ensuite, l’Imam récite le Darud (As-Salatu `alan-nabiyy) et continue à prier, proclamant son humilité et affirmant la grandeur de Dieu. Ensuite, il doit retourner son drap. Cela représente un bon présage et dépeint d’une certaine façon la situation de l’homme devant son Créateur. C’est le moment où tous supplient que, tout comme l’Imam qui a retourné son drap, Dieu le Tout-Puissant accepte leurs supplications et renverse à Son tour la situation de souffrance causée par la sécheresse.


Salat-ul-Istikharah

Ceci est une prière que l’on fait pour demander conseil à Dieu le Tout-Puissant quand on se lance dans une tâche ou un projet important, tel un voyage, un mariage, etc. L’affaire en question peut être de nature religieuse ou autre. Le but de cette prière est de demander l’aide de Dieu pour que l’affaire aboutisse à un bon résultat.

Une prière de deux Rak’at est faite le soir avant de dormir, dans laquelle la sourate Al-Fatihah est suivie de la sourate Al-Kafirun dans la première Rak’ah, et la sourate Al-Ikhlas dans la deuxième. Durant la Qa’dah, après la récitation du Tashah-hud, du Darud et d’autres prières, la supplication suivante est faite:

ٱللّهُمَّ إِنِّي أَسْتَخِيرُكَ بِعِلْمِكَ وَ أَسْتَقْدِرُكَ بِقُدْرَتِكَ

وَأَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ ٱلْعَظِيمِ

فَإِنَّكَ تَقْدِرُ وَŸلا أَقْدِرُ وَتَعْلَمُ

وَŸلا أَعْلَمُ وَأَنْتَ عَلَّامُ ٱلْغُيُوبِ

ٱللّهُمَّ إِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا ٱلْأَمْرَ خَيْرٌ لِي فِي دِينِي

وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي فَاقْدِرْهُ لِي

وَيَسِّرْهُ لِي ثُمَّ بَارِكْ لِي فِيهِ

وَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا ٱلْأَمْرَ شَرٌّ لِي فِي دِينِي

وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي فَاصْرِفْهُ عَنِّي وَٱصْرِفْنِي عَنْهُ

وَٱقْدِرْ لِيَ ٱلْخَيْرَ حَيْثُ كَانَ ثُمَّ أَرْضِنِي بِهِ

Translittération: Al-lahum-ma in-ni astakhiruka bi `ilmika wa astaqdiruka bi qudratika wa as-aluka min fadlikal `adhim. Fa in-naka taqdiru wa la aqdiru wa ta’lamu wa la a’lamu wa anta `al-lamul ghuyub. Al-lahum-ma in kunta ta’lamu an-na hadhal amra khaïrul li fi dini wa ma’ashi wa `aqibati amri faqdirhu li wa yas-sirhu li thum-ma barik li fih. Wa in kunta ta’lamu an-na hadhal amra shar-rul li fi dini wa ma’ashi wa `aqibati amri fasrif-hu `an-ni wasrifni `an-hu waqdir liyal khaïra heïthu kana thum-ma ardini bih

Traduction: O Allah! je cherche le bien de Toi par Ta connaissance et je cherche la force de Toi par Ta puissance, et je Te demande de Ta grâce immense. Tu as vraiment la puissance, et moi je ne l’ai pas, et Tu as la connaissance, et moi je ne sais rien, et Tu es le meilleur savant des choses secrètes. O Allah, si Tu sais que ce projet m’est avantageux spirituellement, matériellement et par rapport à mes objectifs ultimes, décrète-le moi, et facilite-le pour moi, et fais qu’il soit une bénédiction pour moi. Et si Tu sais que ce projet m’est désastreux spirituellement, matériellement et par rapport à mes objectifs ultimes, alors ne me l’accorde pas, et éloigne-le de moi et éloigne-moi de lui et accorde-moi le bien où qu’il soit, et fais que j’en sois satisfait. (Basé sur la version de Sahih Al-Bukhari, Kitab ud-Da`wat, ad-Du`a’ `Indal-Istikharah et celle de Sunan Nisa’i, Kitab un-Nikah, Kaifal Istikharah)

Cette séquence de prières est dérivée de l’usage du Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.


Salat-ul-Hajah

Cette prière est faite quand on est dans le besoin ou en difficulté. Le Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, a dit que si quelqu’un est dans le besoin, il doit faire le Wudu´ et ensuite deux Rak’at de prière. Après la prière, la personne récitera le Thana´,ou la glorification et les louanges d’Allah, puis le Darud, et, pour terminer, la prière présentée ci-dessous. Il est espéré que le besoin particulier sera rempli et que Dieu montrera la voie pour atteindre le but.

