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Ce que l’on entend dans la rue sur

La femme en Islam

Note importante : Dans cet article, nous ne représentons pas les « pays musulmans » ou la façon que l’on y interprète l’Islam. Cette présentation est basée sur la façon que l’Islam est interprété et mis en pratique par des millions d’hommes et de femmes de la Communauté Musulmane Ahmadiyya, partout dans le monde.

Les commentaires faits par les gens moyens sont entre guillemets « … ».

« Les femmes musulmanes restent souvent enfermées chez elles, et si elles sortent elles doivent être accompagnées, tandis que nos femmes à nous sont libres de sortir seules et d’aller où elles veulent, quand elles le veulent. »

Au niveau individuel, les femmes musulmanes mariées dans la Communauté Ahmadiyya essaient d’accorder le plus de temps possible à leurs enfants afin de s’assurer qu’ils ne sont jamais privés de l’amour maternel, et qu’ils reçoivent toute l’attention qui leur est nécessaire pendant les premières années décisives de leur vie. Mais cela ne veut pas dire qu’elles sont toujours cloîtrées chez elles. En effet, les femmes ahmadies poursuivent un large éventail d’activités en dehors du foyer, y compris des professions en tous genres telles que l’enseignement, la recherche scientifique, la loi ou la médecine.

Les femmes ahmadies ont, par ailleurs, leur propre structure au sein de la Communauté Ahmadiyya, entièrement organisée par les femmes elles-mêmes, et dans laquelle elles participent toutes de façon régulière. Dans ce cadre, elles se sont fixé des objectifs: organiser l’envoi d’aide humanitaire aux victimes de cataclysmes naturels ou de guerres sur tout le globe terrestre, la production de programmes pour notre chaîne de télévision satellisée internationale, visiter les malades, aider les gens démunis, éduquer les enfants, organiser des sorties pour les filles, et faire marcher des dispensaires médicaux, entre autres.

Les femmes ahmadies sortent souvent seules de chez elles, mais lorsqu’elles ne se sentent pas en sécurité, par exemple, tard dans la nuit, elles préfèrent se faire accompagner par un parent mâle, tels leur mari, leur frère, ou leur fils.

En agissant ainsi, les femmes musulmanes ahmadies préservent la structure de leur mariage et de leur famille, et créent une ambiance idéale dans laquelle leurs enfants peuvent grandir pour devenir des individus équilibrés et heureux, tout en menant elles-mêmes des vies saines et satisfaites.

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« Les femmes musulmanes n’ont aucun droit de propriété, ce qui n’est pas le cas en Occident. »

Le Saint Coran est le premier livre révélé qui sauvegarde pour les femmes le droit à l’ héritage. Non seulement les musulmanes ont-elles droit à leur part de l’héritage, mais l’on ne peut les déshériter. Dans la Communauté Ahmadiyya, lorsqu’une femme se marie son époux lui donne une dot égale à six mois de salaire au minimum, à un an de salaire au maximum. Cet argent appartient à la femme et personne à part elle n’y a accès. Par ailleurs, si elle travaille, son mari ne pourra pas lui demander de régler des factures contre son gré, car en Islam c’est le mari qui est responsable de la famille. Cela veut dire que le mari doit dépenser de ses revenus, et de tout héritage dont il est le bénéficiaire, sur sa femme et ses enfants. Ceci a souvent créé des situations où la femme devient plus riche que son mari.

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« En Islam, la femme doit porter le voile. Mais nos femmes peuvent s’habiller comme bon leur semble. »

Les musulmans ahmadis suivent le principe islamique qui vise à encourager les hommes et les femmes à être modestes, respectueux et chastes. Les musulmans et les musulmanes essaient de s’habiller de telle sorte à ne pas étaler leur beauté aux yeux de tous, ou à s’exposer indûment. Ainsi, le message que donnent leurs vêtements n’est pas « Je suis disponible - venez tenter votre chance avec moi » mais plutôt « Je ne cherche pas à me faire remarquer. Je ne souhaite pas que l’on me fasse des avances. » Cette attitude a protégé les femmes musulmanes ahmadies de plus d’un criminel tapi dans l’ombre, et leur a permis de vaquer à leurs occupations en toute sécurité. Aussi, le fait qu’elles savent que leur conjoint est modeste et respectueux permet aux femmes ahmadies d’être tranquilles chez elles, n’ayant pas besoin de craindre qu’ils soient séduits par ces femmes qui sont la ruine du mariage des autres.

