L’indépendance réelle et le futur prometteur de l’Afrique

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L’Afrique à 50 : célébration d’un demi-siècle d’indépendance des Etats africains

Le 23 novembre 2013 la Communauté Islamique Ahmadiyya a célébré, lors d’une réception à la mosquée Baitul-Futuh à Londres, le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, du Burundi, du Malawi, du Rwanda et de l’Ouganda.

L’événement, organisé par l’association panafricaine ahmadie, s’est tenu en présence Hadrat Mirza Masroor Ahmad, Cinquième Calife de la Communauté Islamique Ahmadiyya et de nombreux dignitaires africains.

Independance-Afrique-Calife
Hadrat Mirza Masroor Ahmad Cinquième Calife
de la Communauté Ahmadiyya

Le clou de la réception était le discours du Calife dans lequel il a souhaité que toutes les nations jouissent d’une indépendance réelle et que le droit à l’autodétermination des peuples soit respecté.

Privilégier les intérêts nationaux

L’unité entre les peuples et l’abandon des ambitions personnelles sont les moyens pour favoriser le riche potentiel que recèle l’Afrique, a souligné Hadrat Mirza Masroor Ahmad. Il a aussi mis en garde contre la prolifération du terrorisme dans la région.

Le Calife a soutenu que « les vrais musulmans et les gouvernements islamiques doivent favoriser l’indépendance et soutenir les autres dans leur quête de la liberté, qu’elle soit d’ordre personnelle ou nationale. »

« A la lumière des véritables préceptes de l’Islam, nous (musulmans ahmadis) œuvrons en faveur d’une indépendance universelle et de l’autodétermination souhaitant ainsi rendre autonome tout individu. Chacun doit avoir accès aux droits fondamentaux que sont la liberté religieuse, politique, nationale et civile », a-t-il ajouté.

La servitude moderne : une triste réalité

Exposant l’existence d’une forme de servitude moderne le Calife a constaté que « les Etats puissants exploitent les plus faibles et dictent leurs politiques réduisant ainsi en esclavage les pays en développement. Il est fort malheureux que les grandes puissances profitent des ressources naturelles des pays moins développés tout en niant leurs droits à ces derniers. »

Sa Sainteté le Calife a aussi souligné l’importance de l’unité nationale et le fait de faire prévaloir les intérêts nationaux sur ceux des individus. Il a cité l’exemple de la récente crise budgétaire aux Etats-Unis où, en dépit des désaccords entre républicains et démocrates, les élus américains sont arrivés à un consensus de dernière minute pour le bien de leur pays.

Hadrat Mirza Masroor Ahmad a fait aussi part de ses inquiétudes quant à l’émergence du terrorisme et de l’extrémisme en Afrique, observant que si des extrémistes « étendent leurs réseaux de la haine » tout progrès et développement seront au point mort. Il a cependant exprimé ses espoirs d’un avenir brillant pour le continent africain.

Le futur prometteur de l’Afrique

« L’Afrique, par la grâce d’Allah, est capable de guider le monde. Mais vous devez travailler dur et favoriser l’unité afin de réaliser ce potentiel, de sorte que, au lieu de succomber à la servitude, vous soyez à l’avant-garde du monde. »

« Je prie que qu’Allah permet à tous les pays africains – aux populations et à leurs dirigeants – de comprendre les avantages réels qu’octroient la paix, l’harmonie et l’unité. Je prie qu’ils soient tous conscients que faire prévaloir les intérêts nationaux sur les ambitions personnelles est la clé de la liberté et du succès permanents », a conclu le Calife.

Afrique-Calife-Haut-Commissaire-Ounganda

Plus tôt dans la soirée, Sa Sainteté a tenu une réunion avec des dignitaires, dont le Haut Commissaire de l’Ouganda, Son Excellence Joyce Kakuramatsi Kikafunda et leader de l’opposition du Ghana l’Honorable Nana Akufo-Addo.