لا إِلهَ إِلاَّ ٱللّهُ ٱلْحَلِيمُ ٱلْكَرِيمُ

سُبْحَانَ ٱللّهِ رَبِّ ٱلْعَرْشِ ٱلْعَظِيمِ

ٱلْحَمْدُ لِلّهِ رَبِّ ٱلْعَالَمِينَ أَسْأَلُكَ مُوجِبَاتِ رَحْمَتِكَ

وَعَزَائِمَ مَغْفِرَتِكَ وَٱلْغَنِيمَةَ مِنْ كُلِّ بِرٍّ

وَٱلسَّلاَمَةَ مِنْ كُلِّ إِثْمٍ Ÿلا تَدَعْ لِي ذَنْبًا إِلاَّ غَفَرْتَهُ

وَ Ÿلا هَمًّا إِلاَّ فَرَّجْتَهُ

وَ Ÿلا حَاجَةً هِيَ لَكَ رِضًا إِلاَّ قَضَيْتَهَا

يَا أَرْحَمَ الرَّاحِمِينَ

Translittération : La ilaha il-lal-lahul halimul karim. Sub-hanal-lahi rab-bil `arshil `adhim. Al hamdu lil-lahi rab-bil `alamin. As-aluka mujibati rahmatika wa `aza´ima maghfiratika wal ghanimata min kul-li bir-rin was-salamata min kul-li ithmin la tada’ li dhamban il-la ghafartahu wa la ham-man il-la far-rajtahu wa la hajatan hiya laka ridan il-la qadaïtaha ya ar-hamar rahimin

Traduction : Nul ne mérite d’être adoré excepté Allah, l’Indulgent, le Généreux. Saint est Allah, Maître du Grand Trône Céleste, et toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur de tous les mondes. Je te demande les instruments de Ta miséricorde, et les moyens de Ton pardon. Je T’implore de m’accorder en abondance toute vertu, et de m’offrir la sécurité contre tout péché. Ne me laisse pas avec un péché que Tu n’as pas pardonné, ni avec un soucis que Tu n’as pas éloigné de moi, ni encore avec un besoin dont Tu approuves mais que Tu n’as pas accompli, ô Toi Qui es le plus miséricordieux de tous ! (Sunan At-Tirmidhi, Kitab As-Salah)


Salat-ul-Ishraq

Cette prière Nafl (optionnelle) consiste en deux phases. La prière de deux Rak’at de la première phase, quand le soleil s’est levé depuis un moment sans pour autant avoir réchauffé l’atmosphère, est appelée Salat-ul-Ishraq. La deuxième phase, débute dès que le réchauffement de l’atmosphère a eu lieu. Dans cette phase, l’on exécute quatre ou huit Rak’at appelées Salat-ud-Duha ou Salat-ul-Aw-wabin

A noter que dans quelques Traditions, les prières de six Rak’at faites entre le Maghrib et le `Isha sont aussi appelées Salat-ul-Aw-wabin.

En ce qui concerne les prières Nawafil, il faut se rappeler qu’elles sont secondaires, la position primaire appartenant aux prières Fard ou obligatoires. De plus,

l’on ne peut bénéficier des prières Nawafil qu’une fois que les obligations et responsabilités envers Allah et envers l’humanité sont accomplies.


Salat-ul-Janazah - les prières funéraires

Quand il semble qu’une personne approche du moment de la mort, la récitation de la sourate Ya Sin, le trente-sixième chapitre du Saint Coran, est recommandée. La raison pour ce choix est que les sujets traités dans cette sourate sont de nature à atténuer la souffrance de la personne concernée et à lui donner un réconfort spirituel. L’on devrait aussi réciter, d’une voix basse mais audible, le Takbir et la Kalimat-ush-Shahadah près de la personne mourante. Une fois que la personne est décédée, ceux qui sont présents ainsi que tous ceux qui reçoivent la nouvelle du décès plus tard, doivent réciter:

إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

Translittération : In-na lil-lahi wa in-na ileïhi raji’ûn

Traduction : En vérité, nous appartenons à Allah, et c’est vers Lui que nous retournons.

Les yeux du défunt doivent être fermées avec la main et il faut attacher un tissu à la tête qui passe sous le menton pour garder la bouche fermée. Au lieu de se lamenter, les gens doivent rester calmes et patients et prendre les dispositifs nécessaires pour l’enterrement.


