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Le plan Waqf-i-Naw

Sermon du 18 janvier 2013 - par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Sa Sainteté le Calilfe a cité les versets suivants au tout début de son sermon du 18 janvier 2013 :

Souvenez-vous quand la femme de la famille d‘Imrān dit : « Mon Seigneur, certainement je T’ai voué ce que je porte en mon sein, il est libéré de toute entrave séculière. Donc accepte cela de ma part. En vérité, Tu es Celui Qui entend tout et Qui sait tout. » (3 :36)

Et quand celui-ci fut assez âgé pour travailler avec lui, il dit : « Ô mon cher fils, j’ai vu en songe que je t’offrais en sacrifice. Vois ce que tu en penses. » Il répondit : « Ô mon père, agis selon le commandement que tu as reçu ; si Allāh le veut, tu me trouveras du nombre des endurants. » (37 : 103)

Et qu’il se trouve parmi vous un groupe qui appelle au bien, qui enjoint la vertu et qui interdit le mal. Et ceux-là qui prospéreront. (3 :105)

Il n’est pas possible aux croyants de partir de l’avant tous à la fois. Pourquoi donc un groupe de chaque section d’entre eux ne partirait-il pas de l’avant, afin qu’ils puissent obtenir une meilleure compréhension de la religion, et afin qu’ils puissent avertir leur peuple quand ils retournent parmi eux, pour qu’ils se prémunissent contre le mal ? (9 :122)

Le premier verset (3:36) exprime le désir d’une mère qui voulait offrir son enfant au service de la foi ; le verset suivant (37:103) évoque l’éducation impartie par un père à son fils et la volonté de ce dernier à se sacrifier. Le père poussa son fils à chercher le plaisir de Dieu ; celui-ci fut un modèle de sacrifice, de patience et de détermination. Le troisième verset évoque ceux qui enjoignent le bien et qui interdisent le mal. Et le quatrième verset nous informe que pour faire la distinction entre le bien et le mal il est essentiel de saisir l’essence même de la foi. Cette compréhension se trouve dans la sharia de l’Islam, car dans le Saint Coran Dieu déclare : « qu’Il a choisi pour vous l’Islam comme religion… » (5:4)

hadrat-khalifatul-massih-al-khamis
Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Il est essentiel de suivre tout ce qui précède afin de pouvoir protéger le monde de la destruction. Afin de satisfaire cette exigence, Dieu a institué la Communauté Islamique Ahmadiyya par l’entremise du Messie Promis (a.s). C’est la seule communauté où les mères prient passionnément – à l’instar de la femme d’Imran – pour que Dieu protège leurs futurs enfants des entraves de ce monde et pour qu’ils se consacrent à Son service. A l’exception des mères ahmadies personne ne dédie ainsi son enfant à Dieu. Ces mères qui présentent leurs enfants au Calife pour cette noble cause ont une seule crainte : celle de voir le Calife rejeter leur demande.

C’est uniquement dans la djama’at Ahmadiyya que les pères élèvent leurs enfants d’une telle manière afin que lorsque ces derniers atteignent l’adolescence, ils sont prêts à tout sacrifice. Ces enfants écrivent au Calife en ces termes : « Mes parents ont pris le premier engagement, maintenant moi je prends le mien, envoyez-moi là où vous le désirez. Vous constaterez que je serais toujours patient et persévérant ; je ne violerais point l’engagement de mes parents. » Voilà des enfants qui sont des membres fidèles de l’Ummah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w). La bonne éducation impartie par leurs parents et leur piété leur a enseigné les droits de Dieu et ceux de l’humanité. Ils ont une passion pour le Tabligh et pour servir l’humanité.

Les communautés vivantes et progressives ne laissent jamais mourir ces sentiments et cette ferveur. Au moindre relâchement, ils rectifient leur tir et suivent les rappels comme le prône le Coran. En effet c’est la tâche du Calife que de faire des rappels afin que le progrès ne ralentisse point.

Ceci est important afin que les groupes se succèdent pour inviter le monde vers Dieu. Des rivières qui coulent à flot irriguent constamment la terre ; de même ces groupes successives seront source de vitalité spirituelle pour le monde. Ceux qui sont familiers avec l’agriculture savent que si l’alimentation en eau est coupée avant l’arrosage complet d’un champ, l’irrigation doit être reprise de nouveau. Ceci provoque perte de temps et d’eau. De même, s’il n’y a pas un effort constant pour le Tabligh ou si d’autres personnes aptes à accomplir cette tâche ne sont pas disponibles, des obstacles entraveront cette voie.

