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Lumière de Dieu, le rejet des coutumes pernicieuses, de l'innovation et de l'impudeur

Résumé du Sermon du vendredi 15 janvier 2010

Au tout début de son sermon Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, cita le verset 9 du chapitre 64 du Saint Coran.

« Croyez donc en Allāh et en Son Messager, et à la Lumière que Nous avons fait descendre. Et Allāh est Très Conscient de tout ce que vous faites. »

Il ajouta ensuite que Dieu a accordé à l’homme l’intelligence par laquelle il arrive tous les jours à faire de nouveaux progrès. Néanmoins, ce progrès matériel est-il le but ultime de sa vie ? À tout époque les gens avides de richesses se sont leurrés à ce propos : ils ont fait de leur puissance, de leur supériorité l’objectif final de leur existence.

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Les jeunes d’aujourd’hui, du moins ceux qui ne sont guère intéressés par la religion, pensent la même chose et sont fortement influencés par les nouvelles technologies. Ce concept de primauté de la chose matérielle est complètement erroné : au cours de l’histoire il a enfanté des usurpateurs, des tyrans, des pharaons prétentieux, des gens qui se sont adonnés à bride abattue aux plaisirs de ce monde éphémère.

Mais Dieu nous fait comprendre que ce monde n’est qu’un mirage. Le Messie Promis, Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (as) déclare que le but premier de l’homme est de reconnaître Dieu et de Lui vouer obéissance. Mais il est malheureux de constater que les gens se sont fourvoyés quant à la raison de leur existence. Dieu n’existe pas pour la plupart d’entre eux et l’éclat de ce monde les éblouit complètement.

La direction divine

Dieu a toujours envoyé des prophètes pour la direction de l’Homme. Et en fin de compte, Il a envoyé le plus grand des prophètes avec le message final pour l’humanité en déclarant : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai complété Ma Faveur sur vous, et J’ai choisi pour vous l’Islam comme religion. » (Coran, chapitre 5, verset 4)

Le Coran s’adresse à toute l’humanité ; ses préceptes intéressent tous les aspects de la vie de l’homme : l’adoration de Dieu, le traitement des démunis au sein de la société, les droits de la femme, le traitement de ses ennemis... Certains faits qu’il évoque dépassaient l’entendement des premiers musulmans, quoique le Saint Prophète Muhammad (saw) en avait une compréhension parfaite. Il fut éclairé par la lumière de Dieu, et partagea cette lumière à ses compagnons. Ces derniers, qui erraient dans les ténèbres, ont atteint les sommités de la spiritualité grâce à lui.

Le Coran : source de connaissance à tout époque

Le Coran a dévoilé à tout époque ses secrets ; les croyants du futurs témoigneront de ses faveurs à l’instar de leurs frères du passé. Ceux qui se lieront à cette Chariah seront récipiendaires de grandes faveurs ; ils sortiront des ténèbres et profiteront de la lumière. A ce propos Allah déclare : « Un Messager, qui vous récite les Signes manifestes d’Allāh, afin de faire sortir ceux qui croient et font de bonnes œuvres, de toutes sortes de ténèbres et les amener vers la lumière, et quiconque croit en Allāh et fait de bonnes œuvres – Il le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allāh a en vérité fait pour lui une excellente provision. » (Coran, chapitre 65, verset 12)

D’après ce verset une foi professée du bout des lèvres et qui ne s’accompagne pas de bonnes œuvres ne sert à rien. Il incombe donc au croyant de traduire les préceptes coraniques dans la pratique.

Après une période d’obscurantisme, Dieu a envoyé le Messie Promis (as), qui profita amplement de la lumière du Saint Prophète Muhammad (saw) et éclaira de nouveau l’Oumma et l’humanité. En prêtant allégeance aux mains du Messie Promis (as) tout ahmadi s’engage à éviter futilités et innovations et à user de toutes ses aptitudes afin de concrétiser ses aspirations de croyant véritable.

La vie du croyant est donc sujette à certaines règles. Malheureusement une grande majorité de musulmans ont été influencé par des pratiques qui n’ont aucun lien avec l’Islam. Les actions de tout ahmadi doivent engendrer des résultats positifs et il se doit de respecter les limites prescrites dans l’expression de sa joie et de ses peines. Et le mariage est un de ces moments.