Comment laver le mort en Islam

Le corps doit être lavé de la manière suivante:

De l’eau fraîche ou tiède est utilisée pour laver le corps par trois fois. La pratique du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, était de mettre quelques feuilles de jujubier dans l’eau pour laver le corps. En premier lieu, les parties du corps qui sont normalement purifiées durant le Wudu´ doivent être lavées. Cela dit, il n’est pas nécessaire d’introduire de l’eau dans la bouche ou le nez, ou encore de laver les pieds. Ensuite, le corps est lavé, d’abord du côté droit, puis du côté gauche. Les parties intimes doivent être recouvertes. Seuls les hommes peuvent laver un homme, et les femmes une femme. Pour terminer, le corps est enveloppé dans un suaire normalement fait de drap blanc de qualité ordinaire.

Le suaire de l’homme consiste en trois pièces; une pièce pour la partie supérieure du corps, une pièce pour la partie inférieure, et un large drap pour envelopper tout le corps. Pour la femme, deux draps additionnels sont utilisés; l’un pour la tête et l’autre pour la poitrine. L’Islam nous enseigne que l’enterrement doit être fait dans la plus grande simplicité. (Notez bien que dans le cas d’un martyr, il n’y a pas besoin qu’on le lave ou qu’on l’enveloppe dans un suaire. Il doit être enterré dans les habits qu’il portait au moment du décès.)

Après l’avoir lavé et enveloppé, le corps doit être transporté sur les épaules jusqu’au lieu où la prière funéraire va être dite.


Comment faire la prière Janazah, la prière funéraire en Islam

La prière funéraire est effectuée à l’extérieur ou dans un lieu réservé spécialement pour cela. Ceux présents pour le service funéraire se mettent en rangées derrière l’Imam. Le nombre de rangées doit être impair. L’Imam se situe au centre, devant la première rangée, face au corps du défunt. Le corps doit être positionné en sorte que la partie droite soit face à la Ka’abah.

L’Imam commence la prière en disant Al-lahu Akbar à voix haute et les fidèles font de même à voix basse. L’Imam récite en silence le Thana´ et la sourate Al-Fatihah. Puis il dit Al-lahu Akbar sans lever ses mains, les fidèles faisant de même mais toujours en silence. Ensuite toute la congrégation récite le Darud en silence. Ensuite, l’Imam dit Al-lahu Akbar une troisième fois et récite (toujours en silence) la prière pour les personnes défuntes donnée ci-dessous. L’Imam dit Al-lahu Akbar pour la quatrième fois et termine en disant As-salamu `aleïkum wa rahmatul-lâh deux fois (une fois en tournant la tête vers la droite et une fois vers la gauche). Les fidèles font de même, en silence.

Il n’y ni Ruk’u ni prosternation dans la prière funéraire. La prière funéraire peut aussi être faite in absentia, c’est à dire, en l’absence du corps, spécialement pour des personnes éminentes ou quand peu de Musulmans ont participé pour la prière funéraire initiale. Faire la prière funéraire d’un Musulman est obligatoire pour tous les croyants et est appelé Fard-ul-Kifayah. Par conséquent, si seulement quelques Musulmans ont accompli la prière funéraire il est considéré qu’ils l’ont effectuée au nom de toute la communauté musulmane. Le reste de la communauté est dès lors acquittée de l’obligation de participer à la prière funéraire.

Si le défunt est un adulte, homme ou femme, la prière suivante est dite:

ٱللّهُمَّ ٱغْفِرْ لِحَيِّنَا وَمَيِّتِنَا وَشَاهِدِنَا وَغَائِبِنَا

وَصَغِيرِنَا وَكَبِيرِنَا وَذَكَرِنَا وَأُنْثَانَا

ٱللّهُمَّ مَنْ أَحْيَيْتَهُ مِنَّا فَأَحْيِهِ عَلَى ٱلْإِسْلاَمِ

وَمَنْ تَوَفَّيْتَهُ مِنَّا فَتَوَفَّهُ عَلَى ٱلْإِيمَانِ

ٱللّهُمَّ تَحْرِمْنَا أَجْرَهُ وَ تُضِلَّنَا بَعْدَهُ

Translittération:

Al-lahum-maghfir li hay-yina wa may-yitina wa shahidina wa gha-ibina wa saghirina wa kabirina wa dhakarina wa unthana. Al-lahum-ma man ahyeïtahu min-na fa ahyihi `alal islami wa man tawaf-feïtahu min-na fa tawaf-fahu `alal iman. Al-lahum-ma la tahrimna ajrahu wa la tudil-lana ba’dah.

