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Prières du Saint Coran - sermon du 08 mars 2013

par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Sa Sainteté le Calife a cité au tout début de son sermon du 8 mars 2013 les versets 202 et 287 de la Sourate Al-Baqarah, qui se lisent comme suit :

وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ رَبَّنَا آَتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآَخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ

Et il y en a d’autres qui disent : « Notre Seigneur, accorde-nous une belle part dans ce monde ainsi qu’une belle part dans l’au-delà, et protège-nous contre le châtiment du Feu. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 202)

لَا يُكَلِّفُ اللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا لَهَا مَا كَسَبَتْ وَعَلَيْهَا مَا اكْتَسَبَتْ رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَا إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِنَا رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِ وَاعْفُ عَنَّا وَاغْفِرْ لَنَا وَارْحَمْنَا أَنْتَ مَوْلَانَا فَانْصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ

« Allāh ne charge aucune âme au-delà de ses capacités. Elle aura comme récompense ce qu’elle aura gagné et elle recevra comme châtiment ce qu’elle aura mérité. Notre Seigneur, ne nous châtie pas si nous oublions ou si nous tombons dans l’erreur. Notre Seigneur, ne nous fais pas porter un fardeau comme celui que Tu as imposé à nos devanciers. Notre Seigneur, ne nous charge pas d’un fardeau qui dépasse nos forces; et absous-nous et pardonne-nous et aie pitié de nous. Tu es notre Maître ; accorde-nous donc la victoire sur le peuple mécréant. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 287)

Dans mon sermon d’aujourd’hui je commenterai sur ces deux prières tirées du Saint Coran mais d’emblée je vais présenter la philosophie de la prière à la lumière des dires du Messie Promis (a.s). Celui-ci déclare : « …celui qui, en pleine difficulté et dans la détresse supplie Dieu, désirant qu’Il lui ménage une issue de secours, recevra de Sa part la satisfaction et le vrai bonheur, à condition qu’il ait poussé ses prières à leur perfection. Même s’il n’obtient pas réponse à sa requête, il reçoit de Dieu une tout autre satisfaction et du réconfort. Certainement il n’échouera point. En outre, sa foi en sort renforcée et sa certitude grandit. Quant à celui qui ne se tourne pas vers Dieu en prières, il sera aveugle et mourra aveugle. Ceci répond amplement à ces sots qui, se fourvoyant et se fiant aux apparences, contestent qu’ils sont légions ceux qui se consacrent corps et âme à la prière mais qui n’obtiennent pas ce qu’ils désirent et qui meurent dans l’échec. Et inversement, clament-ils, il y a celui qui n’a foi ni dans la prière ni en Dieu, mais qui triomphe sur les premiers et qui va de victoire en victoire. Mais comme indiqué plus haut les raisons d’être de la prière sont la satisfaction, le réconfort et le bonheur véritable… » (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 237)

Celui qui se contente des apparences peut croire que la prière du suppliant n’a pas été exaucée. Mais la première condition imposée au suppliant est que ses prières doivent atteindre la perfection. Le suppliant sincère ne se fie pas aux apparences ; en raison de sa relation avec Dieu il possède la perspicacité du vrai croyant. Et il ne se contente pas de voir s’il a reçu ce qu’il demandait mais il tire de ses prières une réelle satisfaction.

Le Messie Promis (a.s) ajoute à ce sujet : « Il n’est pas vrai de dire que notre vrai bonheur réside dans l’exaucement à la lettre de nos prières. Dieu seul sait où réside notre félicité ; Il nous l’accorde à condition que nos supplications soient parfaites.