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« Les musulmans peuvent épouser quatre femmes, alors que les musulmanes doivent se contenter d’un mari. Mais nous, nous sommes voués à la monogamie. »

Ce n’est pas du tout vrai que les musulmans sont encouragés à prendre plusieurs femmes. Ce n’est que dans des conditions extrêmes, telles que des situations d’après-guerre où le nombre d’hommes se trouve être sévèrement réduit, que les musulmans peuvent se marier plus d’une fois. Mais dans des circonstances normales, les musulmans ahmadis ne se marient qu’une fois. Cela dit, s’il se trouve que la femme est stérile, c’est souvent elle qui encourage son mari à se remarier, afin qu’il ait des enfants. Le Saint Coran est le premier livre divinement révélé qui limite le nombre de femmes qu’un homme peut épouser simultanément. Mais du même coup, il lui interdit formellement d’en épouser plus qu’une s’il craint de ne pouvoir traiter toutes ses femmes de façon juste et égale.

À l’inverse, on ne voit jamais des situations où les femmes sont bien moins nombreuses que les hommes dans la société. De plus, il ne serait pas prudent que les femmes aient plusieurs maris, afin d’éviter des disputes de paternité des enfants - car rappelons-le, c’est bien le père qui doit pourvoir aux besoins de ses enfants, et il doit être sûr qu’ils sont bien les siens.

Dans ces situations rares, telles que les circonstances d’après-guerre susmentionnées, un plus grand nombre de femmes par rapport aux hommes mènera inévitablement à des liaisons en dehors du mariage.

Les femmes ont, au même titre que les hommes, des besoins naturels, et physiques et émotionnels. Cette concession matrimoniale en Islam offre la meilleure réponse à ces besoins. En Islam, c’est la fidélité réelle qui est enseignée et soulignée. Les liaisons, les aventures amoureuses et le sexe en-dehors du mariage sont totalement rejetés, car ce sont des choses extrêmement dangereuses pour la famille et parce qu’elles sont à l’origine de beaucoup de souffrance dans la société. Sans la concession faite par l’Islam, l’on ne pourra éviter ces dangers. Avec cette concession, l’on peut garantir à la société un moyen légal et sain pour répondre aux besoins légitimes des femmes tout en assurant leur bien-être.

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« Les musulmanes n’ont pas le droit de choisir leur mari et leurs mariages sont toujours arrangés. Mais quant à nous, nos femmes peuvent sortir avec qui elles veulent, et peuvent même vivre en concubinage. »

L’Islam insiste sur le fait que la femme donne son accord avant de se marier. Si elle n’ aime pas la personne qui lui fait la proposition de mariage, le mariage n’aura tout simplement pas lieu. Les musulmanes ahmadies elles aussi font souvent des propositions de mariage, au même titre que les hommes. Les propositions sont d’habitude faites par le biais des aînés de la famille, ce qui fait que ni les hommes ni les femmes n’ont besoin d’aller séduire le partenaire de leur choix, évitant ainsi toutes ces occasions où le sexe avant le mariage (avec tous les dangers y afférents) pourrait avoir lieu. La participation dès le début des familles impliquées fait que les musulmanes ahmadies sont protégées contre ces hommes qui, les trouvant seules et vulnérables, pourraient essayer de profiter d’elles.