Traduction: O Allah! pardonne nos vivants et nos morts et ceux d’entre nous qui sont présents et ceux d’entre nous qui sont absents et nos petits et nos vieux, et nos hommes et nos femmes. O Allah! celui que Tu fais vivre parmi nous, fais-le vivre dans l’Islam, et celui à qui Tu donnes la mort parmi nous, fais-le mourir dans la foi. O Allah! ne nous prive pas de sa récompense et ne nous laisse pas nous égarer après lui. (Sunan Ibn Majah, Kitab Ma ja-a fil Jana-iz). Dans le même livre il existe une autre version qui mentionne `wa la taftin-na ba’dah’


Prière funéraire pour un garçon décédé

Cette invocation supplémentaire peut être faite pour un enfant décédé.

ٱللّهُمَّ ٱجْعَلْهُ لَنَا سَلَفًا وَفَرَطًا، وَٱجْعَلْهُ لَنَا أَجْرًا وَذُخْرًا،

وَٱجْعَلْهُ لَنَا شَافِعًا وَمُشَفَّعًا

Translittération: Al-lahoum-maj `alhu lana salafan-wa faratan-waj `alhu lana ajran-wa dhukhran-waj `alhu lana shafi’an-wa mushaf-fa’a.

Traduction: O Allah! fais de lui notre avant-coureur et notre annonciateur, et fais de lui notre récompense et notre provision, et fais de lui un moyen d’intercession pour nous, et que son intercession soit agréée (par Toi). (Version similaire dans Sahih Al-Bukhari, Kitab Al-Jana-iz)


Prière pour une fille décédée

ٱللّهُمَّ ٱجْعَلْهَا لَنَا سَلَفًا وَفَرَطًا وَٱجْعَلْهَا لَنَا أَجْرًا وَذُخْرًا

وَٱجْعَلْهَا لَنَا شَافِعةً وَمُشَفَّعَةً.

Translittération: Al-lahum-maj `alha lana salafan-wa faratan-waj `alha lana ajran-wa dhukhran-waj `alha lana shafi’atan-wa mushaf-fa’ah.

Traduction: O Allah! fais d’elle notre avant-coureuse et notre annonciatrice, et fais d’elle notre récompense et notre provision, et fais d’elle un moyen d’intercession pour nous, et que son intercession soit agréée (par Toi).

Après la prière funéraire, le corps est transporté au cimetière pour l’enterrement. Le cercueil est transporté sur les épaules et chaque personne qui accompagne le cortège funèbre doit aussi participer au transport du cercueil. Si le corps doit être enterré à une distance considérable, un véhicule peut être utilisé pour faciliter le transport. Ceux qui suivent prient silencieusement que Dieu fasse miséricorde au défunt.

La tombe peut être une niche (creusée dans une surface terreuse verticale) dans laquelle le corps reposera, ou elle peut simplement être une fosse dans la terre. Toutefois, il est essentiel que la tombe soit assez large. Dans les cas extrêmes, plus d’un corps peut être enterré dans une tombe. Si l’enterrement dans un endroit particulier est destiné à être temporaire, ou si le lieu est sujet à des inondations, il est permis d’enterrer le corps dans un cercueil en fer ou en bois pour protéger le corps d’une décomposition prématurée.

Le corps doit être posé dans la tombe avec beaucoup d’attention et de vigilance. On doit réciter la prière suivante quand on dépose le corps dans la tombe:

بِسْمِ ٱللهِ وَ بِاللهِ عَلَى مِلَّةِ رَسُولِ ٱللهِ صَلَّى ٱللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّم

Translittération: Bismil-lahi wa bil-lahi `ala mil-lati rasulil-lahi sal-lal-lahu `aleïhi wa sal-lam

Traduction: Au nom d’Allah, et nous invoquons le nom d’Allah sur toute la communauté suivant le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.

Ayant déposé le corps dans la tombe, le drap recouvrant le corps doit être ouvert un tant soit peu, et le visage du défunt est tourné dans la direction de la Qiblah. Des briques ou des plaques de pierre peuvent être utilisées pour recouvrir le corps dans la tombe avant de la combler de terre ou de sable. L’on récite la formule suivante lors du remblayage de la dernière demeure:

Min-ha khalaqnakum wa fiha nu’idukum wa min-ha nukhrijukum taratan ukhra

Traduction : C’est d’elle (cette poussière) que Nous vous avons créés, et c’est vers elle que Nous vous faisons retourner, et c’est d’elle que Nous vous ferons sortir à nouveau. (20:56)

La pratique du Saint Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui, était de former un monticule de terre au-dessus de la tombe.