Celui qui supplie de toute son âme ne connaitra pas l’échec. Le vrai bonheur, que ni la richesse, ni le pouvoir, ni la santé ne peuvent accorder se trouve entre les mains de Dieu et Il l’octroie comme bon Lui semble. Cette félicité parfaite Il l’accorde après la prière parfaite. Si Dieu le désire, Il peut conférer au suppliant sincère en pleine détresse un grand bonheur que même un empereur au faîte de sa gloire ne peut connaître. Voila le triomphe suprême qui est décerné au final à ceux qui L’implorent. » (Ayyam-us-Sulh, Ruhani Khaza’in, vol. 14, p. 237)



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Ceci résume la philosophie de la prière : pour qu’elles soient exaucées le croyant doit les pousser à leur apogée. Ayant atteint ce stade soit que l’on entrevoit les signes de l’exaucement de cette prière ou soit l’on ressent en soi une grande satisfaction et un grand contentement qui dissipent toute tristesse antérieure. Le croyant baigne dans la félicité, sachant que Dieu lui a accordé ce qu’il y a de meilleur pour lui. Que Dieu fasse que nous puissions atteindre ce rang. Ceci est en soit une grâce divine et nous devons L’implorer en ce sens.

Les deux prières citées plus haut sont connues de tous. Dans la première nous supplions Dieu ainsi : « Notre Seigneur, accorde-nous une belle part dans ce monde ainsi qu’une belle part dans l’au-delà, et protège-nous contre le châtiment du Feu. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) lui-même la répétait souvent et encourageait ses compagnons à en faire de même. Le Messie Promis (a.s) avait demandé aux membres de sa communauté de réciter, pour un certain temps, cette prière dans la dernière raka’at de chaque Salat, après la position ruku quand on se remet debout.

Le deuxième Calife avait lui aussi souligné l’importance de cette prière dans ses nombreux sermons et discours. Cette supplication revêt une grande importance ; quoiqu’elle concerne toute époque nous devons y avoir recours surtout en cette période trouble.

Coran ouvert petit

Le terme Hassanah signifie vertu, quelque chose de bon, un avantage ou toute chose exempte de propriétés nuisibles. En somme c’est une œuvre qui engendre des résultats positifs et qui est en accord au plaisir de Dieu. Ceux parmi les ahmadis qui sont en difficultés dans des pays musulmans doivent réciter cette prière souvent. Les ennemis de l’Ahmadiyya désirent priver les ahmadis de toutes faveurs divines, même de leur droit de vivre. A nous de supplier en ces termes : « O notre Seigneur retourne contre l’ennemi ses complots, occupe Toi de nous. Ils veulent nous priver de toutes bonnes choses ; fasse que nous puissions profiter de Ta grâce. Nous agissons selon Ton plaisir afin que nous puissions jouir de ces bonnes choses dans l’Au-delà. L’ennemi quant à lui veut nuire à nos affaires ; accorde-nous de ces bonnes choses afin qu’il échoue dans ses plans. Ils veulent nous détourner de notre foi, ils veulent entraver la voie qui de notre subsistance. Accorde-nous des provisions pures et licites. Fasse que nous ayons de bons voisins. Fasse que notre ville et notre pays soit une source de paix pour nous. Et retourne contre eux les méfaits de ceux qui veulent nous nuire. Fasse que nous ayons des dirigeants qui soient bienveillants à notre égard. Des dirigeants qui vont marcher sur les voies de la Taqwa, des personnes justes. »

Dans certains pays musulmans les leaders sont les tourments de la population. Ainsi nous devons supplier Dieu de nous accorder des dirigeants qui respecteront leurs devoirs envers leurs sujets. Et de les remplacer s’ils ne se réformeront pas. Nous devons aussi supplier Dieu de nous accorder de bons amis qui nous soutiendront dans le malheur.

Au Pakistan ils sont nombreux à emboiter le pas aux mollahs et qui désirent nuire aux ahmadis. Mais il en est d’autres, tout aussi nombreux, qui sont des amis sincères. Nous ne pouvons condamner tous les pakistanais ou tout citoyen d’un pays où l’on est en train de persécuter les ahmadis. Certainement il y a des gens qui éprouvent de la sympathie à notre égard, qui s’acquittent de leurs devoirs envers nous et qui nous viennent en aide quand frappent les malheurs.

