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Le Coran sur le Ramadan

Commentaires sur les versets 184 à 188 du chapitre 2 du Saint Coran

184

184. Ô vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit tout comme il a été prescrit à vos devanciers, afin que vous adoptiez la piété.

185

185. Le jeûne prescrit est pour un nombre de jours déterminé mais quiconque d’entre vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d’autres jours ; et pour ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec difficulté1, il y a une expiation : nourrir un pauvre. Et quiconque fera le bien de son propre gré, c’est mieux pour lui. Et le jeûne vous est bénéfique, si seulement vous le saviez.

1 Dans ce verset «Yutiqunahu» comporte deux sens opposés: « ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec difficulté » et « ceux qui ont la force de jeûner ». Pour les premiers, l’expiation suffira : ils n’auront pas à remplacer les jeûnes qu’ils auront manqués. Quant aux seconds, qui sont normalement capables de supporter les rigueurs du jeûne mais qui en raison de contraintes ponctuelles telles que la maladie etc. ne peuvent jeûner durant le Ramadan, l’expiation leur est prescrite en sus du remplacement des jeûnes manqués.

186

186. Le mois de Ramadān est celui pendant lequel le Coran a été révélé comme guide pour l’humanité, avec des preuves claires sur la direction et le Critère2. Par conséquent, quiconque d’entre vous est présent chez lui pendant ce mois, doit y jeûner. Mais quiconque sera malade ou en voyage devra jeûner pendant le même nombre d’autres jours. Allāh désire la facilité pour vous et Il ne désire pas de la privation pour vous et Il désire que vous complétiez le nombre de jours et que vous exaltiez la grandeur d’Allāh pour vous avoir guidés, et que vous Lui soyez reconnaissants.

2 Par lequel l’on peut distinguer entre la réalité et l’absurde.

187

187. Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, certainement Je suis tout près. J’exauce la prière du suppliant quand il M’implore. Ils doivent donc M’écouter et croire en Moi afin qu’ils soient bien guidés.

188

188. La nuit du jeûne, il vous est permis d’approcher vos femmes. Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement. Allāh sait que vous vous êtes traités avec injustice3 et c’est pourquoi Il S’est tourné vers vous avec clémence, et Il vous a graciés. Cohabitez donc avec elles à présent et cherchez ce qu’Allāh a décrété pour vous ; mangez et buvez jusqu’à ce que le fil blanc de l’aube vous devienne distinct du fil noir de la nuit à l’heure du Fajr4. Alors, complétez le jeûne jusqu’à la tombée de la nuit, et abstenez-vous d’approcher vos femmes pendant que vous êtes en retraite dans la mosquée pour vos dévotions. Voilà les limites fixées par Allāh, ne les approchez donc pas ! C’est ainsi qu’Allāh explique Ses commandements aux hommes afin qu’ils se protègent du mal.

3 « Takhtanuna Anfusakum » se réfère au fait que les compagnons du Saint Prophète(s.a) se proscrivaient la cohabitation avec leurs épouses même durant la nuit du jeûne. Or ce verset l’autorise, ne la proscrivant que durant les nuits de la l’itikaf ou la retraite dévotionnelle dans la mosquée.

4 Il n’est pas question ici d’essayer de faire la distinction entre deux fils, l’un blanc et l’autre noir, dans l’obscurité. En fait, le fil blanc est associé à l’aube. Par conséquent, le sens de ce verset sera: « jusqu’à ce que le fil blanc de l’aube vous devienne distinct du fil noir de l’obscurité qui perdure encore à l’aube. » Il s’agit du moment où les premières lueurs de l’aube commencent à percer l’obscurité. Cela marquera la fin du Suhur – le dernier repas avant le jeûne.