Quand la cérémonie funéraire est terminée, une prière brève et silencieuse pour le défunt est dite par la congrégation. Les personnes en deuil quittent le cimetière en récitant:

ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ ٱلدِّيَارِ مِنَ ٱلْـمُؤمِنِيَنَ

وَٱلْـمُسْلِميْنَ وإنَّا إِنْ شَاءَ ٱللهُ بِكُمْ لَلاَحِقُونَ

Translittération : As-salamu `aleïkum ahlad-diyari minal mu´minina wal muslimina wa in-na in sha al-lahu bikum lalahiqun

Traduction : Que la paix soit avec vous, ô habitants croyants et musulmans de ces demeures; s’il plaît à Allah, nous allons bientôt vous rejoindre. (Sunan An-Nisai, Kitab Al-Janazah)


Condoléances et deuil en Islam

Les condoléances sont faites aux proches du défunt. Il est louable que les voisins ou les proches de la famille endeuillée fournissent des repas à la famille du défunt, pour au moins une journée.

Il faut à tout prix éviter de tomber dans la superstition. La période de condoléances et de deuil peut être maintenue pendant trois jours, après quoi la vie doit reprendre son cours normal. Toutefois la période de deuil pour la veuve est de quatre mois et dix jours. D’après le Saint Coran, cette période est nécessaire pour rééquilibrer ses côtés psychique et émotionnel. D’habitude, les femmes ressentent un plus grand stress que les hommes dans de pareilles situations. Par ailleurs, les femmes ont besoin d’être protégées de ceux qui pourraient exploiter leur faiblesse en sympathisant avec elles à un moment où elles sont vulnérables. Durant cette période, la veuve ne devrait pas sortir de chez elle sauf dans des cas de besoins exceptionnels. Dans le cas où la femme est la seule à pourvoir aux besoins de la famille et doit remplir ses obligations de travail, il lui est permis de poursuivre ces activités à condition qu’elle ne fréquente pas des gens en dehors du travail.

Elle peut aussi s’abstenir de mettre du maquillage ou du parfum, de s’habiller pour les fêtes et d’y prendre part. Cette période doit être passée dans le souvenir d’Allah, en faisant preuve de patience et de gratitude envers son Créateur.