On avait kidnappé un ahmadi au Pakistan il y a de cela quelques temps. Ses ravisseurs ont réclamé une grosse rançon que sa famille ne pouvait payer. Après des négociations ils ont accepté de le libérer moyennant une partie de la rançon tout en requérant des garanties pour le reste. Et c’est un ami non ahmadi qui a offert cette garantie. Celui-ci a mis sa vie en jeu car les ravisseurs prendront cette somme de lui. Ainsi il existe des gens qui sont prêts à faire des sacrifices pour les ahmadis en dépit du climat extrêmement hostile. Ils sont parmi ces hassanah qui ont été évoqués dans cette prière.

Au Mali la djama’at Ahmadiyya a établi une nouvelle station radio qui diffuse notre message sur une grande échelle. Il s’y trouve aussi des mollahs hostiles envers l’Ahmadiyya, payés par les états arabes pour arrêter le progrès de la communauté et nuire aux ahmadis. Certains de ces mollahs avaient proféré des menaces contre nos missionnaires. Quand l’hostilité a atteint son comble, des personnalités influentes ont demandé à nos missionnaires de ne pas s’en soucier, de continuer à travailler, car ils sont les seuls à répandre l’Islam véritable. Ainsi partout Dieu nous a accordé de bons amis ; même s’ils ne sont pas ahmadis ils œuvrent en faveur de la djama’at.

Hassanah comprend aussi ces faveurs divines qui rendent notre vie ici-bas agréable. À titre individuel cela peut s’appliquer à une bonne épouse, de bons enfants, au fait d’être à l’abri des maladies. Cela concerne toute bonne chose que Dieu peut nous accorder et que désire le croyant. Il lui demande des choses qui sont bonnes intérieurement et extérieurement. Dieu seul connaît le visible et l’invisible : Il sait ce qui est bon pour nous. Nous pouvons faire des erreurs dans nos choix et mais Dieu ne commet pas d’erreur. Celui que nous croyons être un ami sincère peut nous nuire, notre partenaire en affaires peut nous faire subir des pertes. Et celui que l’on a choisi comme leader peut être la cause des plus grands malheurs. Si cette prière est exaucée par Dieu nous serons à l’abri des soucis qui affectent notre vie personnelle et communautaire.

Le deuxième calife a déclaré que certaines personnes croient, à tort, que ce n’est pas la peine de demander les bonnes d’ici bas et que l’on doit uniquement demander des bonnes choses pour l’Au-delà. En apparence certaines choses ne seront pas bonnes quand bien même elles le seront intrinsèquement. A titre d’exemple le Coran nous explique que l’enfer sert à réformer l’homme. Mais c’est aussi un châtiment. Ainsi quand nous demandons des Hassanah pour l’Au-delà, nous demandons à Dieu de nos réformer sans nous faire passer par l’Enfer qui est en soi une punition.

Les bienfaits d’ici bas sont aussi le truchement par lequel l’on acquiert ceux de l’Au-delà. À ce sujet le Messie Promis (a.s) déclare : « L’homme a besoin de deux choses pour le bien-être de son âme. Primo, une vie courte sur cette terre ainsi que la protection contre les malheurs, les violences et les épreuves ici-bas. Secundo, la protection contre la turpitude et d’autres maladies spirituelles, autant de choses qui l’éloignent de Dieu. Ainsi le hassanah de ce bas monde signifie être à l’abri de tout malheur physique et spirituel, d’une vie pécheresse et de l’humiliation. L’homme a été créé faible. Si son ongle lui fait mal, son corps tout entier souffre. Si l’homme tombe dans la débauche il sera à l’instar des prostituées qui se vautrent dans le péché et dont la vie ressemble à celles des animaux. Celles-là ignorent tout de Dieu et de l’Au-delà. Le Hassanah d’ici-bas signifie être sous la protection de Dieu contre tout malheur ayant trait à ce monde et à l’Au-delà.