Quand feu le quatrième Calife avait lancé le plan Waqf-i-Naw c’était avec l’espoir de fournir à la Communauté des gens prêts à servir la foi. Parmi eux il y aurait des traducteurs, ainsi que ceux qui œuvreront en faveur du Tabligh et de la Tarbiyyah ; ce plan devrait fournir aussi le personnel pour d’autres départements de la djama’at. Les parents doivent s’en souvenir et ne doivent pas oublier leur responsabilité après avoir dédié leurs enfants. Sans doute cette ferveur de la part des parents est louable et chaque année le Calife reçoit des milliers de requêtes. Cependant les devoirs des parents sont importants une fois leur décision prise.

Ils sont responsables de la préparation initiale de leurs enfants. En servant de modèle pour eux ils doivent les lier à Dieu tout en leur inculquant dès leur jeune âge l’importance de la Nizam-i-Jama’at (l’administration de la Communauté), et ce afin que leurs esprits ne soient pas détournées. Ayant atteint la maturité et quand ils participeront dans les programmes de la djama’at, ils comprendront qu’ils doivent uniquement servir la foi. Il est nécessaire d’inculquer cela aux enfants Waqf-i-Naw.

Un plus grand nombre d’enfants Waqifine-Naw devrait étudier à la Jamia Ahmadiyya. Il y a 1033 Waqifine-Naw qui étudient à la Jamia du Pakistan ; 93 en Inde, 80 en Allemagne (ce chiffre comprend aussi des étudiants d’autres pays européens) ; 55 au Canada (ce nombre a peut-être augmenté, comprenant les étudiants américains) ; 120 au Royaume-Uni (ceci inclus des étudiants d’autres pays européens). Au Ghana, la nouvelle Jamia dispense des cours jusqu’au niveau Shahid : il s’y trouve 12 élèves. A la Jamia du Bangladesh il y a 23 élèves Waqifine-Naw. Ainsi le nombre total d’étudiants Waqifine-Naw à la Jamia est de 1400 alors que le nombre total de garçons est proche de 28000. Nous sommes face au monde entier : il ne suffit pas d’atteindre tous les continents, voire tous les pays ; nous devons être présents dans toutes les villes et tous les villages du monde. Quelques missionnaires ne suffiront pas pour effectuer cette tâche.

Quand ils sont jeunes, les enfants sont très enthousiastes et heureux d’être dans le plan Waqf-i-Naw. Cependant, la culture occidentale, la compagnie d’amis et d’autres facteurs détournent leur attention de la Jamia. Une fois en fin de cycle au secondaire ils changent de préférences. Certains enfants sont peut être doués très tôt dans certaines matières ; d’aucun sont attirés par la filière scientifique par exemple. Certes, ces enfants doivent être poussés dans ces domaines, mais la majorité opte pour des sujets différents et suivent aveuglément le cursus jusqu’à la fin du cycle secondaire. Même là certains n’ont pas encore choisi leur filière. Si les parents inculquent à l’enfant dès le début qu’il est un Waqf-i-Naw et qu’il doit servir la djama’at, ils consulteront le centre lors du choix de leurs sujets.

Ayant atteint 12 ans ou 13 ans ces enfants doivent commencer à réfléchir sur eux-mêmes et sur leur importance. Ils apprécieront leur importance quand ils se rendront compte de leurs objectifs. Quant à ceux qui ont 15 et 16 ans, ils doivent être conscients de leurs responsabilités. Les versets cités plus haut attirent aussi l’attention des enfants à ce sujet.

Tout d’abord, chaque enfant Waqf-i-Naw doit être conscient du fait que sa mère a voulu le dédier, avant sa naissance, pour une noble cause et qu’elle a prié pour qu’Allah accepte cela de sa part. Ainsi l’enfant Waqf-i-Naw doit tenir compte de la volonté de ses parents.

Deuxièmement, les parents ont accordé à leurs enfants une faveur immense ; ces derniers doivent prier pour eux. Ils doivent comprendre qu’ils font eux aussi partie de cette promesse ; et doivent accepter de gaité de cœur l’éducation morale et spirituelle que leur donne leurs parents. Ils ne doivent jamais laisser tomber l’engagement pris par leurs parents. Un enfant Waqf-i-Naw doit donner priorité à la foi sur le monde.

Troisièmement, promettez d’être patient et de faire tout sacrifice pour avoir le plaisir de Dieu. Peu importe la difficulté de la situation, l’enfant doit honorer l’engagement. L’attrait de ce monde ne doit jamais le faire trébucher.

De nos jours, Dieu a pleinement béni la Jama’at. Au cours du deuxième Califat, il y avait des moments où la situation financière était si terrible à Qadian que les travailleurs de la djama’at ne recevaient pas leur allocation de base en totalité pendant plusieurs mois. Après la migration à Rabwah, on a fait face à de telles situations et pourtant les les Waqifine-Zindangi ne se sont jamais plaints. Même au cours des années 70 et 80 la situation des missionnaires en Afrique était difficile ; leur salaire ne duraient que les deux premières semaines du mois. Les missionnaires locaux devaient se contenter d’un repas par jour, mais ils ont toujours honoré leurs engagements.