Le mariage en Islam : innovations et coutumes à éviter

Selon un hadith, certains compagnons dirent au Saint Prophète Muhammad (saw) qu’ils vivraient dans le célibat afin de se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu. Le Saint Prophète Muhammad (saw) les réprouva, disant que la vertu réside dans sa Sunnah (sa pratique) : il s’est marié mais cela ne lui a pas empêché de rendre culte à Dieu ou de jeûner. Le mariage est donc une obligation en Islam, mais plusieurs pratiques condamnables sont maintenant en vogue parmi les musulmans. On fait des dépenses faramineuses pour les célébrations des mariages et autres festins. Ces pratiques sont entrées dans les mœurs à tel point que d’aucuns pensent que sans ces coutumes la célébration du mariage ne sera pas complète. Ceux qui n’ont pas les moyens s’endettent jusqu’au cou pour suivre la nouvelle mode.

À titre d’exemple, les familles des jeunes mariés organisent de grandes réceptions (Mehendi) qui durent plusieurs jours et pour lesquelles on imprime des cartes d’invitation à grands frais. Et chaque jour de nouvelles décorations sont misent en place pour une nouvelle réception. Malheureusement nombre de familles ahmadis s’adonnent à ces pratiques. Sa Sainteté en a reçu plusieurs doléances venant du Pakistan et même de Rabwah. Après avoir accepté l’Imam de l’époque, on doit éviter pareilles innovations.

Se laissant influencer par ces coutumes il est fort probable que d’autres coutumes encore plus pernicieuses commencent à prendre racine dans nos vies. Le seul festin ou réception enjoint en Islam concernant le mariage est le « Walima » (festin de noces organisé par le marié). On doit tout de même éviter de faire étalage de sa richesse ou de s’endetter. Dans la sixième condition du serment d’allégeance nous déclarons que nous allons éviter de suivre les coutumes non islamiques et les penchants libertins. Que nous allons nous soumettre à l’autorité du Saint Coran, et considérer la Parole d’Allah et les traditions du Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient avec lui) comme principe directeur en toute situation.

Pudeur et Modestie : qualités fondamentales de tout musulman

La pudeur est une condition fondamentale de la foi. Mais les nouvelles technologies ont changé la définition de la pudeur et l’indécence est omniprésente sur les écrans. Le niveau de pudeur d’un ahmadi n’est pas celui qui a été défini par les médias. Malheureusement au nom de la modernité, certains sont victimes d’impudicité ; vivant dans la débauche leur foi s’effrite petit à petit. Et lorsque cela prend des proportions graves, la djama‘at est contrainte de prendre des mesures disciplinaires.

Le Saint Prophète Muhammad (saw) a déclaré que l’indécence défigure le visage de celui qui en est coupable et que la pudeur embelli le visage. Il a aussi déclaré qu’un musulman doit éprouver de la pudeur à l’égard de Dieu ; l’on doit surveiller toutes les pensées qui traversent l’esprit et se protéger de tout gain illicite. A ce propos, le Messie Promis (as) nous a enseigné une prière importante : « Mon Dieu Tout-puissant ! Mon Guide Bien-aimé ! Montre-nous la voie qui mène Tes serviteurs sincères et dévoués vers Toi ; et éloigne-nous du chemin de ceux qui ne cherchent qu’à assouvir leurs désirs libertins, qui nourrissent rancunes et inimitiés, qui sont assoiffés des biens de ce monde éphémère. »

Le poids des coutumes et traditions

Le Saint Prophète Muhammad (saw) est venu nous débarrasser du joug des coutumes futiles comme nous l’explique le Saint Coran : « Il (le prophète) leur enjoint le bien et leur interdit le mal, leur rend licites les choses saines et leur interdit les choses malsaines, et leur ôte leurs fardeaux et les entraves qui pesaient sur eux. Ceux donc qui croiront en lui, qui l’honoreront et lui viendront en aide et suivront la lumière descendue avec lui – ceux-là prospéreront. » (Coran, chapitre 7, verset 158)

Si on laisse ces pratiques pernicieuses gagner du terrain, l’on s’éloignera irrémédiablement de la religion et l’on ne profitera plus de la lumière divine. Il est donc plus que nécessaire de veiller à ce que l’on ne soit pas influencé par tout ce qui n’a pas trait à l’Islam.

(Le site islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)