Dans cette prière [nous demandons aussi] « …le bien de l’Au-delà ». La vie future est le fruit de la vie d’ici bas. Si l’homme acquiert ici des bienfaits ce sera un bon augure pour sa vie future. Certains se trompent en se disant : « Pourquoi demander les bonnes choses de la vie d’ici bas ? Demandons uniquement celles de l’Au-delà. » Une bonne santé accorde du confort à l’homme ; ce qui lui permet de semer quelque chose pour l’Au-delà. Ainsi ce monde est le champ labouré de la vie d’après. Vous récolterez là-bas ce que vous avez semé ici. Celui à qui Dieu accorde la santé, l’honneur, des enfants, une vie vertueuse ainsi que l’occasion d’accomplir de bonnes œuvres, peut espérer que sa vie dans l’Au-delà sera bonne. » (Référence)

À la fin de cette prière nous supplions Dieu de nous protéger du feu de l’enfer. Ceci ne concerne pas uniquement le châtiment de l’Au-delà. Ici-bas ce feu peut prendre plusieurs formes. L’anarchie règne dans de nombreux pays : il y est très facile prendre une balle perdue en marchant dans les rues ou de perdre la vie dans un attentat. Quand on demande la protection contre le feu là où existent ces dangers Dieu exaucera ces prières et protégera le suppliant de ces malheurs.

Quelques jours auparavant un ahmadi de Karachi est décédé des suites d’un attentat. Il était sorti pour faire ses emplettes lorsqu’il y a eu une explosion qui a coûté la vie à plus de 50 personnes. Les terroristes ont allumé des feux partout : pour s’en protéger il est important de prier.

A cet effet le Messie Promis (a.s) dit : « Celui qui prie est celui qui se trouve sans issue, celui qui ne peut frapper qu’à une seule porte, celle de Dieu. La prière « Rabanna atena…» est une formule réservée uniquement à ces personnes qui ont pour Rab Dieu seul ; elles savent que tout autres dieux ne sont que mirages devant leur Unique Rab.

Le feu évoqué ici ne concerne pas que l’Au-delà. Celui qui vit longtemps ici-bas et qui a de l’expérience sait qu’il y a des milliers de feu. La peur, les calamités, la famine, la maladie, l’échec, l’humiliation, les déboires familiaux sont autant de feux qui consument l’homme ici même sur terre. Le croyant doit implorer la protection de Dieu afin de s’en protéger : « O notre Seigneur ! Nous nous sommes cramponnés à Toi ! Protège-nous de tous ces malheurs qui ruinent la vie de l’homme et qui sont autant de feux pour lui ! » (Tafseer ul Qur’an du Messie Promis (a.s.), volume 1, pages 696 – 697)

La deuxième prière qui est tout aussi importante et que nous devons réciter souvent se trouve dans le dernier verset de la Sourate Al-Baqarah :

رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا

« Notre Seigneur, ne nous châtie pas si nous oublions ou si nous tombons dans l’erreur… » L’oubli signifie ici négliger une tâche importante. Il s’agit d’un oubli involontaire ; le fait de ne pas avoir estimé à sa juste valeur l’importance de cette tâche et le fait de l’accomplir au moment opportun. Ainsi dans cette prière nous implorons Dieu de nous protéger de tels oublis et de toute erreur de jugement. Nous ignorons si nos négligences pourraient affecter notre spiritualité et notre relation avec Dieu. Nous demandons à Celui-ci de nous tenir à l’abri de pareils manquements et de leurs conséquences. Mais si l’on s’entête à commettre un méfait tout en implorant le pardon de Dieu ce ne serait plus une supplication mais une plaisanterie. Les prières sont là pour engendrer des résultats positifs et non pas pour éprouver Dieu. Tout comme l’a affirmé le Messie Promis (a.s) il faut pousser ces prières jusqu’à leur perfection.

Ensuite nous supplions :

رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَا إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِنَا

« Notre Seigneur, ne nous fais pas porter un fardeau comme celui que Tu as imposé à nos devanciers. » Les cinq prières quotidiennes ou d’autres commandements divins ne sont pas des fardeaux insoutenables imposés à l’homme. Dans le même verset Dieu déclare qu’Il ne charge aucune âme au-delà de ses capacités. C’est-à-dire toute injonction qu’Il émet est en accord aux aptitudes de l’homme. « Fardeau » signifie ici que les peuples antérieurs ont été châtiés pour leurs crimes et nous demandons à Dieu de nous protéger de tels châtiments et de commettre pareils crimes. Il ne nous sied pas de commettre sciemment des péchés pour ensuite implorer le pardon de Dieu : ceci va à l’encontre de la loi générale de Dieu. L’on pourra se protéger des châtiments en évitant d’abord les mauvaises actions tout en suppliant Dieu.