Glossaire des termes

  1. Adhan : L’appel islamique à la prière
  2. `Aïd-ul-Ad-ha : La fête islamique commémorant l’obéissance envers Dieu du Prophète Abraham, que la paix soit sur lui, et son fils Ismaël, que la paix soit sur lui.
  3. `Aïd-ul-Fitr : La fête islamique commémorant la fin du Ramadan.
  4. `Asr : Troisième prière de la journée, faite entre le moment où le soleil commence sa déclinaison et le coucher.
  5. As-Salatu `alan-nabiyy ou Darud : Invocation de bénédictions sur le Saint Prophète de l’Islam, Muhammad, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.
  6. Darud ou As-Salatu `alan-nabiyy : Invocation de bénédictions sur le Saint Prophète de l’Islam, Muhammad, que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui.
  7. Dhuhr : La deuxième prière quotidienne.
  8. Du’a-ul-Qunut : Nom de la prière spéciale de la dernière Rak’ah de la prière Witr.
  9. Fajr : La première des prières quotidiennes, faite entre l’aube et au plus tard quelques minutes avant le lever du soleil.
  10. Fara-id Pluriel de Fard
  11. Fard : Obligatoire, utilisé pour décrire les catégories de prières ou parties constituantes.
  12. Fard-ul-Kifayah : Devoir obligatoire pour chaque Musulman, mais qui est considéré accompli (par tous) si un groupe d’entre eux l’effectue (la prière funéraire).
  13. Fitrana ou Sadaqat-ul-Fitr : Argent contribué par chaque Musulman avant la prière de l’Aïd-Al-Fitr pour les pauvres pour qu’ils puissent aussi célébrer le Festival.
  14. Hajj : Pèlerinage à la Mecque.
  15. `Isha : Cinquième et dernière prière de la journée, faite entre le début de la nuit et le moment où l’on se met au lit. Imam : La personne qui dirige les prières en congrégation.
  16. Iqamah : Une version raccourcie de l’Adhan, récitée à voix haute pour indiquer que la prière va commencer. Voir aussi Takbir.
  17. Jilsah : La position assise entre deux prosternations dans la prière.
  18. Kalimah : Le credo de l’Islam: Il n’y a personne qui puisse être adoré excepté Allah; Muhammad est le Messager d’Allah.
  19. Kalimat-ush-Shahadah : La déclaration de la croyance Islamique. Etre témoin qu’il n’y a personne qui puisse être adoré excepté d’Allah, Il est Unique et Il n’a pas d’associé; et d’être témoin que Muhammad est le Messager d’Allah.
  20. Khusuf : Eclipse de la lune.
  21. Kusuf : Eclipse du soleil.
  22. Maghrib : Quatrième prière de la journée, faite entre le coucher du soleil et le moment où il reste un peu de luminosité dans le ciel. Makruhat : Actes qui sont indésirables ou en dessous de la dignité de la prière.
  23. Malikites : Secte de l’Islam.
  24. Mu´adh-dhin : Personne qui dit l’Adhan (Muezzin).
  25. Mustahab (pl. Mustahab-bat) : Choses préférables quand on se réfère à la prière.
  26. Nafl : Optionnel ou subalterne quand on se réfère aux types ou catégories de prières.
  27. Nawafil Pluriel de Nafl.
  28. Niyyah : L’intention formelle que l’on fait avant de commencer une prière.
  29. Qa’dah : Position assise à la fin de la deuxième Rak’ah de la prière.
  30. Qada : Offrir une prière manquée.
  31. Qasr : L’acte de raccourcir la prière.
  32. Qawmah : La position debout après le Ruk’u.
  33. Qiyam : La position debout dans la prière.
  34. Rak’ah : Une unité complète dans la prière qui consiste en différentes postures avec les prières prescrites qui s’y rattachent. Rak’at : Pluriel de Rak’ah.
  35. Ruk’u : Position courbée dans la prière.
  36. Ruku’ : Pluriel de Ruk’u.
  37. Sadaqat-ul-Fitr ou Fitrana : Argent contribué par chaque Musulman avant la prière de l’Aïd-ul-Fitr pour les pauvres pour qu’ils puissent aussi célébrer le Festival.
  38. Sajdah ou Sujud : Position de Prosternation dans la prière.
  39. Salat : La prière dans la forme prescrite. Connue comme le deuxième pilier de l’Islam.
  40. Salat-ud-Duha : La deuxième phase de Salat-ul- Ishraq.
  41. Salat-ul-Hajah : Prière faite quand on est dans le besoin ou en difficulté.
  42. Salat-ul-Ishraq : Prière optionnelle faite en deux phases durant l’après-midi.
  43. Salat-ul-Jumu’ah : La prière du vendredi.
  44. Saum : Jeûne durant le mois du Ramadan et appelé quatrième pilier de l’Islam.
  45. Sourate : Mot arabe pour chapitre utilisé pour désigner les chapitres du Coran.
  46. Sujud ou Sajdah : La position de Prosternation dans la prière.
  47. Sujud-us-Sahw : Prosternations de Pardon faites lorsqu’on a commis une erreur durant la prière qui peut affecter sa validité.
  48. Sunnah : Une catégorie de prières; moins fondamentales que les prières dites Fard (obligatoires), mais plus importantes que les prières Nawafil (volontaires).
  49. Sunan : Pluriel de Sunnah.
  50. Sunnites : Suivants de la communauté musulmane (Ahl-us-Sunnah)
  51. Sutrah : Un objet que le fidèle place devant lui pour délimiter la zone de prière.
  52. Ta’aw-wudh : Phrases pour demander protection de Dieu contre Satan, récitées en début de prière.
  53. Tashah-hud : Une prière récitée en silence au début de la Qa’dah.
  54. Tahaj-jud : Prière optionnelle de grand mérite faite durant la nuit.
  55. Tahmid : Mots prescrits récités par la congrégation pour répondre au Tasmi’ de l’Imam. Aussi des mots pour se rappeler Dieu.
  56. Takbir : Une formule définie, récitée à voix haute pour indiquer que la prière va commencer.
  57. Takbir-ut-Tahrim : L’expression arabe de Al-lahu Akbar (Dieu est le plus Grand), proclamée à voix haute par l’Imam quand il lève ses mains vers ses oreilles au début de chaque prière en congrégation.
  58. Tarawih : Prières spéciales faites après le `Isha durant le mois du Ramadan.