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« En Islam, l’on traite les garçons de façon préférentielle aux filles, alors que tous nos enfants à nous sont traités de façon juste et égale. »

Ceci n’a absolument aucun fondement. Le Saint Prophète de l’Islam, Muhammad, que la paix soit avec lui, a enseigné que si l’on veut offrir quelque chose à l’un de ses enfants, l’on doit offrir la même chose ou quelque chose de similaire aux autres afin qu’aucun d’entre eux ne soit traité injustement. En Islam, et les filles et les garçons ont droit à une bonne éducation, et les parents sont fortement encouragés à bien s’occuper de leurs filles, de la même façon qu’ils s’ occupent de leurs fils. L’Islam met beaucoup d’emphase sur le bon traitement des filles afin d’ enrayer ces tendances à préférer les garçons aux filles, tendances malheureusement répandues dans beaucoup de cultures et de sociétés dans le monde.

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« Les musulmanes ne peuvent pas se distraire dans des boîtes, des discothèques, etc., et elles n’ont même pas le droit de boire de l’ alcool, alors que nos femmes à nous se divertissent énormément. »

Les musulmanes ahmadies se consacrent à des activités qui sont physiquement saines, et qui sont bonnes pour la famille, des activités qui ne sont pas une menace pour la famille d’autrui ou pour la société. C’est pour cela que les musulmanes et musulmans ahmadis évitent de prendre ou de vendre de l’alcool, ou de la drogue, qui sont tous les deux la cause d’un grand pourcentage des crimes violents aujourd’hui. Ils évitent les endroits tels que les discothèques, les boîtes de nuit et les dancings car ce sont souvent des terrains propices aux liaisons amoureuses dont le résultat final est une souffrance prolongée pour de nombreuses personnes. Étant donné que les musulmanes ahmadies font tout pour mener une vie active, saine et profondément satisfaisante, elles ne pensent pas qu’elles soient en train de rater quoi que ce soit - en fait, c’est tout à fait le contraire.

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« Les filles musulmanes ne sont pas encouragées à poursuivre leurs études ; mais quant à nos filles, elles sont libres de passer à l’enseignement supérieur. »

L’éducation est une obligation pour tous les musulmans et les musulmanes. Les musulmanes ahmadies sont encouragées à passer au niveau universitaire, et c’est bien pour cela que l’on trouve parmi elles des professionnelles du plus haut niveau dans tous les domaines scientifiques et sociaux.

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« Dans les écoles musulmanes, les garçons et les filles sont séparés. Dans nos écoles, ils se côtoient librement. »

Encore une fois, l’idée est de décourager fortement le sexe avant le mariage, ou en dehors de celui-ci, afin de réduire autant que possible le désordre dans la société. L’on encourage plutôt les jeunes à s’adonner à un large éventail d’activités saines et à utiliser leur énergie non pas pour essayer constamment de séduire les autres, mais pour se construire un caractère équilibré et mature, tout en se concentrant sur leurs études - tout cela afin de devenir d’excellents époux, parents et citoyens lorsqu’ils sont prêts pour une participation active dans la société et pour le mariage.

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« En Occident, nous avons de la chance parce que nos gouvernements met de bons foyers à la disposition des vieilles dont la famille ne peut plus s’occuper. En Islam, vous n’avez pas cette facilité. »

En Islam, il est impensable que les gens du troisième âge soient mis dans des foyers, éloignés de leur famille. Le Saint Coran nous enseigne que nous devons nous souvenir de tout ce que nos parents et aînés ont fait pour nous, et d’en être toujours reconnaissants. Il nous est défendu même de prononcer un mot de reproche envers nos parents. Les mères, en particulier, jouissent d’un statut très élevé en Islam. Les gens âgés n’ont jamais besoin de se soucier de leur devenir, ou de s’inquiéter de savoir qui voudra bien s’occuper d’eux. Une place d’honneur, de prestige et de respect leur est réservée, et ce, jusqu’à leur dernière heure. S’il arrive qu’une vieille personne n’ait plus de famille, même là il y aura toujours une autre famille qui s’occupera d’elle. Dans les familles musulmanes ahmadies, l’on ne s’étonnera donc pas de trouver trois ou même quatre générations vivant ensemble, chacun s’occupant de l’autre dans une atmosphère d’amour, de respect et de générosité.

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