En raison de leurs crimes des peuples du passé ont été opprimés par leurs leaders. Nous demandons à Dieu de nous protéger de tels dirigeants qui seront pour nous un supplice. Nous implorons Dieu en ces termes : « Pardonne-nous, si c’est en raison de Ta colère que Tu as imposé de tels leaders. Si c’est une épreuve de Ta part, fasse que celle-ci soit légère pour nous. »

Ensuite nous prions :

رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِ

« Notre Seigneur, ne nous charge pas d’un fardeau qui dépasse nos forces… »

Des fois les châtiments qui frappent les autres peuvent aussi nous affecter. Il y a de nombreux innocents qui meurent victimes de la guerre ou des suites des attentats lancés par des terroristes. Ainsi il n’est pas question ici de la colère divine, que personne ne pourra endurer. Il s’agit des malheurs, des aléas de la vie d’ici bas et de ses petites épreuves. Nous ne désirons pas une vie en rose car Dieu affirme que le croyant doit être éprouvé : nous souhaitons tout simplement que ces épreuves ne soient pas au-delà de nos capacités.

Ensuite nous implorons : « …et absous-nous et pardonne-nous et aie pitié de nous… » Le croyant demande à Dieu de combler ses lacunes et de lui pardonner s’il a commis des erreurs et d’enlever tout obstacle qui entrave sa voie vers le progrès.

À la fin nous supplions :

أَنْتَ مَوْلَانَا فَانْصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ

« Tu es notre Maître ; accorde-nous donc la victoire sur le peuple mécréant. »

En ce bas monde il y a une seule djama’at : c’est la communauté Ahmadiyya. Si un membre commet une mauvaise action cela affectera la djama’at dans son ensemble et on attribuera ses méfaits à la communauté. Les autres diront : « Voilà ceux qui clament appartenir à une communauté divine ! Ils souffrent comme les autres et subissent des châtiments. En fait ils n’ont aucune relation avec Dieu ! »

Ainsi nous demandons à Dieu de nous accorder Son pardon ainsi que la victoire sur les mécréants, ceux qui sont des obstacles sur la voie du progrès de l’Islam. Aujourd’hui ce sont les musulmans en premiers qui discréditent l’Islam. Des organisations extrémistes qui pullulent partout prônent un Islam violent. Cela nous empêche de présenter le vrai visage de l’Islam.

Il y a aussi une prière que le Messie Promis (a.s) avait reçue en révélation et que nous devons réciter souvent :

رَبِّ کُلُّ شَیْءٍ خَا دِمُکَ رَبِّ فَا حْفَظْنِی وَانْصُرْنیِ وَارْحَمْنِی

« O mon Seigneur, toute chose est vouée à Ton service. O mon Seigneur, protège-moi et aide-moi et aie pitié de moi. »

Tout ahmadi doit la réciter souvent ces jours-ci ; on m’a attiré l’attention en particulier concernant cette prière. Qu’Allah nous protège et qu’Il nous accorde les bonnes choses d’ici-bas et de l’Au-delà. Les ahmadis du Pakistan en particulier doivent faire leur examen de conscience. Ils doivent accorder à ces prières mentionnées plus haut une place dans leur Salat.

A la fin de son sermon Sa Sainteté le Calife a dirigé les prières funéraires de :

  1. M. Ahmad Abbasi Mubasher, qui est tombé en martyr dans l’attentat terroriste du 3 mars à Karachi. Le défunt avait 45 ans laisse derrière lui une fille et un fils.
  2. Syed Sultan Mehmood, décédé le 3 mars à l’âge de 90 ans. Il était un universitaire et avait fait une brillante carrière dans l’enseignement. Il avait enseigné la chimie dans différentes institutions au Pakistan. Après sa retraite il avait ouvert une école à Rabwah. Le défunt était un grand pédagogue : il a aussi été l’enseignant du Calife pour quelques temps.

Qu’Allah accorde Sa protection et de la patience aux membres des familles endeuillées. Amine.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)