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Les fondements de l'Islam

Ibn ‘Umar (r.a.) raconte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « L’Islam est fondé sur cinq piliers, à savoir :

Bukhārī Kitāb-Ul-Īmān

‘Umar Bin Al-Khattāb (r.a.) a dit : « Nous étions assis en compagnie du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) lorsqu’un homme arriva à l’improviste ; il portait des vêtements blancs et propres ; ses cheveux étaient noirs de geai ; il ne portait pas de marques de voyage. Personne ne le connaissait. Il s’assit devant le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.), ses genoux touchant les siens et dit : « Parlez-moi de la foi. » Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) répondit : « La foi c’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses Prophètes. C’est croire dans le Jour du Jugement et croire dans les lois divines concernant le bien et le mal. » Tirmidhī Kitāb-Ul-Īmān

Il a été rapporté que ‘Uthmān Bin ‘Affān (r.a.) demanda de l’eau (pour faire l’ablution avant d’accomplir la Salāt). Il commença par se laver les mains trois fois, puis, prenant un peu d’eau dans sa main droite, il se rinça la bouche et cracha l’eau ; puis il se nettoya les narines ; il se lava le visage trois fois ; se lava les mains et les avant-bras jusqu’aux coudes trois fois. Il passa ses mains mouillées sur la tête ; ensuite il se lava les pieds jusqu’aux chevilles trois fois. Et, après l’ablution, il dit : « Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit que celui qui fait ses ablutions de la façon dont j’ai procédé et ensuite offre deux rak‘aat de prière aura ses péchés antérieurs pardonnés. » Bukhārī Kitāb-Ul-Wudū'

Abū Hurairah (r.a.) raconte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « Voulez-vous que je vous montre une pratique par laquelle, Allah effacera vos fautes et élèvera votre rang ? » Les compagnons répondirent : « Oh oui, Envoyé d’Allah, montrez-la nous. » Alors le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) ajouta : « Faites vos ablutions comme il se doit, même si le cœur ne vous en dit pas ; partez à la mosquée même si votre maison en est éloignée ; et après avoir fait vos prières, attendez ardemment les prières suivantes. Ce sont des moyens pour vous préparer à protéger vos frontières [1]. » Muslim Kitāb-Ut-Tahārāt

‘A'ishah (r.a.) raconte : « Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) faisait le Takbīr (Allahu Akbar – Allah est le plus grand) au commencement de chaque prière. Ensuite il récitait la sourate Al-Fātihah. En position de génuflexion il tenait la tête droite et ne la baissait pas ; il la tenait en ligne droite avec son échine, à l’horizontale. Après sa génuflexion, il se tenait droit avant de se prosterner. Quand il se levait de la prosternation il s’asseyait sur son séant, prenant une petite pause avant de se prosterner à nouveau. Après chaque deuxième rak‘at il se mettait sur son séant comme auparavant pour réciter at-tahiyyat (une récitation prescrite). Dans cette posture il tenait la plante de son pied droit à la verticale et pliait son pied gauche sous lui dans une position horizontale. Il nous enjoignait aussi comme suit : « Ne vous étalez pas par terre sur vos coudes comme un chien, » et il avait défendu d’étirer les jambes comme Satan. Il terminait ses prières avec le salut : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient avec vous. » Musnad Ahmad

‘Abdullāh Bin Mas‘ūd (r.a.) raconte qu’il demanda au Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) quel était l’acte le plus agréable aux yeux d’Allah. Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) répondit : « Offrir ses prières aux heures prescrites. » « Et après cela ? » demanda-t-il. Il répondit : « Être bienveillant envers ses parents. » « Ensuite ? » demanda-t-il. Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) répondit : « Faire le djihad pour la cause d’Allah. » Bukhārī Kitāb-Ul-Jihād

‘Amr bin Shu‘aib (r.a.) entendit son père dire sur l’autorité de son grand-père que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) avait dit : « Conseillez à vos enfants de faire leurs prières régulièrement quand ils auront atteint l’âge de sept ans ; et lorsqu’ils auront dix ans soyez sévères à ce propos et couchez-les séparément. » Abū Dāwūd

Fatimah Az-Zahra' (r.a.) raconte que quand le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) entrait dans la mosquée, il priait comme suit : « Au nom d’Allah, paix soit sur l’Envoyé d’Allah. Seigneur, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. » Et lorsqu’il quittait la mosquée, il priait comme suit : « Au nom d’Allah, paix soit sur l’Envoyé d’Allah. Seigneur, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta grâce. » Musnad Ahmad


[1]Le mot « ribat » signifie littéralement frontière. Au figuré, il est utilisé pour parler d’une chose qui a une valeur spirituelle quelconque. Dans le cas présent il est utilisé pour l’institution de la prière en Islam.