Quatrièmement, [les enfants dédiés] doivent faire de leur mieux afin d’être parmi ceux qui enjoignent le bien et qui interdisent le mal. Il faut qu’ils soient des modèles pour les autres.

Cinquièmement, ils doivent étudier le Saint Coran et les Hadiths, reconnaître et identifier les bonnes pratiques et le mal ; ils doivent aussi lire les livres du Messie Promis (a.s) et faire de leur mieux pour augmenter la connaissance religieuse.

Ceux qui étudient à la Jamia reçoivent une éducation religieuse. Cependant, une fois passé par la Jamia il ne faut jamais croire qu’on a atteint le sommet du savoir. Il faut constamment accroitre sa connaissance. Les enfants Waqf-i-Naw qui ne fréquentent pas la Jamia doivent lire toute la littérature de la djama’at. Ils doivent étudier le Coran avec sa traduction et son commentaire ainsi que les livres du Messie Promis (a.s) qui sont disponibles dans leur langue.

Sixièmement, les Waqifine-Naw doivent sortir sur le terrain pour accomplir le Tabligh. Certaines filles Waqifine-Naw se plaignent qu’il n’y pas de Jamia pour elles. Si elles étudient par elles-mêmes elles pourront prêcher le message de l’Islam dans leur cercle respectif. Cela les conduira à renforcer leurs connaissances religieuses. Le domaine du Tabligh est ouvert à tous et à toutes. Ils doivent y participer avec beaucoup d’enthousiasme et ne pas se reposer tant qu’ils n’ont pas réuni le monde sous la bannière du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Septièmement, chaque Waqf-i-Naw doit être conscient qu’il a pour but de sauver le monde de la destruction. Si vous avez les connaissances requises ainsi que la possibilité, mais que vous n’avez pas de véritable passion et de compassion pour sauver l’humanité de la destruction alors votre effort n’aura aucune valeur et ne sera pas béni. L’on doit prier tout en faisant des efforts pour répandre le message de Dieu. Ce sont les prières remplies d’angoisse qui nous feront atteindre notre objectif.

Compte tenu du nombre d’étudiants à la Jamia nous ne pouvons pas avoir des missionnaires partout. Tant que nous n’aurons pas de missionnaires à plein temps, il sera très difficile d’apporter un changement révolutionnaire dans le monde. Selon les rapports datant de juillet 2012 il y a dans le monde entier 25000 enfants Waqf-i-Naw ayant plus de 15 ans, dont 16 988 garçons. Néanmoins le nombre d’étudiants à la Jamia est très peu.

Ceux qui ont étudié à la Jamia peuvent aussi travaillé sur la traduction des livres du Messie Promis (a.s). Ils peuvent se spécialiser dans les langues et ceux qui ne vont pas à Jamia devraient également apprendre des langues. Feu le quatrième Calife avait dit qu’il est essentiel d’apprendre trois langues : sa langue maternelle, l’ourdou et l’arabe. Arabe est nécessaire pour comprendre le Saint Coran et son commentaire. L’ourdou est nécessaire afin de pouvoir lire les livres du Messie Promis (a.s). Ses ouvrages et commentaires sont un trésor qui apporteront une révolution dans le monde.

En atteignant l’adolescence les enfants Waqf-i-Naw doivent se présenter à la djama’at. Les parents doivent attirer leur attention à ce sujet à tous les stades de leur éducation. Les enfants doivent contacter le département à propos leurs études ; s’ils optent pour des sujets qui ne serviront pas la djama’at ces enfants doivent être exclus du plan Waqf-i-Naw.

Les secrétaires Waqf-i-Naw ne sont pas très actifs dans certains endroits. Des élections sont prévues cette année. À la lumière des rapports des djama’at, même si une personne a reçu plus de voix mais qu’elle n’est pas active, elle ne sera pas élue.

Le programme d’études des enfants Waqf-i-Naw doit être traduit dans différentes langues. Les djama’at de France et de l’île Maurice doivent travailler sur la traduction française. Ils doivent informer [le Calife] quant à ceux qui pourront le faire et achever les travaux dans un délai de deux mois.

Les enfants Waqf-i-Naw doivent lire quotidiennement des livres religieux, même si ce n’est que quelques pages par jour. Tous doivent écouter le sermon du vendredi du Calife. Lors d’une classe Calife a constaté que seulement 10% des enfants écoutent régulièrement ses sermons.

Dans chaque pays on doit former un comité chargé d’établir leurs besoins pour les dix années à venir : le nombre de missionnaires, de traducteurs, de médecins et d’autres experts dont ils auront besoin.

Que Dieu offre l’occasion à tous les parents qui ont dédié leurs enfants d’éduquer et de prier pour eux. Que ces enfants soient le plus grand plaisir pour leurs parents et qu’ils soient source d’honneur pour eux.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)